<![CDATA[Antoine Crochet-Damais : Dernier contenus]]>/account/antoine-crochet-damais-105frFri, 25 Feb 2022 04:24:48 +0100Fri, 25 Feb 2022 04:24:48 +0100<![CDATA[Zoom lance sa solution de centre de contact en bêta]]>https://www.journaldunet.com/web-tech/guide-de-l-entreprise-digitale/1443796-zoom-lance-sa-solution-de-centre-de-contact-en-beta/[ZOOM MEETING GRATUIT] La plateforme de visioconférence sort son nouveau service aux Etats-Unis et au Canada. Il sera étendu à d'autres pays dans le courant de l'année.]]>
Sommaire

[Mise à jour le jeudi 24 février 2022 à 18h01] Comme annoncé en septembre dernier, Zoom lance sa solution de centre de contact. Baptisée Zoom Contact Center, elle est intégrée à sa plateforme de visioconférence. Appelée initialement Zoom Video Engagement Center, elle prend en charge, aux côtés de la vidéo, les appels vocaux, le chat et les SMS. Etant à l'instar de l'offre historique de l'Américain disponible à 100% en ligne, Contact Center est taillé pour répondre au besoin des centres de contact en situation de télétravail. Aux côtés de la communication avec les clients finaux, elle facilite évidemment la collaboration au sein des équipes d'agents, notamment en visio ou par chat. Le service est livré avec des modèles de workflow omnicanal prêts à l'emploi pouvant être personnalisés et se nicher dans un logiciel existant. "Les développements futurs incluront des canaux supplémentaires, des intégrations CRM et de gestion des effectifs, ainsi que de l'IA/ML pour optimiser la productivité des agents", précise-t-on chez Zoom. Pour l'heure disponible en bêta uniquement aux Etats-Unis et au Canada, la solution doit être étendue à d'autres pays dans le courant de l'année. Zoom précise vouloir "maintenir ses partenariats existants sur le front des centres de contact" en vue de laisser à ses clients la possibilité de choisir leur application dans ce domaine.

Avec l'essor du télétravail induit par la crise du Covid, l'utilisation de Zoom a explosé. Au terme de sa dernière année fiscale (clos le 31 janvier 2020), la société de San José enregistre un chiffre d'affaires de 2,65 milliards de dollars, en hausse de 326%. Mais déjà, les signes du retour au bureau se font sentir. Le premier semestre fiscal 2021 de Zoom, clos fin juin, se solde par un chiffre d'affaires de 1,98 milliard de dollars, en hausse de 50% sur un an. 

Où télécharger Zoom gratuitement ?

Pour obtenir Zoom, y compris en mode gratuit, il suffit de télécharger l'application sur le site de l'éditeur, simplement en procédant à une inscription.  Zoom est ensuite téléchargeable gratuitement dans différentes versions : 

Comment télécharger Zoom sur tablette Apple ?

Zoom est disponible sous la forme d'une application iOS taillée pour la tablette iPad d'Apple. Cette application est téléchargeable sur l'App Store où elle est classée dans la catégorie Economie et entreprise.

Comment utiliser Zoom gratuitement ?

L'un des atouts de Zoom Meetings réside dans sa version gratuite. Son principal avantage : permettre un nombre de meetings illimité. Les réunions sont néanmoins plafonnées à 100 utilisateurs maximum et surtout à une durée de 40 minutes. Pour utiliser Zoom gratuitement, il suffit de :

  1. S'inscrire sur le site de Zoom,
  2. Programmer votre première réunion,
  3. La lancer le jour J à l'heure H.

Comment se connecter gratuitement à Zoom ?

Pour rejoindre un meeting auquel vous êtes invité sur Zoom, il suffit de :

  1. D'ouvrir le site ou l'application Zoom, 
  2. Cliquez sur l'icône "Rejoindre" ou "Join a Meeting",
  3. Saisir l'identifiant et le mot de passe de la réunion,
  4. Autoriser ou pas l'audio et la vidéo.

Comment faire pour installer Zoom ?

L'installation de Zoom se fait en quelques clics et permet d'utiliser immédiatement la version gratuite de l'application de visioconférence. Voici les étapes à suivre :  

  1. Se connecter au site Zoom.us, cliquer sur le lien "Inscrivez-vous, gratuitement",
  2. Renseigner votre date de naissance et cliquer sur "Continuer", puis saisissez votre adresse e-mail,
  3. Un message vous est envoyé pour confirmer votre inscription, cliquer sur le lien "Activer mon compte" dans ce message,
  4. Dans la page qui s'ouvre cliquer sur "Non" pour indiquer que vous n'êtes pas une école, puis cliquer sur "Continuer",
  5. Renseigner votre nom et prénom, ainsi qu'un mot de passe, puis cliquer sur "Continuer",
  6. Renseigner les adresses mails de participants que vous souhaitez convier sur Zoom, ou cliquer sur "Sauter cette étape",
  7. Cliquer enfin sur "Commencer la réunion maintenant" pour tester une première visio ou sur "Aller à Mon compte"
  8. Dans ce dernier cas, la console de programmation des visioconférences s'affiche. 

Quel est le prix de la version payante Zoom ?

Aux côtés de sa version gratuite, des forfaits payants de Zoom sont disponibles pour les entreprises, selon la taille de l'organisation et les besoins en matière de réunions et de vidéoconférences. Ils vont jusqu'à 19 euros par mois et par animateur, et une capacité de 1 000 participants par réunion, avec possibilité notamment de prendre en charge la téléphonie. "Le coût d'achat des solutions de réunion de Zoom est généralement inférieur à celui de la plupart des concurrents", précise le Gartner dans son étude de marché 2019 sur les outils de visioconférence. Plusieurs options plus spécifiques sont également proposées, notamment le webinaire vidéo, qui permet de rediffuser en direct une réunion sur YouTube par exemple, ou encore des intégrations aux système de téléprésence de Polycom ou de Cisco.

Pourquoi utiliser Zoom ?

Arborant une ergonomie simple et moderne, Zoom recouvre les principaux cas d'usage de la web conférence, du chat et la réunion en ligne au séminaire digital pouvant accueillir jusqu'à 10 000 participants. Zoom permet de créer une salle virtuelle avec la vidéo des participants en mosaïque (voir capture ci-dessous). Les utilisateurs peuvent y interagir aussi bien depuis leur ordinateur que depuis leur tablette ou leur smartphone. La plateforme prend en charge la transcription et la traduction en temps réel dans 30 langues. Elle gère aussi les réservations de salles de réunion équipées d'écran Zoom. 

En parallèle, Zoom propose des fonctionnalités collaboratives : le partage d'écrans pour réaliser des présentations PowerPoint par exemple, le partage de fichiers, ou encore la gestion de tableaux blancs interactifs et collaboratifs pour échanger sur des idées et brainstormer à distance, y compris par le biais d'un environnement immersif en recourant au casque Oculus de Facebook. Les participants ont également la possibilité de communiquer par le biais d'une messagerie instantanée en marge des meetings en visio. A l'instar de Google Meet ou Microsoft Teams, Zoom permet en outre d'incruster des arrière-plans personnalisés ou encore de projeter un décor virtuel (une salle de classe ou de conférence par exemple) dans lequel les utilisateurs seront intégrés à l'écran.

Pour la suite, la future fonction Zoom Rooms Smart Gallery permettra de créer l'équivalent de canaux de messagerie Slack taillés pour la visioconférence. A cela s'ajouteront dans la même veine Zoom Continuous Collaboration, qui introduira la coédition contenus tiers, et Zoom Widget, qui donnera en un coup d'œil accès à son calendrier de réunions et aux personnes présentes dans un meeting en vue d'avertir via Zoom Chat les éventuels retardataires. Le lancement de l'ensemble de ces évolutions est pour "bientôt", indique Zoom.

Dans sa version gratuite, Zoom permet de prendre en charge jusqu'à 100 utilisateurs simultanés. © JDN / Capture

Autre point fort, la société de San Jose intègre un système de téléphonie en mode cloud. Baptisé Zoom Phone, il est disponible dans 40 pays, dont la France. Basé sur un autocommutateur téléphonique en mode IP (IPBX), ce service gère les appels entrants et sortants en réseau téléphonique commuté (RTC). 

Fondé par Eric S. Yuan, ex-vice-président ingénierie de WebEx (un autre outil de visioconférence), Zoom a levé pas moins de 145,5 millions de dollars depuis sa création en 2011.  Dans son dernier Magic Quadrant sur les technologies de web conférence, le Gartner classe Zoom dans son carré des leaders. 

Quelles sont les alternatives à Zoom ?

Zoom est reconnu pour sa fluidité et son extrême facilité d'utilisation. Reste que cette plateforme est loin d'être la seule sur le marché de la visioconférence. Parmi ses principaux concurrents figurent notamment Cisco WebEx, GotoMeeting, Microsoft Teams et Skype évidemment, mais également des applications comme Blizz (TeamViewer), ezTalks, Livestorm, U Réunion ou encore Whereby. Autre solution : l'outil open source de visioconférence Jitsi.

Quels sont les OS supportés par Zoom ?

Sur ordinateur, Zoom propose une application pour Windows. Sur Mac et Linux, il faudra se contenter de la version web de la solution. Des extensions pour Chrome et Firefox permettront de bénéficier des principales  fonctionnalités de l'application de visioconférence sur l'un ou l'autre des deux systèmes d'exploitation.  

Sur mobile, Zoom fait l'objet d'applications pour Android et iOS conçues pour créer et gérer des meetings. Dans tous les cas, il est possible d'accéder à son compte utilisateur Zoom en mode web, que ce soit sur PC, Mac, tablette ou smartphone.

Comment lancer un meeting en visio sur Zoom ?

Zoom offre une expérience et une ergonomie des plus intuitives. Pour lancer un meeting en visio sur Zoom, il suffit de dérouler les actions suivantes :

  1. Ouvrir un compte sur Zoom.us si ce n'est pas encore le cas
  2. Cliquer sur le bouton bleu "Programmer une nouvelle réunion"
  3. Définir la date et l'heure de cette dernière
  4. Copier-coller l'invitation au meeting dans un mail pour convier les participants
  5. Le jour J à l'heure H, vous n'avez plus qu'à activer la réunion.

Par défaut, l'application sélectionne plusieurs fonctions de sécurité : la saisie d'un mot de passe pour accéder à la réunion ou encore l'activation de la "Salle d'attente" qui permet à l'organisateur de contrôler les accès au meeting, y compris visuellement. Evidemment, vous avez la possibilité de décocher ses options. 

Zoom Rooms, c'est quoi ?

Zoom Rooms est conçu pour équiper les salles de réunion physiques de l'application de visioconférence Zoom. En vue d'intégrer sa plateforme aux matériels ou de visioconférence (combinant écran, caméra, micro) et de téléphonie (Zoom Phone), l'éditeur a signé une série d'accords d'intégration avec des constructeurs de systèmes de communication sur IP, parmi lesquels DTEN, Neat, Poly et Yealink.

Zoom Rooms capitalise sur l'intelligence artificielle pour découper les visages des participants captés par la caméra de l'écran de téléprésence en vue de leur allouer à chacun une vignette au sein de sa mosaïque de visioconférence. Objectif : mieux les présenter et les distinguer. Baptisée Smart Gallery, cette fonctionnalité disponible en bêta est prise en charge par les solutions Neat et Poly.

Qu'est-ce que Zoom Events ?

Zoom Events est une déclinaison de Zoom Meetings taillée pour gérer les événements en ligne. Elle orchestre la création des évènements jusqu'à la gestion de la billetterie et la facturation associée. Toute une série de dispositifs sont proposés pour promouvoir l'engagement des participants : salles de conférence ou d'atelier, service de réseautage via une agora virtuelle, hubs d'événements. Des tableaux de bord sont conçus pour assurer le suivi des inscriptions, des ventes de billets et de la fréquentation. 

En parallèle, Zoom a ouvert une place de marché pour aider ses clients à promouvoir leurs événements à destination du grand public. Baptisée On Zoom, elle est pour l'instant en version bêta. 

Qu'est-ce que Zoom for Home ?

Il s'agit d'écrans tactiles commercialisés et livrés avec l'application de visioconférence pré-installée dans le but de faciliter l'accès au service depuis la maison. Pour l'occasion, les fonctionnalités de l'environnement de webconférence (planifier, lancer, rejoindre un meeting...) ont été optimisées pour ce type de terminal.

Plusieurs devices "Zoom for Home" sont disponibles. Il s'agit de modèles signés Dten ou encore Facebook via l'application Zoom on Portal. Amazon Echo Show et Google Assisted Smart Displays (y compris le Nest Hub Max) seront pris en charge d'ici la fin de l'année.

Peut-on faire confiance à Zoom ?

Zoom propose de façon standard une fonction Security, conçue pour faciliter le paramétrage de la sécurité globales des meetings  (activation des mots de passe pour accéder aux réunions et pour protéger les enregistrements partagés dans le cloud, validation des participants par l'organisateur...). L'application met en œuvre en parallèle une politique renforcée de gestion des accès, avec des identifiants de meeting de 11 chiffres et la possibilité de leur associer des mots de passe combinant lettres, chiffres et caractères spéciaux. Dans la même logique, Zoom détecte et bloque les tentatives de connexions pirates. Elle permet également à ses clients payants de choisir la région cloud via laquelle seront orchestrées et hébergées leurs réunions. Ils peuvent sélectionner un data center parmi huit localisations : Amérique Latine, Australie, Canada, Chine, Etats-Unis, Europe, Inde et Japon/Hong Kong. Enfin dans sa version 5.4 introduite mi-octobre 2020, Zoom propose le chiffrement des échanges de bout en bout, y compris dans son offre gratuite. Supportant les réunions allant jusqu'à 200 participants, il repose sur le même protocole de cryptage (AES-256) historiquement utilisé par la plateforme pour protéger les réunions sur le terminal. Permettant aux utilisateurs d'utiliser leur propre clés de cryptage, ce service empêche néanmoins l'accès à plusieurs fonctionnalités : enregistrement des meetings, sous-titrage, accès par téléphone ou encore chat en one-to-one. Enfin, il n'est pas prise en charge par la version web Zoom, et implique de télécharger et d'installer l'application de visioconférence en local. 

Reste que toutes les mesures prises par Zoom ne doivent pas empêcher les organisateurs de réunions d'appliquer les bonnes pratiques de sécurité. L'application devra être téléchargée sur un site web digne de confiance, la popularité de l'outil ayant engendré la multiplication de sites pirates conçus pour diffuser des virus sur les ordinateurs les visitant. Par ailleurs, il est fortement déconseillé de décocher l'option "Salle d'attente", en particulier pour prévenir le risque d'un Zoombombing. Il est aussi recommandé de choisir des mots de passe différents de ceux utilisés pour d'autres applications. 

Comment éviter d'être victime d'un Zoombombing ?

Si vous n'avez par correctement paramétré Zoom, vous pouvez être confronté à ce qu'on appelle un Zoombombing. C'est-à-dire l'intrusion d'une personne malveillante publiant des images pornographiques ou haineuses dans votre réunion virtuelle au vu et au su de tous les participants.

Consciente du problème, la plateforme américaine a renforcé ses procédures de sécurité autour des meetings. Désormais, elle active par défaut l'accès au meeting par mot de passe, tout comme la fonction Salle d'attente qui permet aux organisateurs de réunion de contrôler l'entrée des invités. Il est évidemment tentant de vouloir décocher ces deux options pour faciliter l'organisation d'une réunion. Exiger des utilisateurs de saisir un mot de passe est en effet contraignant. Passer outre ces exigences engendre cependant le risque de subir un Zoombombing.

Quelles différences entre Zoom et Messenger Rooms ?

En réponse à Zoom, Facebook a lancé son propre service de visioconférence grand public. Baptisé Messenger Rooms, il permet de créer des "pièces" virtuelles pouvant accueillir jusqu'à 50 personnes, contre 100 pour la version gratuite de Zoom. Nul besoin de disposer d'un compte Facebook ou Messenger pour participer à une room. Un simple lien envoyé par un membre du réseau social suffit. Objectif : proposer un environnement de socialisation simple pour les apéros, les anniversaires, les clubs...  Sur le modèle de Zoom, Messenger Rooms affiche une interface en mosaïque avec les vidéos des participants. Facebook assure avoir pris les devants en matière de sécurité. "Il y a des outils pour expulser les gens facilement. On peut verrouiller la pièce ou la fermer si ça tourne mal", rassure Mark Zuckerberg. 

En parallèle, Facebook propose une déclinaison de Messenger Rooms pour les professionnels. Elle est disponible via Workplace, la version de son réseau social taillée pour l'entreprise. "Workplace Rooms est un moyen simple de faire des appels vidéo planifiés et spontanés depuis son ordinateur, son smartphone [...]. Tout le monde peut y participer, même s'il n'a pas de compte Workplace ou si l'application n'est pas installée", précise-t-on chez Facebook.

L'interface de Messenger Rooms s'inspire de celle de Zoom. © JDN / Capture

Quelles différences entre Zoom et Microsoft Teams ?

Là où Zoom se concentre sur la visioconférence, Microsoft Teams est avant tout une messagerie collaborative conçue pour le travail en équipe. Zoom est d'ailleurs utilisable dans Teams via une extension ad hoc. Reste que Microsoft Teams intègre lui-aussi des fonctionnalités de visioconférence, notamment celles issues de Skype for Business. Les deux offres sont donc de plus en plus concurrentes. Dans son Magic Quadrant 2020 centré sur les solutions de conférences à distance, le Gartner classe d'ailleurs également Microsoft parmi les leaders du secteur.

App Zoom

L'application Zoom offre une réelle simplicité d'utilisation. En fonction des besoins, plusieurs offres sont disponibles, avec différentes options, comme l'intégration de l'application avec les outils de planification, tel que Google Agenda, ou encore la monétisation et la mise en place de sondages. La solution Zoom est simple, mais son potentiel est impressionnant. L'application Zoom est téléchargeable à la fois en mode web, mais aussi pour Android et iOS.

Zoom propose par ailleurs un plugin permettant de recourir à sa solution via une infrastructures de bureau virtuel (VDI). Une technologie qui permet aux salariés de se connecter à distance à leur poste de travail resté à l'intérieur de l'entreprise. Conçu pour les offres de VDI de Citrix et de VMware, ce plugin prend en charge les principales fonctionnalités de la plateforme : partage d'écran et annotation, tableau blanc ou encore enregistrement des meetings. Il supporte une résolution jusqu'à 1080p.

Zoom App Marketplace

Fort d'une stratégie d'écosystème, Zoom s'intègre à plus de 1 500 applications tierces ou Zoom Apps. Proposées via une place de marché baptisée Zoom App Marketplace, ces intégrations vont des applications de collaboration (G Suite, Microsoft Teams, Slack...) à des applications de gestion de la relation client (Intercom, Salesforce, Shopify, SurveyMonkey, Zend, Zuora...) et de gestion de projet (Asana) en passant par des applications d'analytics (Domo, New Relic...).

Enregistreur Zoom

Zoom propose une option qui permet d'enregistrer une réunion ou une intervention, avec la possibilité d'utiliser un tableau blanc virtuel, ce qui est idéal pour des formations en ligne par exemple. Les réunions en ligne peuvent également être enregistrées sur le cloud pour être visionnées plus tard.

Zoom en France

La solution Zoom est en plein essor depuis quelques années dans le monde, et notamment en France où elle séduit de plus en plus d’entreprises de différents secteurs. Parmi ses références clients dans l'Hexagone, Zoom compte notamment Deezer, Havas ou encore Sanofi (lire l'article Chez Sanofi, 69 000 salariés lancent chaque mois des réunions sur Zoom).

Zoom Community

Zoom propose un espace communautaire pour échanger sur les bonnes pratiques d'utilisation de sa solution de visioconférence, pour poser des questions, bénéficier de conseils. Complétant le centre d'aide existant, Zoom Community regroupe des forums de discussions sur les différents produits de l'éditeur : Zoom Meetings, Events and Webinars, Phone System, Chat, Rooms and Workspaces, OnZoom (la place de marché dédiée aux événements virtuels)... Mais aussi des forums sur des problématiques de mise en œuvre sectorielle (éducation, santé...) ou encore des forums dédiés à des événements organisés sur Zoom.

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Thu, 24 Feb 2022 18:01:00 +0100https://www.journaldunet.com/web-tech/guide-de-l-entreprise-digitale/1443796-zoom-lance-sa-solution-de-centre-de-contact-en-beta/Antoine Crochet-DamaisJDN
<![CDATA[Nicolas Arpagian (Trend Micro) : "Dans la cyberguerre ukrainienne, des banques et des sites gouvernementaux pourraient être visés en France"]]>https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1509575-nicolas-arpagian-trend-micro/Le directeur de la stratégie en cybersécurité de Trend Micro et expert en cyberguerre livre son analyse sur les cyberattaques qui touchent actuellement l'Ukraine.]]>
Nicolas Arpagian est directeur de la stratégie en cybersécurité de Trend Micro. © Trend Micro

Enseignant à l'Ecole nationale supérieure de la police (ENSP) et à l'Ecole de guerre économique (EGE), Nicolas Arpagian est l'auteur de Frontières.com, un essai sur la géopolitique cyber, à paraître en avril 2022 aux Editions de L'Observatoire.

JDN. En Ukraine, des cyberattaques ont été lancées contre des banques et des sites web gouvernementaux. Faut-il s'en inquiéter ?

Nicolas Arpagian. Les cyberattaques constatées ces dernières semaines étaient principalement de deux types. Il s'agissait soit d'attaques par déni de service bloquant l'accès à des services web, soit des défaçages de pages d'accueil. Elles ne sont ni complexes ni coûteuses à mettre en place. Mais elles revêtent une portée symbolique dans la mesure où elles ont affecté la disponibilité de systèmes de banque en ligne pour les particuliers. Et aussi parce qu'elles visaient des sites internet à forte visibilité, avec dans certains cas la diffusion de messages vindicatifs à destination des Ukrainiens (les sites affectés ont notamment affiché un message avec un drapeau ukrainien barré, et ayant pour titre : "Ukrainiens ! Toutes vos données personnelles ont été transmis sur un réseau public.", ndlr). 

Ces cyberattaques ont été initiées avant le début des affrontements. Compte tenu de leur large visibilité et du blocage des systèmes financiers, elles avaient clairement pour objectif de participer à la création d'un climat de crainte au sein de la population ukrainienne.

Peut-on s'attendre à un débordement de ces cyberattaques au-delà de l'Ukraine ?

L'arme cyber est utilisée par des Etats qui peuvent apprécier de ne pas voir leur responsabilité juridique immédiatement mise en cause. Le cadre du droit des conflits armés, notamment issu des Conventions de Genève, établit ce qu'est un état de paix, un état de guerre, ce qu'est une cible militaire, une cible civile... Dans le cadre du conflit entre l'Ukraine et la Russie, l'utilisation de l'arme numérique qui échappe aux observateurs (de l'ONU, ndlr) est envisageable pour éventuellement dissuader des pays qui pourraient marquer un engagement un peu trop fort (en faveur de l'Ukraine, ndlr) aux yeux de la Russie, et ainsi leur envoyer un message d'avertissement sans engager de corps armé sur un théâtre d'opération.

Dans la gradation des actions offensives, la cyberattaque peut ainsi être actionnée pour faire passer des messages. Par ce biais, les Etats ont la possibilité de se dédouaner en affirmant qu'elle ne provient pas de leurs armées régulières, mais qu'il s'agit d'initiatives prises par des patriotes. Se pose évidemment ensuite la question de la motivation réelle et des sources de financement.

La France peut-elle être touchée par ces actes de cyberguerre ?

Si les cyber-partisans de la Russie considèrent que la France est particulièrement vindicative vis-à-vis de la Russie, l'Hexagone pourrait se retrouver dans leur viseur. La France comme les autres pays de l'Union européenne doit être très vigilante face à cette cyber-menace.

Ces cyber-actions de dissuasion (contre la France, ndlr) sont envisageables par rebond ou dans l'optique de venir décourager des initiatives d'aide diplomatique ou encore d'aide logistique tout en évitant un affrontement direct sur le terrain. Rappelons que la France a envisagé d'apporter un soutien matériel à l'Ukraine, via la fourniture de matériel militaire notamment.

Quelles pourraient être les cibles en France ?

Il est probable que les attaquants rechercheront en premier lieu les entités exposées techniquement. C'est-à-dire celles qui, compte-tenu de la porosité et de la fragilité de leur système informatique, sont particulièrement accessibles. Ce risque peut concerner toute organisation qui n'aurait pas suffisamment protégé son IT, ou qui n'aurait pas isolé ses systèmes d'information de manière à éviter les contaminations en chaîne. On se rappelle des centaines de sites WordPress mal sécurisés qui avaient fait l'objet d'une attaque massive en 2019. La logique serait la même. Pour être visible, cela passe par du volume.

"La gestion du cyber-risque ne porte pas sur les 48 prochaines heures. Elle doit être permanente"

Des acteurs particuliers tels que des banques et des sites gouvernementaux peuvent être visés en France. S'ils sont trop bien protégés, la question pour les cyber-attaquants serait alors de savoir comment les atteindre en passant par des partenaires, des sous-traitants, des clients moins robustes...

Comment anticiper ?

Il est indispensable d'adopter une logique de vigilance de manière durable. La gestion du cyber-risque ne porte pas sur les 48 prochaines heures. Elle doit être permanente. On entre dans une perspective de temps long. Il est important de ne pas cesser d'optimiser l'étanchéité de ses systèmes d'information. Il est important de s'équiper de capacités de détection de dernière génération. Elles permettront d'identifier les potentiels intrusions de manière réactive en vue de prendre rapidement les décisions qui s'imposent pour isoler les actions malveillantes, de la saturation réseau au chiffrement de données en passant par le défaçage de site.

La France et l'Europe ne partent pas d'une feuille blanche. Avec la loi de programmation militaire de 2016 et la directive Nis de 2018, nous avons progressé en matière de cyber-protection. On a identifié les activités critiques des opérateurs d'importance vitale et des opérateurs de services essentiels. Ils ont été désignés en considérant que leur potentiel de défaillance mettait en péril la collectivité nationale. Ce qui a permis depuis à ces acteurs d'ajuster leurs outils et dispositifs de protection en mettant en œuvre des cahiers des charges précis. Des exercices de stress test informatique, de gestion de crise et d'intrusion ont été menés pour les éprouver. Toutes ces mesures contribuent à réduire l'exposition au risque de cyberattaque sur les acteurs qui assurent les fondations du pays.

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Thu, 24 Feb 2022 17:04:31 +0100https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1509575-nicolas-arpagian-trend-micro/Antoine Crochet-DamaisJDN
<![CDATA[Demand sensing : définition et apport en machine learning]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1501335-demand-sensing-definition/Le demand sensing ou projection de la demande permet d'anticiper les tendances et les évolutions de l'activité d'un secteur par le biais du machine learning. Il traduit essentiellement ses résultats sous forme de diagrammes et graphiques.]]>
Sommaire

Qu’est-ce que le demand sensing ?

Le terme de demand sensing peut littéralement se traduire par détection de la demande. Il s’agit d’une technique qui exploite des fonctions prédictives basées sur l'analyse des données de la chaîne d'approvisionnement afin de dégager la tendance de la demande future sur une échelle de temps variable. Parmi ses principaux cas d'usage, elle permet notamment d’équilibrer l’offre et la demande, notamment pour éviter toute rupture dans la supply chain.

Le demand sensing permet d'obtenir des résultats qui gagnent en fiabilité par rapport à d’autres techniques d’analyse qui, elles, s’appuient uniquement sur les précédentes commandes, le chiffre d’affaires et leur fluctuation. Afin de préserver la compétitivité d’une entreprise, il fait dorénavant partie intégrante des outils d’exploitation pour mettre en œuvre la stratégie de la chaîne d’approvisionnement.

Comment le demand sensing fonctionne-t-il ?

Le demand sensing implique la sollicitation d’une intelligence artificielle (IA) spécifique. Dans ce cas, le principe du machine learning (apprentissage automatique) permet de déployer les algorithmes nécessaires à l’usage des fonctions prédictives. Pour ce faire, le système ne s’appuie pas sur une seule catégorie de données, mais sur plusieurs variables. Pour ne citer que quelques exemples, on peut évoquer :

  • L'historique des commandes,
  • Les stocks actuels,
  • Les commandes à venir,
  • Les insights consommateurs et les évolutions des modes de consommation.

Il est même possible d’intégrer des facteurs indirects, apparemment étrangers à l’activité elle-même, comme le changement climatique ou le contexte social qui peuvent évidemment avoir un impact sur la demande de certains produits. Le demand sensing se sert d’une série temporelle ou chronologique. Autrement dit, d’un ensemble de valeurs qui évolue au fil du temps.

Qu'apporte le machine learning au demand sensing ?

Egalement appelé apprentissage automatique, le machine learning permet au système de demand sensing de s’améliorer par lui-même. Il n’est pas nécessaire de recourir à l’intervention d’un programmeur pour intégrer de nouvelles règles ou données. Grâce à un réseau de couches neuronales artificielles, le système dispose de la structure de base pour apprendre de manière autonome. La sélection de ses variables est importantes pour obtenir les perspectives et tendances désirées.

Les algorithmes de ce type génèrent les prévisionnels (diagramme, graphique…) en fonction d’un calendrier prédéterminé ou de demandes spécifiques. Ce qui permet d'optimiser la charge de travail des équipes en interne, notamment des membres opérationnels des services du marketing, de la finance ou de la supply chain. 

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Thu, 24 Feb 2022 11:02:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1501335-demand-sensing-definition/Antoine Crochet-DamaisJDN
<![CDATA[Comment Zenika entend passer de 50 à 100 millions d'euros de CA en 2026]]>https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1509495-zenika-leve-plusieurs-dizaines-de-millions-d-euros-et-vise-les-100-millions-de-ca/Comptant 550 salariés, le groupe français de service digital lève le voile sur un plan stratégique à 5 ans. Pour servir ses ambitions, l'ESN lève des fonds, notamment auprès de la BPI.]]>En avril 2021, Zenika soufflait ses quinze bougies. Comptant plus de 550 salariés, l'ESN se répartit aujourd'hui entre la France, le Canada (Montréal) et Singapour. Mais aussi le Maroc (Casablanca), où une structure juridique est en cours de création. Dans l'Hexagone, le groupe parisien tisse sa toile. Il a ouvert des bureaux dans sept autres villes : Bordeaux, Brest, Grenoble, Lille, Lyon, Nantes et Rennes. "Nous prévoyons d'inaugurer prochainement un bureau à Niort", ajoute Carl Azoury, son CEO et cofondateur.

Partant de là, Zenika affiche un plan stratégique ambitieux. La société table d'abord sur 50 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 2022. Ensuite, elle entend doubler ce montant pour 2026, à 100 millions d'euros, tout comme ses effectifs à 1 100 salariés. "Notre présence dans huit villes de France nous permet déjà d'aller chercher les clients et les talents là où ils sont", souligne Carl Azoury. "Avec la démocratisation du télétravail consécutif au Covid, nous expérimentons de plus en plus le travail à distance pour capter des compétences. C'est le cas au Maroc ou à La Réunion avec des logiques de talent pool en dehors de la zone géographique habituelle de nos clients."

Conseil, développement, formation

Zenika articule son organisation autour de trois pôles d'expertises : le conseil, le développement IT et la formation. "Le cœur de notre métier est le développement du patrimoine applicatif des entreprises, des ETI aux grands groupes, dans l'objectif de digitaliser les processus et les métiers. Le tout avec un positionnement haut de gamme résolument tourné vers l'expertise technologique et les projets à la fois complexes, stratégiques et de facto visibles du point de vue de la direction générale", résume Carl Azoury. Historiquement très centré sur l'assistance technique, Zenika souhaite dans cette logique accroître la part des projets dans son activité. Des projets à travers lesquels les clients lui sous-traitent la maintenance et l'infogérance de leurs applications.

"D'un champion français, nous voulons devenir un champion qui compte au niveau mondial"

Pour se donner l'assise financière à la hauteur de ces ambitions, la société de la rue de Milan boucle une levée menée par la BPI, et accompagnée par les fonds Socatif et Isatis Capital. Carl Azoury, qui remet également au pot, reste majoritaire. A ses côtés, une quinzaine de managers montent également au capital. Le montant de l'opération reste confidentiel. Présent depuis fin 2018, Isatis Capital cède sa participation.

Quel levier actionner pour dynamiser la croissance ? Le développement international. "D'un champion français, nous voulons devenir un champion qui compte au niveau mondial tout en restant un acteur indépendant", ambitionne Carl Azoury. Le groupe entend renforcer sa présence en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Des croissances externes ciblées sont envisagées pour accélérer le développement dans ces géographiques.

Du DevOps aux métiers

En parallèle, Zenika compte évidemment bénéficier à plein des vagues technologiques du cloud, de la data et de la cybersécurité. Sans surprise, ses compétences sont orientées DevOps et Kubernetes. Sur le cloud, l'acteur a signé un partenariat avec Google Cloud Platform et, côté data, avec Elastic.co et Confluent. L'ESN commence par ailleurs à mettre sur pied une offre autour du Green IT.

Zenika développe-t-il déjà des verticales métier ? "C'est quelque chose qu'on ne fait pas encore, mais qui fait partie des objectifs de notre plan stratégique", confie le CEO de Zenika. "J'ai fait le choix de la BPI justement en vue de nous faire accompagner sur ce plan. Sachant que la BPI va pouvoir aussi nous épauler à l'international. Sans compter le label French Tech qu'elle apporte au profit de notre visibilité et de nos campagnes de recrutement."

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Thu, 24 Feb 2022 08:56:00 +0100https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1509495-zenika-leve-plusieurs-dizaines-de-millions-d-euros-et-vise-les-100-millions-de-ca/Antoine Crochet-DamaisJDN
<![CDATA[Deep learning : définition et principes de l'apprentissage profond]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1501333-deep-learning-definition-et-principes-de-l-apprentissage-profond/Le deep learning ou apprentissage profond passe par le déploiement d'un réseau de neurones artificiel préalablement entraîné. Il s'agit d'une pratique d'IA issue de l'apprentissage automatique ou machine learning.]]>Le deep learning, c’est quoi ?

Le deep learning est une méthode d'IA issue du concept de machine learning. Cette méthode d'apprentissage dit profond se base plus spécifiquement sur la notion de réseau de neurones artificiel.

De structure non linéaire, un réseau de neurones artificiel se présente sous la forme d'un réseau d'ensembles d'unités d'exécution d'information (représentant les neurones) superposées en couches et liés entre eux via des connecteurs (les synapses). Partant de-là, il traite l'information à travers des modèles de propagation d'activations de ces unités, s'actionnant au-delà d'un certain seuil. 

Qui utilise le deep learning ?

Le deep learning s’emploie dans de nombreux contextes et cas d'usage, par exemple :

  • La reconnaissance d'image,
  • La reconnaissance vocale,
  • Le traitement du langage,
  • La robotique,
  • La cybersécurité,
  • La bio-informatique…

On peut également évoquer les technologies dédiées à la conduite assistée et à l’aide au diagnostic dans le secteur médical.

Comment marche l'algorithme de deep learning ?

Après avoir été préalablement entraîné sur une base d'exemples, un réseau de neurones artificiel pourra typiquement être utilisé dans la reconnaissance d'images, pour identifier un chat par exemple. Chaque couche du réseau sera dédié à l'identification d'une caractéristique de l'animal : la silhouette, la tête, les deux oreilles, les quatre pattes, le pelage, etc. Les réseaux de neurones artificiels sont également très utilisés dans le traitement automatique du langage ou natural language processing (NLP).

Quelle est la place du deep learning dans l’intelligence artificielle ?

Le deep learning peut être considéré comme une nouvelle étape dans l’évolution de l’intelligence artificielle. A ses origines, cette dernière se contentait de répondre à des règles prédéterminées sur la base d’un modèle cognitiviste. L’intervention d’un programmeur demeurait alors indispensable pour perfectionner le système ou y intégrer d’autres fonctionnalités ou de nouvelles règles.

A l'instar du machine learning statistique, le deep learning rend l’IA autonome en lui permettant d'intégrer par elle-même de nouvelles règles. L’amélioration exponentielle de la puissance de calcul et le développement d’applications connexes permettent à l'apprentissage profond de générer des couches de neurones toujours plus complexes et denses.

Derniers articles sur le deep learning

Deep learning vs machine learning : quelle différence ?

Le deep learning est un mode de machine learning. Les deux approches s’appuient sur le principe de l’apprentissage machine. On distingue néanmoins des différences notables. Pour le machine learning, les valeurs et les variables sont généralement sélectionnées à l’avance. Contrairement au deep learning qui inclut aussi des systèmes de vision par ordinateur.

La modélisation des résultats est également sujette à variation. Il s’agit d’un modèle statistique pour le machine learning et une optimisation numérique pour le deep learning. Enfin, le matériel diffère dans les processus d’application. Il est préférable de s’appuyer sur l’architecture d’un processeur central (CPU) pour le machine learning. Le deep learning est plus adapté au processeur graphique (GPU).

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Wed, 23 Feb 2022 18:10:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1501333-deep-learning-definition-et-principes-de-l-apprentissage-profond/Antoine Crochet-DamaisJDN
<![CDATA[Comparatif des modes de machine learning : une matrice pour choisir]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1502755-comparatif-des-modes-de-machine-learning-une-matrice-pour-choisir/Supervisé, non-supervisé, renforcé, profond... Quels sont les avantages et inconvénients des différentes techniques de learning ? Quelles sont leurs contraintes ? Le point avec l'analyse de Business & Decision.]]>Dans son dernier livre blanc sur l'intelligence artificielle, l'ESN française experte en data et IA Business & Decision, filiale d'Orange, a dressé un comparatif des techniques de machine learning. Publié en exclusivité par le JDN (voir ci-dessous), il permet en un coup d'œil de cerner les principaux points forts et contraintes de chaque type d'entrainement. "Il s'agit d'un tableau de synthèse des grandes tendances qui se détachent par mode d'apprentissage. Parmi nos indicateurs, on pourra évidemment trouver des exceptions", prévient Didier Gaultier, directeur data science & AI chez Business & Decision. "Il s'adresse en premier lieu aux chief data officer, chief AI officer, et autres responsables en data et IA en quête d'une matrice de choix sur le front du machine learning."

Comparatif issu du livre blanc "Intelligence Artificielle : restez maitre de votre futur" réalisé par Business & Decision (groupe Orange). © Business & Decision

"Que ce soit pour le machine learning simple ou le deep learning, l'apprentissage supervisé reste le mode d'entraînement le plus utilisé", rappelle Didier Gaultier. Principale contrainte : bénéficier d'un volume de données labellisées suffisamment important pour former le modèle. "Nous avons travaillé pour une Mutuelle qui souhaitait développer un moteur de détection de fraudes. Elle ne disposait pas d'une base d'exemples de fraudes qualifiés. Du coup, nous avons dû nous rabattre dans un premier temps sur une approche non-supervisée. Ce qui nous a permis de dégager une typologie comptant quelque 1 000 dossiers susceptibles de contenir des fraudes parmi des dizaines de millions. Une équipe les a ensuite épluchés et y a découvert une centaine de fraudes avérées. Partant de là, nous avons pu créer un data set labellisé sur lequel lancer l'apprentissage supervisé."

La question toujours épineuse des biais

Le machine learning comme le deep learning supervisé présentent un risque particulièrement élevé d'aboutir à des biais dans les prédictions du modèle. Des biais qui peuvent avoir deux origines. La première : les données d'apprentissage. Un exemple ? Une étude publiée en 2018 par le MIT Media Lab a démontré que les applications de reconnaissance faciale de l'époque affichaient un taux de réussite plus élevé pour les hommes à la peau blanche, et ce du fait d'images d'entraînement sur lesquelles ces derniers étaient surreprésentés. "D'où l'importance, en particulier dans le cas de l'apprentissage supervisé, de porter une attention toute particulière au contenu des données utilisées", insiste Didier Gaultier. Seconde source de biais : les caractéristiques intrinsèques du modèle. Pour éviter de voir le feature engineering biaiser les résultats, une analyse factorielle permettra de mettre le doigt sur les variables manquantes ou les dimensions redondantes.

"On pourra aussi faire une analyse statistique en injectant en entrée du modèle une classe normée, puis en vérifiant que le résultat correspond", poursuit Didier Gaultier. De quoi analyser l'homogénéité de la variance des réponses, et d'anticiper, avant qu'elles ne surviennent, les potentielles déviances, incohérences ou erreurs.

Les erreurs du reinforcement learning

Qu'il soit profond ou pas, l'apprentissage renforcé se caractérise quant à lui par une formation en continue. A la différence de l'apprentissage supervisé ou non-supervisé qui figent le modèle jusqu'à une prochaine phase d'entraînement. Sans surprise, le reinforcement learning est très utilisé pour les moteurs de churn et de recommandation de produits. Des bots qui nécessitent des feedbacks clients permanents pour prendre en compte l'évolution de l'offre et des appétences. Revers de la médaille : l'apprentissage par renforcement apprend de ses erreurs. Il est par conséquent nécessaire d'accepter qu'il se trompe. "Il est possible de jouer, à la marge, sur le taux d'erreur pour éviter un trop grand nombre de faux positifs. Pour un modèle de churn, cette méthode permettra d'ajuster le ROI en évitant qu'un commercial se déplace chez un client qui serait identifié à risque par le modèle, mais non-perçu comme tel par ce commercial. Il y aura cependant un risque plus important de passer à côté de clients qui partent", argue Didier Gaultier.

"Plus la complexité du réseau de neurones sera grande, moins il sera transparent et ses résultats interprétables"

Quant à l'apprentissage profond ou deep learning, il est particulièrement adapté aux set de données d'entraînement non-structurées (images, vidéo, sons...) et en gros volumes. Très utilisé pour la vision par ordinateur et le natural language processing (NLP), les réseaux de neurones sur lesquels il s'appuie impliquent de facto des structures complexes pour parvenir à reconnaître les images ou les voix. Un réseau de neurones devra multiplier les couches et les nœuds dans l'optique d'encaisser des volumes de variables très vite massifs : une image 4K par exemple affichera autant de pixels que de variables, soit 8,3 millions. "Plus la complexité du réseau sera grande, moins il sera transparent et ses résultats interprétables", commente le data scientist de Business & Decision. Autre contrainte du deep learning : du fait d'un mode d'apprentissage par descente de gradient, le temps et la quantité de ressources informatiques nécessaires à l'entraînement augmentent de manière exponentielle avec la volumétrie du dataset et la complexité du réseau de neurones. "D'où l'importance de bien choisir son architecture de traitement en optant pourquoi pas pour des processeurs spécifiques type TPU", souligne Didier Gaultier.

Deep learning rime avec transfert learning

Reste un apport propre au deep learning qui peut se révéler bien pratique : la possibilité de réaliser du transfert d'apprentissage. Explication : un réseau de neurones pré-entrainé pourra être repris et adapté pour un projet spécifique, en y ajoutant des couches centrées sur les caractéristiques additionnelles voulues. Dans cette logique, un modèle open source de reconnaissance d'images pourra par exemple être personnalisé et "augmenté" en vue de détecter des pièces détachées défectueuses sur une chaîne de montage. De quoi accélérer le développement de l'IA recherchée (lire l'article Le transfer learning : principal levier au service du deep learning).

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Wed, 23 Feb 2022 17:36:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1502755-comparatif-des-modes-de-machine-learning-une-matrice-pour-choisir/Antoine Crochet-DamaisJDN
<![CDATA[Windows 11 : les apps Android demandent plus de puissance]]>https://www.journaldunet.com/web-tech/guide-de-l-entreprise-digitale/1502527-windows-11-les-apps-android-demandent-plus-de-puissance/[WINDOWS 11 GRATUIT] Les membres du programme bêta de Microsoft peuvent accéder à pas moins de 1000 applications Android par le biais du Microsoft Store. Il faudra cependant être équipé d'une configuration robuste.]]>
Sommaire

[Mise à jour le mardi 22 février 2022 à 18h32] Les membres du programme bêta de Windows 11 (Insider) ont d'ores et déjà la possibilité de télécharger plus de 1000 applications Android via le Microsoft Store. L'éditeur de Redmond a communiqué sur la configuration minimale pour les installer et les faire tourner. Elle réserve des surprises. Elles nécessiteront au moins 8 Go de Ram, sachant que Microsoft en recommande plutôt 16. Mais également un disque de stockage SSD. Côté processeur, le minimum requis est un Intel Core i3 de 8e génération, un AMD Ryzen 3000 ou un Qualcomm Snapdragon 8c. Pour finir, la Plateforme de machine virtuelle de l'OS devra avoir été activée pour exécuter les applications Android. Logique !

Selon nos confrères de Windows Central, Microsoft se prépare  à intégrer toute une série de nouveautés à Windows 11. La première d'entre-elles ? Le groupe envisagerait de rétablir la prise en charge du glisser-déposer de fichiers sur la barre des tâches. Un retour très attendu. Autre évolution en vue : la possibilité de créer des dossiers dans le menu Démarrer via glisser-déposer d'une application sur une autre sur le modèle de ce qu'on trouve sur smartphone. Une interface utilisateur baptisée Snap Bar pourrait par ailleurs être intégrée en haut de l'écran pour améliorer la gestion de l'organisation des fenêtres d'application. Quant aux utilisateurs de Windows 11 sur PC convertibles, ils bénéficieront, toujours selon Windows Central, de nouveaux contrôles tactiles pour ouvrir le menu Démarrer et le panneau des paramètres. Enfin, la barre de tâches pourrait être automatiquement masquée dès lors que Windows 11 passerait en mode tablette. 

Qu'est-ce que Windows 11 ?

Windows 11 est la dernière version de Windows. Elle a été lancée par Microsoft en version finale le 5 septembre 2021. "Windows a 35 ans. Ce qui représente des décennies d'innovations. Durant la crise du Covid, l'intérêt pour la communication s'est accru. L'OS est devenu un outil au service de la relation personnelle, de la collaboration à distance et de la formation. C'est dans cet esprit que nous avons créé Windows 11", a déclaré Panos Costa Panay, directeur des produits de Microsoft.

Quelle est la dernière mise à jour de Windows 11 ?

Depuis sa sortie le 5 octobre 2021, Windows 11 a fait l'objet de plusieurs mises à jour de sécurité gratuites récapitulées dans le tableau ci-dessous. A la différence de Windows 10 qui faisait l'objet deux évolutions fonctionnelles majeures chaque année, Windows 11 n'en donnera lieu plus qu'à une seule, en plus des mises à jour de sécurité.  

Mises à jour de Windows 11 en bêta
DateNuméro de la mise à jour de Windows 11Nouveautés / évolutions
15 février 202222000.527- KB5010414- Possibilités de partager des cookies entre Microsoft Edge mode Internet Explorer et Microsoft Edge. 
- Possibilité d'ajouter l'horloge aux barres de tâches des moniteurs tiers connectés à l'appareil.
- Possibilité d'ajouter un raccourci vers le widget météo dans la barre des tâches si elle est alignée au centre
8 février 202222000.493 - KB5010386Mise à jour de sécurité et corrections de bugs. 
25 janvier 2022Build 22000.469 - KB5008353Améliorations d'ergonomie et correctifs.
17 janvier 2022Build 22000.438 - KB5010795Correction d'un bug du VPN et autres correctifs
11 janvier 2022Build 22000.434 - KB5009566Mise à jour de sécurité (correction de bugs et de failles)
14 décembre 2021Build 22000.376 - KB5008215 Mise à jour des emoji , mise à jour de sécurité (correction de bugs et de failles)
22 novembre 2021Build 22000.348 - KB5007262Mise à jour des emoji , mise à jour de sécurité (correction de bugs et de failles)
9 novembre 2021OS Build 22000.318 - KB5007215Optimisation de Windows Update, mise à jour de sécurité
21 octobre 2021Build 22000.282 - KB5006746Optimisation ergonomique, mise à jour de sécurité (correction de bugs et de failles)
12 octobre 2021Build 22000.258 - KB5006674Optimisation de Windows Update, mise à jour de sécurité 

Comment Windows 11 sera mise à jour ?

Microsoft avait annoncé que Windows 11 et Windows 10 feraient désormais l'objet d'une seule mise à jour fonctionnelle (ou feature experience pack) chaque année, au lieu de deux pour Windows 10 précédemment. Le groupe prévoit d'utiliser deux autres canaux pour diffuser les mises à jour de Windows aux utilisateurs grand public : les Online service experience pack et Web experience pack (cf. le tableau ci-dessous).

Principaux types de mises à jour de Windows 11
 Description
Windows feature experience packLes Windows feature experience packs regrouperont les améliorations fonctionnelles sortant des mise à jour de fonctions majeures.
Online service experience packsAlors que le Windows feature experience packs délivre des nouveautés sur de multiple périmètres de l'OS, l'Online service experience packs se concentre sur un cas d'usage, par exemple une nouvelle page de configuration du compte Microsoft.
Web experience packAlors que les Feature experience packs et Online service packs transitent par le Windows Update, le Web experience pack est une mise à jour réalisée via le Microsoft Store (while the), centrée sur les Widgets par exemple.

Qu'est-ce qui change avec Windows 11 ?

Le design et l'expérience de Windows 11 ont été simplifiés pour favoriser la productivité et inspirer la créativité. Le thème graphique de l'OS est beaucoup plus clair que celui de Windows 10, le bleu continuant de prédominer. Comme sous Windows 10, un thème sombre est également disponible.

1. Un nouveau menu Démarrer

Le menu Démarrer est toujours là, mais on le retrouve au centre du bureau. Comparé à celui de Windows 10, il gagne en lisibilité. Exit les lourdes tuiles applicatives rectangulaires et animées. Désormais transparentes et aux coins arrondis, les icônes du menu Démarrer sont plus espacées les unes des autres. L'utilisateur pourra évidemment les épingler en fonction de ses préférences. L'interface semble se calquer sur celle de MacOS. Si l'utilisateur souhaite revenir à l'ergonomie historique de Windows, il a la possibilité de replacer le bouton Démarrer et les icônes de la barre de tâches sur la gauche de l'écran. 

Sous les applications épinglées, le menu fait apparaître les derniers fichiers utilisés au sein de la suite Microsoft 365, quel que soit le terminal de l'utilisateur où ils auront été créés (Windows, iOS ou Android). Quant aux gestionnaire de tâches et à l'ancien panneau de configuration, ils sont toujours présents.  Enfin, le fameux écran bleu de la mort qui apparait en cas de crash de Windows devient noir.

© JDN

2. Une gestion du multitâche décuplée

Côté productivité, Windows 11 améliore le multitâche. Il permet, via la fonction Snap Layouts, d'afficher simultanément sur l'écran jusqu'à trois fenêtres d'applications côte à côte en optant pour l'agencement voulu (voir montage ci-dessous). Quant au dispositif Snap Groups, il permet de revenir à un agencement déjà utilisé par le biais de la barre de tâches. 

En un clic, l'utilisateur pourra sauvegarder l'agencement en question dans un bureau virtuel pour le répercuter de son poste de travail à son PC portable ou sa tablette. Comme sur Windows 10, il pourra créer autant de bureaux virtuels que nécessaire, pour la maison, pour le travail, pour les enfants...

© JDN

3. L'intégration de Microsoft Teams

Autre surprise, Microsoft Teams est intégré à Windows 11. L'outil apparaît sous la forme d'une interface simplifiée accessible depuis la barre de tâches de l'OS. Elle intègre le chat, mais aussi les appels audio et vidéo, sans oublier la visioconférence à plusieurs. Il s'agira très probablement de la version gratuite de la solution de visioconférence.

© JDN

4. Des widgets d'information

Windows 11 introduit par ailleurs des widgets d'information : météo, bourse, actualités... Venant se nicher dans un panneau latéral escamotable, ils pourront être agencés en fonction de l'intérêt de l'utilisateur, mais aussi renvoyer à des applications comme le calendrier ou le gestionnaire de tâches. Une nouvelle opportunité de diffusion pour les éditeurs de contenu.

© JDN

5. Un nouveau moteur de jeu

Avec Windows 11, Microsoft n'oublie pas les gamers. Comme Windows 10, l'OS prend évidemment en charge DirectX 12 Ultimate qui permet d'obtenir des graphismes immersifs à des fréquences d'images élevées. En plus, Microsoft intègre deux technologies issues de sa console Xbox : Direct Storage, qui accélère la vitesse de chargement des jeux et réduit le temps de latence, et Auto HDR qui introduit une diffusion en haute résolution quel que soit le jeu.

© JDN

6. Une marketplace refondue qui intègre les apps Android

Avec Windows 11, Microsoft refond le Microsoft Store. Et pas seulement en termes d'interface graphique. La marketplace regroupe désormais à la fois des applications, mais aussi des jeux ou encore des offres de films (y compris tierces comme Disney+). Aux côtés des applications Universal Windows Apps (UWP) issues de Windows 10 et des progressive web app, la place de marché intègre pour la première fois des logiciels Windows d'ancienne génération (Win32), notamment au format .msi ou .exe. De nombreuses applications ont répondu présent à l'appel. C'est le cas de Zoom Cloud Meetings, DiscordVLCTeamViewerAdobe Acrobat Reader ou encore LibreOffice. Côté UWP, on note aussi plusieurs nouveaux venus, au premier rangs desquels RedditWikipediaTikTokLyft et Tumblr. Pour les éditeurs, il ne sera en outre plus nécessaire de payer une commission à Microsoft pour être présent dans la marketplace. 

Avec Windows 11, l'OS introduit pour la première fois le support des applications Android. Leur téléchargement passe par l'appstore d'Amazon qui est intégrée pour l'occasion au Microsoft Store. Jusqu'ici proposé uniquement aux développeurs (via le programme Insider de Windows), l'accès aux applications Android est désormais proposé en bêta publique dans Windows 11. Au total, plus de 1 000 applications et jeux Android sont proposés par le biais de ce canal et peuvent ainsi être installés et testés par les membres du programme Insider de Windows 11. Pour en bénéficier, il leur suffit de mettre à jour le Store puis de se rendre dans le menu Microsoft Store > Bibliothèque. 

Pour accéder à cette offre Android, les bêta testeurs de Windows doivent préalablement avoir installé l'une des dernières versions de développement de Windows 11 (série Build 22000.xxx). Les cinquante applications n'étant pour l'heure disponibles qu'aux Etats-Unis, il faudra modifier les paramètres régionaux de l'OS et les régler sur les U.S. Il est également nécessaire de disposer d'un compte Amazon US. Quelle est la configuration minimale requise pour installer ces apps Android sur un PC Windows 11 ? Il faudra compter sur au moins 8 Go de Ram accompagné d'un solide lecteur SSD, mais aussi sur un processeur parmi la liste suivante : Intel Core i3 de 8e génération, AMD Ryzen 3000 et Qualcomm Snapdragon 8c ou supérieur.

Quelle est la date de sortie initiale de Windows 11 ?

Windows 11 a été lancé le mardi 5 octobre 2021, tout comme Office 2021, la déclinaison en boîte (commercialisée en licence perpétuelle) d'Office 365.  L'OS est proposé sous la forme d'une mise à jour gratuite sur les terminaux Windows 10 compatibles. Microsoft a indiqué qu'elle sera diffusée progressivement d'ici mi-2022. L'objectif est d'éviter qu'un trop grand nombre d'appareils soient touchés en cas de bugs et, dans le même temps, d'optimiser encore Windows 11 en vue d'un déploiement à grande échelle.

Pourquoi installer Windows 11 ?

Au premier abord, Windows 11 introduit avant tout une nouvelle ergonomie. Toujours en bas de l'interface de l'OS, le menu Démarrer et la barre de tâches passent de la droite de l'écran au centre. Il est possible de revenir à l'interface de Windows 10 par le biais des paramètres (voir la procédure ci-dessous).

Au-delà de ce changement cosmétique, la principale évolution de Windows 11 comparé à Windows 10 réside dans sa sécurité, et notamment la prise en charge de la technologie de chiffrement TPM 2.0. Une brique s'adosse directement au processeur du terminal. Ce cryptage matérielle est par définition plus difficile à craquer qu'un cryptage logiciel. 

Comment revenir au menu Démarrer de Windows 10 ?

Pour revenir au menu Démarrer de Windows 10 dans Windows 11, il suffit de :

  1. Cliquer sur la loupe dans la barre de tâches, 
  2. Saisir Regedit ou Registre dans le moteur de recherche, 
  3. Se rendre dans  le menu HKEY_CURRENT_USER > Software > Microsoft > Windows > CurrentVersion > Explorer > Advanced,
  4. Se rendre ensuite dans Edition > Nouveau > Valeur DWORD (32 bits),
  5. Nommer cette valeur Start_ShowClassicMode,
  6. Double-cliquez dessus et attribuez-lui la valeur 1,
  7. Redémarrer la machine.

Windows 11 est-il gratuit ?

Windows 11 est gratuit pour les utilisateurs de Windows 10, Windows 8, Windows 8.1 et Windows 7. La migration vers Windows 11 depuis les terminaux Windows 8, Windows 8.1 et Windows 7 impliquent d'abord d'installer Windows 10, en passant par Windows Update ou l'assistant d'installation de cette version.

Avant de se lancer, il faudra préalablement vérifier la compatibilité de la machine avec Windows 11 en utilisant l'application PC Health Check conçue par Microsoft.

Quel est le prix de Windows 11 ?

Windows 11 est gratuit pour les PC éligibles (et dotés de Windows 10). Du coup, le prix d'acquisition de Windows 11 reviendra au tarif d'acquisition d'un PC éligible ou d'un nouveau PC équipé de Windows 11. Il existe de nombreux modèles PC taillés pour Windows 10 et officiellement éligibles à Windows 11. Leur prix d'entrée s'élève à environ 350 euros.

Quelle édition de Windows 11 ?

Windows 11 est proposé par Microsoft en deux éditions : Windows 11 Famille (ou Windows 11 Home) et Windows 11 Professionnel (ou Windows 11 Pro). Au-delà des fonctionnalités de base de l'OS, la première intègre des fonctions de protection contre les cybermenaces régulièrement mises à jour et sans frais supplémentaires. Ciblant les entreprises, la seconde intègre en plus un chiffrement "de niveau professionnel" ainsi qu'une gestion cloud conçu pour accéder aux applications de travail de partout.

Comparatif Windows 11 Home vs Windows 11 Pro
 Windows 11 Famille
Windows 11 Professionnel
Chiffrement de l'appareil BitLocker
 
Chiffrement du périphérique
Localiser mon périphérique
Pare-feu et protection du réseau
Protection Internet
Contrôle parental et protection
Démarrage sécurisé
Windows Hello
Protection des informations Windows
 
Sécurité Windows
Gestion et déploiement d'entreprise
  
Accès affecté 
Approvisionnement dynamique
 
Enterprise State Roaming avec Azure
 
Stratégie de groupe
 
Configuration du mode plein écran
 
Microsoft Store pour Entreprises
 
Gestion des appareils mobiles
 
Prise en charge d'Active Directory
 
Prise en charge d'Azure Active Directory
 
Windows Update pour Entreprise
 

Où télécharger Windows 11 ?

Pour télécharger Windows 11, il suffit de passer par l'assistant d'installation mis à disposition par Microsoft. Windows 11 est gratuit pour les utilisateurs de Windows 10. Pour en bénéficier, les utilisateurs de Windows 7, Windows 8 ou Windows 8.1 doivent par conséquent avoir préalablement installé Windows 10, sachant que sa licence ne coûte plus que quelques euros. Une fois Windows 10 déployé, Windows 11 est totalement gratuit.

Comment mettre à jour Windows 11 ?

Il existe plusieurs méthodes pour installer Windows 11 sur un PC (Windows 10 étant un préalable nécessaire) : 

Dans ces deux derniers cas, il faudra préalablement vérifier la compatibilité de la machine avec Windows 11 via l'application PC Health Check.

Puis-je passer à Windows 11 ?

Windows 11 est gratuit pour les utilisateurs d'un PC sous Windows 10 doté de la configuration matérielle requise. Dans Windows 10, vous pouvez vous rendre dans les menus Démarrer > Paramètres > Mise à jour et sécurité > Windows Update >, puis cliquer sur Rechercher les mises à jour. Si l'éligibilité de votre PC a déjà été vérifiée par le service de mise à jour à distance de Microsoft, un message vous indiquera si la mise à niveau est disponible pour votre terminal. Dans le cas où la vérification n'a pas encore été réalisée, l'éditeur propose une application, baptisée PC Health Check, conçue pour vérifier la compatibilité d'un PC avec Windows 11. Elle liste les éventuels composants (processeur, carte graphique, TPM 2.0...) qui peuvent poser problème. Une fois cette étape validée, un assistant d'installation permet de télécharger et installer Windows 11. La configuration matérielle minimale nécessaire pour faire tourner Windows 11 est la suivante :

  • Un processeur 64bits de 1 GHz à deux cœurs ou plus (ou un système sur puce)
  • 4 Go de Ram,
  • 64 Go de stockage,
  • Une carte graphique DirectX 12 / WDDM 2.x,
  • Un écran HD de 9 pouces, 
  • La version 2.0 du module de plateforme sécurisée (TPM).
  • Une connexion Internet pour réaliser les mises à jour et bénéficier de certaines fonctionnalités (en matière de sécurité, de stockage de fichiers en ligne via OneDrive...).

Lors de la phase bêta de Windows 11, Microsoft avait indiqué que les utilisateurs du nouvel opus pouvaient l'installer gratuitement sur des PC Windows 10, y compris sur des machines ne présentant pas les conditions minimales requises. Mais une fois Windows 11 disponible en version finale, il expliquait que ces PC ne pourraient plus recevoir de mises à jour et devraient revenir à Windows 10. Or, force est de constater que les premières mises à jour de Windows 11 ont été poussées sur de multiples PC-non compatibles sur lesquels il avait été installé. De nombreux médias ont pu le constater, notamment ghacks.net, HNovo ou encore guru3d

Comment installer Windows 11 sur un PC non-compatible ? 

Microsoft propose une solution permettant de débloquer l'installation sur des appareils qui ne sont pas équipés des processeurs ni de la fonction de sécurité matérielle TPM 2.0 en principe nécessaires. Voici la procédure :

  1. Saisisser "Editeur de Registre" dans le moteur de recherche de Windows,
  2. Ouvrez l'application "Editeur de Registre" qui s'affiche dans les résultats,
  3. Rendez vous dans le répertoire Ordinateur > HKEY_LOCAL_MACHINE > SYSTEM > Setup > MoSetup,
  4. Faire un clic droit sur le répertoire MoSetup,
  5. Dans le menu déroulant, sélectionner "Nouveau", 
  6. Cliquer sur "Valeur DWORD" dans le sous-menu qui s'affiche,
  7. Nommer la valeur créée AllowUpgradesWithUnsupportedTPMOrCPU,
  8. Cliquer dessus,
  9. Dans la fenêtre qui s'affiche saisisser le chiffre 1 dans le champs "Données de la valeur",
  10. Lancer ensuite  l'assistant d'installation de Windows 11.

"De graves problèmes peuvent survenir si vous modifiez le Registre de manière incorrecte. Modifiez le registre à vos risques et périls", prévient Microsoft. Windows 11 est gratuit pour les terminaux équipés de Windows 10.

Comment télécharger l'ISO de Windows 11 ?

Aux côtés de l'assistant d'installation, Microsoft est également téléchargeable sous forme d'ISO sur le site de Microsoft. L'éditeur recommande de recourir à un disque DVD vierge d'au moins 8 Go pour créer un disque de démarrage de Windows 11 à partir du fichier ISO téléchargé. 

    Pourquoi TPM est requis pour installer Windows 11 ?

    Pour faire tourner Windows 11, le PC doit supporter TPM 2.0 (ou Trusted Platform Module). Un standard de chiffrement qui s'appuie directement sur le processeur du terminal. Windows 11 y a recourt pour de nombreuses fonctionnalités, parmi lesquelles Windows Hello pour la gestion d'identité et BitLocker pour la protection des données. Revers de la médaille : il laisse au bord de la route un grand nombre de machines âgées de 3 à 4 ans. 

    Si le PC n'intègre pas la technologie TPM 2.0, Microsoft propose une solution pour contourner le problème et faire une mise à jour Windows 11 sans TPM

    Quel CPU compatible Windows 11 ?

    Officiellement, Windows 11 se limitent aux processeurs AMD et Intel de dernière génération. Dans un post publié le 28 juin, Microsoft se veut néanmoins rassurant. "Nous sommes convaincus que les appareils fonctionnant sur des processeurs Intel de 8e génération et AMD Zen 2 ainsi que les Qualcomm de séries 7 et 8 respecteront nos principes de sécurité et de fiabilité et la configuration système minimale requise pour Windows 11", y explique l'équipe Windows. "En partenariat avec nos partenaires OEM, nous effectuerons des tests pour identifier les appareils fonctionnant sur les processeurs Intel de 7e génération et AMD Zen 1 qui pourraient répondre à nos principes." Microsoft propose désormais une solution pour contourner le problème et faire une mise à jour Windows 11 sur des PC dotés de CPU plus anciens

    Windows 11 donne la possibilité de revenir à un écran d'accueil sur le modèle de Windows 10. © Tom Warren

    Windows 11 fait la part belle aux évolutions envisagées pour Windows 10X. Destiné au départ à des terminaux à double écran tactile rabattable qui seraient sortis en 2022, Microsoft a finalement annoncé l'annulation de cette stratégie produits. Dans un post publié le 18 mai, le groupe avait indiqué "vouloir accélérer l'intégration de la technologie 10X à d'autres parties de Windows et d'autres produits". Et John Cable, vice-président program management Windows Servicing et Delivery de préciser : "Une partie (de 10X, ndlr) se reflétait déjà dans les dernière évolutions de Windows 10, par exemple la nouvelle technologie de container d'application que nous sommes en train d'intégrer à Microsoft Defender Application Guard, ainsi qu'une expérience de saisie vocale améliorée et un clavier tactile modernisé avec un dimensionnement des touches, des sons, des couleurs, et des animations optimisées."

    Comment fonctionne Windows 11 en mode tablette ?

    Avec Windows 11, Microsoft tente manifestement d'unifier le mode desktop et le mode tablette de l'OS. Auto-adaptative en fonction de la taille de l'écran et de son caractère tactile, la barre de tâches est la même dans les deux modes. Revers de la médaille : la gestion du fenêtrage en mode tactile est plus lourde et moins facile à manipuler. 

    En revanche, on relève une fluidité des animations qui rapproche le mode tablette de Windows 11 de celui des iPad. Le passage du portrait au paysage est sensiblement plus rapide. De plus, l'OS gère désormais la superposition des fenêtres applicatives, ce qui n'était pas présent dans Windows 10. Les utilisateurs peuvent désormais empiler les fenêtres les unes sur les autres et ainsi bénéficier d'un multitâche. Enfin, la saisie vocale, très utile en situation de mobilité, a également été améliorée.

    Windows 11 : quel changement pour les développeurs ?

    Microsoft introduit dans Windows 11 une solution visant à réconcilier sa technologie applicative d'ancienne génération (Win32), qui était celle de Windows 7, avec Universal Windows Platform (UWP), introduite avec Windows 8. Baptisée Project Reunion, elle équipe Win32 d'API permettant de réutiliser des développements réalisés dans ce mode au sein des applications modernes UWP sans avoir à recoder.

    Comme indiqué plus haut, Windows 11 prendra en charge les applications Android d'ici quelques mois. C'est la principale surprise de cette nouvelle version. Pour les exécuter, Microsoft a intégré à l'OS un sous-système Android sur le modèle du sous-système Linux déjà présent dans Windows. Nichées dans des machines virtuelles compatibles avec la technologie AOSP (pour Android Open Source Project), les applications Android ne nécessiteront pas d'accéder à Google Play pour fonctionner. Microsoft proposera dans un premier temps une sélection d'apps Android téléchargeables via l'Appstore d'Amazon.

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    Tue, 22 Feb 2022 18:32:00 +0100https://www.journaldunet.com/web-tech/guide-de-l-entreprise-digitale/1502527-windows-11-les-apps-android-demandent-plus-de-puissance/Antoine Crochet-DamaisJDN
    <![CDATA[Dans le cloud, le piège des crédits gratuits]]>https://www.journaldunet.com/web-tech/cloud/1509447-cloud-le-piege-des-credits-gratuits/AWS, Azure, Google... Les grands clouds proposent aux start-up de consommer gratuitement leurs services pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Le risque ? Se retrouver prisonnier.]]>"Les 'crédits cloud' […] sont assimilables à du dumping. Proposées à très large échelle dans l'écosystème numérique européen, ces offres gratuites ne sont ni encadrées, ni limitées, ni sujettes à la fiscalité ou soumises à des obligations de transparence", lançait le groupe Renew Europe au parlement européen lors d'une question posée à la Commission européenne en octobre 2021. Alors que la transformation numérique est propulsée sur le devant de la scène par la crise du Covid, la question fait débat. "Les géants du cloud profitent de leur domination pour distribuer des crédits en masse pour agripper les start-up. On parle de dizaines, de centaines, voire de millions d'euros dans certains cas distribués gratuitement par entreprise. Ce que les petits éditeurs ne peuvent évidemment se permettre", argue Christophe Grudler, député européen du Territoire de Belfort, membre de Renew Europe.

    "C'est la première piqure d'héroïne"

    A l'Assemble nationale, même son de cloche. "Les entreprises ont toujours eu l'habitude d'offrir des échantillons de produit, dans les parfums par exemple ou autres", rappelle Philippe Latombe, député Modem spécialiste des sujets numériques à la commission des lois. "Quand il s'agit d'échantillons limités dans le temps, limités en nombre et d'une valeur relativement faible, il s'agit de publicité, donc pas de problème. Mais quand ces offres deviennent massives, sur de longues durées, avec à la clé des valeurs importantes, ce n'en n'est plus."

    Les Gafam délivrent évidemment des crédit cloud pour gagner des parts de marché. Mais aussi pour lier les start-up à leur plateforme propriétaire dans une logique de vendor locking. "C'est la première piqûre d'héroïne. C'est tellement simple d'utiliser leurs solutions propriétaires et tellement peu onéreux que les jeunes pousses vont avoir tendance à les privilégier au risque ensuite d'être inféodées à ces acteurs", poursuit Philippe Latombe. Une logique qui atteint son paroxysme chez les fournisseurs tarifant les données sortantes à des niveaux élevés, comme c'est le cas d'AWS.

    NLP Cloud les utilisent en masse

    Plateforme d'API orientée traitement automatique du langage (NLP), le français NLP Cloud fait largement appel aux crédits cloud. La start-up grenobloise a consommé près de 73 000 euros de crédits gratuits, dont l'équivalent de 36 000 euros chez Scaleway (sur un an), de 25 000 dollars chez AWS (sur deux ans), de 10 000 euros chez OVHCloud (sur un an) et de 2 000 dollars chez Google (sur un an). "Ces crédits que l'on obtient en ligne en quelques jours voire quelques heures, sont une bonne chose pour une start-up comme la nôtre qui a fait le choix de ne pas lever de fonds pour conserver sa liberté", explique Julien Salinas, fondateur de NLP Cloud. "Les crédits représentent une façon détournée de bénéficier d'une levée d'amorçage sans en avoir les inconvénients et contraintes liés à une prise de contrôle du capital par un ou plusieurs tiers." Un levier qui permet avant tout à NLP Cloud de profiter de puissance serveur pour entrainer et inférer ses modèles de machine learning. Julien Salinas a néanmoins bien conscience du piège que peut représenter cette solution.

    Prenant le sujet à bras le corps, l'autorité française de la concurrence s'est autosaisie le 27 janvier 2022 en vue "d'analyser les conditions de fonctionnement concurrentiel du secteur de l'informatique dans les nuage". Parmi les sujets sur la table : les pratiques commerciales. Suite à une large consultation publique qui doit être organisée l'été prochain, les conclusions définitives de son enquête sont attendues pour début 2023. "Les autorités de la concurrence d'autres pays de l'UE, comme c'est déjà le cas en Hollande, devraient également s'autosaisir de la question. Ce qui poussera à une convergence au niveau européen", anticipe Philippe Latombe, qui salue le courage de l'Autorité française. "Elle est indépendante, n'a pas d'ordre à recevoir de Bercy ni de qui ce soit d'autre. Si elle estime que ces pratiques sont anti-concurrentielles dans le cadre législatif actuel, elle pourra prononcer des sanctions. Si elle n'a pas la base législative pour le faire dans le code de la concurrence tel qu'il existe aujourd'hui, elle pourra recommander dans son rapport au législateur de faire évoluer la loi en conséquence, avec des propositions à la clé. Si elle part du principe que ce n'est pas un échantillon, mais une aide déguisée, elle pourra agir directement."

    Data Act

    Pour le député français, la réponse ne peut venir du gouvernement directement. "L'Etat a besoin de se numériser rapidement. Or, comme dans les années 1980 avec IBM, il préfère privilégier le leader américain du poste de travail, qui est simple à déployer et connu par tous. L'Etat est donc de facto pro-Microsoft Ce n'est pas pour rien que le gouvernement a poussé Capgemini et Orange à s'allier à Microsoft pour faire Bleu (lire l'article Capgemini et Orange créent un cloud souverain Azure et Microsoft 365, ndlr). L'auto-saisine de l'Autorité de la concurrence est donc une excellente nouvelle" conclut Philippe Latombe.

    "La surveillance, c'est bien, mais il faut avant tout réglementer pour fixer des règles du jeu équitables et pérennes"

    Pour le député européen Christophe Grudler, il ne faudrait surtout pas interdire les crédits cloud qui "contribuent à créer de la valeur", mais plutôt les encadrer. "La Commission européenne nous rassure en affirmant surveiller les comportements anticoncurrentiels du marché intérieur de l'Union, et être prête à agir le cas échéant en cas d'infraction au marché commun", analyse Christophe Grudler, avant d'affirmer : "La surveillance, c'est bien, mais il faut avant tout réglementer pour fixer des règles du jeu équitables et pérennes pour tous, au-delà des sanctions potentielles qui seraient décidées par les autorités locales de la concurrence ou par la Commission." Selon Christophe Grudler, cette réglementation pourrait s'inscrire dans le Data Act, un projet de loi qui sera présenté ce 23 février par la commission européenne, et qui vise à aboutir à un marché unique des données.

    Le député avance plusieurs idées. D'abord, il propose de soumettre les crédits cloud à une taxe sur la valeur ajoutée de 20% (ce qui serait logique puisqu'ils contribuent à créer de la valeur). Mais avec une exonération en deçà d'un certain niveau. "Mettons 10 000 euros par client et par an. Ce qui permettrait de favoriser les fournisseurs de taille petite ou moyenne dans leur politique de crédit cloud face aux plus gros qui seraient de facto poussés à réduire la voilure", résume Christophe Grudler. Face aux conséquences négatives des crédits clouds en matière de vendor locking, le Data Governance Act devrait ensuite fixer les conditions du passage d'un cloud à l'autre en vue de faciliter le portage d'application et ainsi déverrouiller les cadenas des providers. "En même temps, il faudra mettre en œuvre de nouveaux mécanismes d'aide à l'innovation dans le numérique pour contrebalancer cet encadrement", complète Christophe Grudler.

    Une solution pour éviter le piège

    Chez NLP Cloud, on a trouvé la solution pour éviter le piège. "Dès l'origine, nous avons décidé de concevoir une architecture multicloud pour éviter toute dépendance", explique son fondateur. La plateforme de la start-up a ainsi été conçue pour éviter toute adhérence. En s'adossant à une surcouche d'infrastructure logicielles basée sur Docker Swarm (un orchestrateur plus simple à prendre en main que Kubernetes), NLP Cloud peut provisionner ces traitements chez n'importe quel fournisseur. "On est du coup entièrement libre. A tout moment on peut débrailler chez un autre", insiste le CTO. "Il faut cependant savoir résister aux commerciaux des plateformes qui vous incitent à utiliser leurs services propriétaires, et surtout avoir conscience qu'il s'agit d'argent gratuit, et donc ne pas en abuser."

    Pour Philippe Latombe, l'ambition des hyperscalers pourraient aller encore plus loin. "Je pense que les crédits cloud sont un moyen pour eux de détecter les start-up à fort potentiel", confie le député français. "Une fois ces acteurs identifiés, ils peuvent soit s'en rapprocher, voire les racheter, soit les tuer le cas échéant. N'oublions pas que la prédation est une méthode qui se pratique couramment outre-Atlantique."

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    Tue, 22 Feb 2022 14:48:48 +0100https://www.journaldunet.com/web-tech/cloud/1509447-cloud-le-piege-des-credits-gratuits/Antoine Crochet-DamaisJDN
    <![CDATA[Deepfake : définition, techniques et risques]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1501331-deep-fake/Le deepfake ou hypertrucage exploite les ressources de l'intelligence artificielle pour manipuler une vidéo ou un son. Il s'agit d'une démarche frauduleuse qui vise à créer des canulars et de fausses informations.]]>
    Sommaire

    Un deepfake, qu’est-ce que c’est ?

    Le deepfake utilise l'intelligence artificielle afin de modifier une image, une vidéo ou un son en vue de tromper les internautes. La réalisation de cet "hypertrucage" multimédia consiste généralement à nuire en détournant sciemment l’image ou la voix d’une personne.

    Il est ainsi possible de prêter à quelqu'un un comportement ou des propos qu’il ne partage pas et n'a pas tenus. Pour rendre les falsifications plausibles, le deepfake s’appuie plus spécifiquement sur les techniques d'IA de type deep learning, et notamment les GAN (generative adversarial networks) ou réseaux antagonistes génératifs.

    Comment créer un deepfake ?

    On distingue plusieurs techniques de synthèse et de trucage vidéo pour créer un deepfake :

    • Le face swap : Il s’agit de la méthode la plus répandue qui consiste à remplacer le visage d’un individu en conservant son corps. Pour un rendu crédible, les proportions doivent être similaires.
    • Le face to face : Le principe est semblable, mais plus subtil, car on reprend uniquement la bouche d’une autre personne. Avec une intonation équivalente, un imitateur peut donc faire dire n’importe quoi au modèle.
    • Le lip sync : Ce deepfake ne change rien au support original si ce n’est la synchronisation labiale pour obtenir un résultat vocal encore plus réaliste et troublant que le face to face.

    Qui a créer les deepfake ?

    Le chercheur Ian Goodfellow est le premier qui, en 2014, met sur pied le GAN (generative adverarial network) qui est la technologie la plus utilisée en matière de deepfake. Elle consiste en deux modèles d'apprentissage qui s'entraînent mutuellement. Dans le cas d'usage du deepfake, le premier modèle de machine learning crée des contrefaçons alors que le second essaie de les identifier. Une opposition qui permet de créer des faux les hyper-réalistes. 

    Le terme de deepfake apparaît pour la première fois à l'automne 2017 lorsqu'un utilisateur anonyme de Reddit met en ligne plusieurs vidéos pour adultes. Il utilise alors le pseudonyme "Deepfakes". Depuis, le nombre d'hypertrucages a explosé. Selon l'éditeur américain expert en cybersécurité Sensity, le volume de vidéos de deepfakes qui s'élevait à 15 000 en 2019 double depuis tous les six mois.

    Exemples de deepfake

    Il existe différents exemples de deepfake qui ont défrayé l’actualité internationale. C’est notamment le cas d’un discours de Barack Obama qui insulte ouvertement Donald Trump de manière truquée. Mark Zuckerberg a aussi été victime de ce procédé, avec des vidéos qui l’impliquent soi-disant dans des organisations criminelles ou des complots de domination planétaire.

    Quel logiciel pour faire du deepfake ?

    Comme évoqué précédemment, le principe du deepfake peut avoir un impact néfaste pour la personne lésée, comme l’intégration de son visage dans une vidéo pornographique ou un discours public tendancieux. Le concept peut avoir une tonalité plus légère en se mettant en scène dans un contexte décalé. Plusieurs sites et applications en ont fait une spécialité. C'est le cas de Reface, Zao ou Doublicat qui permettent, entre autres, de s’incruster dans des séquences cultes de films. Des possibilités similaires se retrouvent sur MachineTube et Deepfakes web.

    Quels sont les risques du deepfake ?

    L’influence des deepfakes est particulièrement vaste. Cette technique frauduleuse touche particulièrement les célébrités issues de différents milieux, comme les acteurs, les chanteurs ou même les hommes politiques. La nuisance tient à l’atteinte de la crédibilité de la personne à travers son image et ses valeurs. Les risques inhérents sont multiples, comme la diffamation et la désinformation.

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    Mon, 21 Feb 2022 19:18:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1501331-deep-fake/Antoine Crochet-DamaisJDN
    <![CDATA[Asana (gratuit) : tout savoir sur l'outil de gestion de projet]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-entreprise-digitale/1443892-asana-gratuit-tout-savoir-sur-l-outil-de-gestion-de-projet210222/[ASANA GRATUIT] La plateforme de gestion de tâches et de projet s'articule autour d'un graph collaboratif conçu pour aligner les activités sur les objectifs. L'enjeu : optimiser le management pour une meilleure efficacité opérationnelle.]]>
    nceeSommaire

    Asana, qu'est-ce que c'est ?

    A l'instar de Trello ou de Microsoft Planner, la gestion de tâches et de projet est (et reste) dans l'ADN d'Asana. A l'image de ses concurrents, l'application permet de décomposer un projet en tâches que l'on assigne à une équipe. Asana revendique 107 000 clients payants (dont les français Air France KLM, Danone, Saint-Gobain ou encore Schneider Electric), et des millions d'utilisateurs. Véritable plateforme, Asana est équipée d'un graph. On reconnaît là l'influence de Dustin Moskovitz, l'un des deux créateurs d'Asana qui est aussi cofondateur de Facebook. Lui et ses équipes se sont inspirés du Graph de Facebook qui, rappelons-le, tisse les relations entre les membres du réseau social et les contenus qui y circulent : photos, lieux, entreprises, posts, vidéos... De son côté, le Work Graph d'Asana combine tâches, projets, portfolios et les associent aux objectifs d'équipe.

    Début 2022, la plateforme s'est équipée d'un moteur d'orchestration de processus métier baptisé Asana Flow. Elle s'accompagne d'une bibliothèque de modèles de workflow réutilisables. L'outil intègre un générateur graphique de workflows taillé pour modéliser des processus connectés, mais sans code (ou no code). Grâce à la brique Composant d'application, il permettra dans les mois à venir de faire appel aux 200 outils tiers avec lesquels s'intègre Asana. 

    JDN / capture © Modèle Asana de processus de gestion de localisation de contenu, connecté à la plateforme d'affiliation internationale Awin.

    D'où vient Asana ?

    Comme évoqué plus haut, l'un des deux initiateurs d'Asana est Dustin Moskovitz, milliardaire et cofondateur de Facebook. C'est en 2008 qu'il quitte le réseau social pour concevoir l'application de gestion de projet du même nom. Son associé Justin Rosenstein a, lui, débuté sa carrière chez Google où il participe, entre autres, au développement de Gmail Chat, depuis rebaptisé Google Chat. Passé ensuite chez Facebook, il contribue au lancement du bouton Like. C'est là qu'il a rencontré son futur complice.

    Après avoir levé 213 millions de dollars depuis sa création en 2009, Asana a fait son entrée au New York Stock Exchange en cotation direct en septembre 2020. Dès l'ouverture, son action s'est appréciée 28% au-dessus de son prix de référence, propulsant sa valorisation à 4,2 milliards de dollars. Dans la foulée, la société amorce un changement de dimension stratégique. Le défi ? Transformer ce qui était initialement un outil de gestion de tâches amélioré en une plateforme de gouvernance d'entreprise. 

    Comment utiliser Asana ?

    Asana est des plus intuitifs. Il permet de créer un projet avec des séries de tâches que l'on assigne aux membres d'une équipe. A ces tâches sont associés un descriptif, des pièces jointes (cahier des charges, captures d'écran…), des commentaires et bien sûr une date butoir. Les participants suivent ensuite l'état d'avancement du chantier au sein d'un espace commun pouvant prendre différentes formes : liste des tâches à réaliser avec leur degré de priorité, leur échéance, les personnes responsables, liste de projets en cours, ou encore tableau kanban répartissant les tâches d'un projet donné sous forme de cartes par colonnes en fonction de leur état d'avancement (A faire, En cours, Prêt pour révision...), à l'image de Trello. Les utilisateurs sont automatiquement alerté des dates d'échéance mais aussi de la clôture de tâches d'un coéquipier impactant les siennes. Le calendrier intelligent Clockwise les aidera par ailleurs à planifier leur activité en fonction des contraintes : heure de travail, disponibilité, temps nécessaire à la réalisation de chaque action... 

    Dans le but d'éviter les distractions et l'enchainement des meetings en configuration de télétravail, Asana est doté d'une messagerie vidéo. Basée sur la technologie de visioconférence de Vimeo, elle permet l'enregistrement et la diffusion de courtes vidéos. "Ce qui offre tous les avantages de la communication en face à face, en transmettant émotions et contexte de projet, sans les inconvénients d'une réunion", explique Alex Hood, chef de produit chez Asana. Une vidéo réalisée sera ensuite automatiquement retranscrite, et le texte correspondant ingéré par le l'Enterprise Work Graph et le moteur de recherche d'Asana en vue d'être réexploité et partagé. 

    Une page d'accueil, reposant sur le Work Graph d'Asana, affiche ses projets en cours, ses objectifs annuels et leur articulation avec ceux de l'entreprise, l'état d'avancement de ses workflows, ses échéances, les chantiers prioritaires, la durée des tâches, les éventuels points de blocage etc. "Elle permet d'attribuer une tâche, envoyer un message et afficher le travail partagé avec les derniers collaborateurs concernés, les collaborateurs habituels et ceux ajoutés aux favoris, le tout en un seul clic", détaille-t-on chez Asana. La plateforme introduit par ailleurs un bloc-notes personnel, à la fois taillé comme pense-bête mais aussi pour ajouter de nouvelles tâches. "Enfin, les fonctionnalités 'projets recommandés' et 'tâches attribuées à d'autres' proposeront très bientôt des informations encore plus pertinentes", promet Asana.

    Comment tirer parti du diagramme de Gantt dans Asana ?

    Asana permet de tisser des liens au sein des projets pour gérer les dépendances pouvant exister entre les tâches. Cette toile s'affiche au sein d'une timeline dynamique qui s'inspire directement d'un diagramme de Gantt (voir la capture ci-dessous). L'avantage ? Pouvoir visualiser immédiatement les chevauchements entre deux tâches, mais aussi mieux maîtriser l'ajout de tâches non-programmées. De quoi bénéficier d'un tableau de bord adapté au management d'un projet complexe.

    La timeline d'Asana permet de tisser les liens entre les tâches pour visualiser les chevauchements et mieux maitriser l'ajout de tâches non-programmées. © JDN / Capture

    Combien l'app store d'Asana contient-elle d'applications ?

    Sur son app store, Asana compte plus de 200 applications s'intégrant à sa plateforme. Parmi les plus populaires, on relève Zoom, Microsoft Teams, Slack, Salesforce, Tableau, Zapier. Mais aussi les messageries Gmail et Outlook. La plateforme tire également parti de l'outil de gestion des identifications Okta. Quant à son intégration a Active Directory, elle est prévue. 

    En parallèle, l'éditeur a développé un environnement de workflow automation (Workflow Builder) conçu pour créer sans code et exécuter des processus de demande business ou d'approbation, ou encore pour automatiser l'ajustement des dépendances au sein d'un projet en cas de dépassements de délais, par exemple. Pour faciliter sa prise en main, Asana a ouvert une Workflow Store de quelques 120 modèles de workflows pré paramétrés. En complément, Asana Universal Reporting intègre des tableaux de bord sur l'état d'avance des processus ainsi qu'une estimation du temps perdu du fait de workflows inefficaces. L'outil de reporting inclut également le suivi des dépenses budgétaires par période : jour, mois, année.  

    Asana est-il disponible en en français ?

    Proposé en anglais lors de son lancement, Asana a connu un tel succès dans le monde que son éditeur a décidé de le rendre rapidement à disponible en plusieurs langues. En 2017, le français et l’allemand ont fait leur apparition, quelques mois avant l’espagnol et le portugais. En Europe, Asana a ouvert des bureaux à Dublin, Londres et Munich, mais aussi à Paris.

    Quel est le prix d'Asana ?

    Asana propose une offre gratuite d'entrée de gamme (Asana Basic), qui autorise un nombre d'équipes illimité mais un volume de tâches plafonné à 1 000 pour chacune d'elles. Une formule dont Asana ne communique par le nombre d'utilisateurs. Pour bénéficier des timelines ou des tableaux de bord de suivi, il faudra passer aux versions payantes : Asana Premium, Asana Business ou Asana Enterprise.

    Une part importante des cas d'usage d'Asana sont centrés sur le marketing : le test et le lancement de produits, la planification et le suivi de campagnes, la gestion des équipes de vente. Asana permet aussi de piloter la gestion opérationnelle ou encore l'onboarding de nouveaux collaborateurs. La plateforme est utilisée aussi bien en entreprise que dans l'administration ou dans l'éducation. Certaines organisations peuvent compter des centaines d'équipes.

    Comment télécharger l'app Asana ?

    Asana est disponible sous forme d'application web et d'applications pour mobiles. Sur smartphone, l’application Asana est accessible sur iOS et sur Android. Elle permet, entre autres, de planifier votre journée et de recevoir des informations sur la progression de votre équipe lorsque vous êtes en déplacement.

    Quelles sont les alternatives à Asana ?

    Asana doit faire face à de nombreux concurrents pour réussir à s’imposer sur le secteur des logiciels de gestion de projet. Parmi les alternatives les plus couramment utilisées, on peut citer Trello (voir ci-dessous), Jira, Microsoft Planner, ProofHub ou encore Workzone.

    Asana vs Trello

    Asana et Trello sont deux logiciels de gestion de projet qui se veulent aussi faciles à utiliser l’un que l’autre. La principale différence entre les deux se trouve dans le fonctionnement exclusif de Trello selon la méthode agile des tableaux Kanban alors que, sur Asana, l’utilisateur a le choix entre trois modes principaux de gestion de projet : le tableau kanban, le calendrier ou la timeline.

    Slack et Asana

    Asana fonctionne aujourd'hui en parfaite symbiose avec Slack. Avec l’intégration d’Asana pour Slack, il n’est plus nécessaire de naviguer entre les deux outils pour pouvoir profiter en simultané des fonctionnalités de l'outil de team messaging et d’Asana. L'application est aussi compatible avec Teams, la messagerie collaborative concurrente de Slack lancée par Microsoft. 

    Tutoriel : quelques liens

    Asana met à la disposition de ses utilisateurs plusieurs guides et tutoriels en ligne pour apprendre le fonctionnement et les rouages de son logiciel de gestion de tâches et de projet. En voici une sélection : 

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    Mon, 21 Feb 2022 12:47:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-entreprise-digitale/1443892-asana-gratuit-tout-savoir-sur-l-outil-de-gestion-de-projet210222/Antoine Crochet-DamaisJDN
    <![CDATA[Notion.so : la digital workplace tout-en-un en mode wiki]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-entreprise-digitale/1443808-notion-so-la-digital-workplace-tout-en-un-star21022022/[NOTION GRATUIT] La plateforme Notion fédère gestion de tâches et de projets, prise de notes, éditeur de document en ligne... Elle se présente comme une digital workplace tout-en-un orientée management d'équipe.]]>
    Sommaire

    Qu'est-ce que Notion ?

    Revendiquant 20 millions d'utilisateurs au niveau mondial, Notion.so se présente comme une digital workplace tout-en-un. Elle combine divers outils collaboratifs de prise de notes, de gestion de tâches, de gestion de projet (autour de tableau kanban) ou encore de stockage et échange de documents. Orientée développement no code, son interface graphique, en mode wiki, est entièrement personnalisable. A l'instar d'Airtable, elle permet de créer une base de données. Mais aussi des formules pour automatiser des calculs, afficher des contenus sous certaines conditions, ou encore éditer et partager des pages web.

    Cerise sur le gâteau, Notion est équipé d'une API conçue pour connecter la plateforme à des applications tierces : Office 365, Google WorkspaceSlack, Salesforce... Selon le dernier baromètre d'Okta Business at Work 2022, Notion est l'application à plus forte croissance en termes d'adoption en 2021, et ce à la fois en termes de nombre de clients (+240%) et d'utilisateurs (+663%).

    Comment bien utiliser Notion  ?

    Si vous n'êtes pas familier des applications de gestion de tâches, Notion.so peut nécessiter un temps d’adaptation. Son mode de fonctionnement est assez simple. Chaque tâche ou note se synchronise avec différentes vues : tableau, base de données, calendrier, frise chronologique...

    Disponible en ligne, l'accès à Notion implique la création d'un compte en renseignant une simple adresse e-mail. La solution est ensuite utilisable immédiatement  sans frais.

    Est-ce que Notion est gratuit ? 

    Notion.so offre un plan gratuit, baptisé Notion Personal. Il cible les petites équipes jusqu'à 6 personnes. Permettant de créer un nombre illimité de pages et de blocs, Notion Personal ouvre accès à l'API de la plateforme. Aux côtés de sa version web, il permet d'utiliser Notion via ses différentes applications (pour Windows, Mac, Android et iOS).

    En fonction des besoins, plusieurs abonnements payants permettent de déverrouiller ces limitations tout en donnant accès à des fonctionnalités plus avancées (voir ci-dessous)

    Quel est le prix de Notion.so ?

    Notion propose trois offres payantes. Notion Personnal Pro affiche un prix de 4 dollars par mois, Notion Team de  8 dollars par mois et par utilisateur. Quant à Notion Enterprise, son tarif n'est pas public. 

    Notion Personnal Pro se cantonne à la prise en charge d'une équipe unique, mais donne la possibilité d'inviter un nombre illimité de participants. A la différence de l'offre gratuite, il gère un historique de versions (sur 30 jours) et un volume de fichiers illimité. A la différence de Notion Personnal Pro, Notion Team est taillé pour le management multi-équipe. Il introduit des outils d'administration, ainsi que des collaboration workspace pour piloter les droits d'accès de manière individuelle ou par groupe. Pour finir, Notion Enterprise étend la palette fonctionnelle au support de l'identification unique (via SAML) au management des utilisateurs via l'API et à une gestion des politiques d'accès plus avancées.

    Comment télécharger Notion ?

    Aux côtés de son site web, Notion est également disponible sous forme d'applications pour Windows, Mac, Android et iOS : 

    Notion template : des centaines de modèles applicatifs

    Notion propose une galerie avec plusieurs centaines de templates dont la plupart développés par des contributeurs externes. Cette Notion Template Gallery fédère des modèles applicatifs très divers : agenda hebdomadaire, planning quotidien, to-do list, tableau kanban, gestion de budget, de roadmap, journal d'entreprise, mini-CRM, pipeline de recrutement...  Elle regroupe à la fois des templates orientés vers l'organisation personnelle que l'organisation collective. 

    Notion API

    Accessible dès le mode gratuit, l'API de Notion permet d'importer automatiquement des données en provenance d'outils tiers ou à l'inverse de gérer des exports. Et ce avec tout type d'applications : Office 365, Google WorkspaceSlack, Salesforce...

    Autre possibilité offerte par l'interface de programmation : déclencher en réponse à une action réalisée dans Notion (évolution de l'état d'une tâche, d'un document...) une mise à jour dans un logiciel tiers ou encore l'envoi d'un mail, ou d'une alerte par SMS, etc.

    Notion est-il disponible en français ?

    Depuis février 2022, Notion est disponible en français tout comme ses apps mobiles et de bureau. Un centre d'aide en ligne et un espace communautaire sont aussi proposés en français, ainsi qu'un service client en ligne accessible par le biais de l'application. 

    © JDN / Capture

    Notion.so s'intègre-t-il à Zapier ou IFTTT ?

    Notion.so bénéficie des outils d’automatisation des tâches Zapier et IFTTT. Le premier permet de connecter la plateforme à des centaines d'applications, et le second à une petite vingtaine. L'avantage de ces deux outils ? Offrir un environnement d'intégration no code beaucoup plus simple à utiliser que l'API de Notion qui implique par définition de mettre les mains dans le code. 

    Notion.so est-il utilisable offline ?

    Notion.so propose une utilisation hors ligne de ses services sur tout type d’appareil, y compris en mode web. C’est une caractéristique particulièrement pratique, notamment lors de déplacements.

    Notion.so est-il disponible sur Android ?

    Afin de proposer une expérience fluide et agréable, Notion.so peut être utilisé sur Android et iOS depuis un smartphone. L'éditeur propose des applications pour chacun des deux systèmes mobiles, qui permettent d’accéder aux mêmes fonctionnalités.

    Quelles sont les alternative à Notion ?

    Parmi les solutions comparables à Notion.so figurent notamment ClickUp ou encore Monday.com. Deux solutions qui, contrairement à Notion, offrent l'avantage d'être disponibles en français.

    A ce jour, ClickUp et Monday.com sont sans aucun doute ses principaux concurrents. Le premier est comparable en termes de fonctionnalités, de templates et de prix. Quant à Monday, son offre de templates est certes pléthorique, mais ses tarifs nettement plus élevés. Son prix d'entrée s'élève à 8 euros par utilisateur et par mois.

    Notion : tutoriel et autre liens

    Comme la maîtrise de Notion peut être un peu délicate tant les possibilités sont étendues, le recours à des tutoriels et des forums peut être judicieux. 

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    Mon, 21 Feb 2022 12:35:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-entreprise-digitale/1443808-notion-so-la-digital-workplace-tout-en-un-star21022022/Antoine Crochet-DamaisJDN
    <![CDATA[Kubernetes : définition, architecture, conseil...]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-entreprise-digitale/1440612-kubernetes-definition-architecture-conseil/[KUBERNETES GRATUIT] En juin 2014, Google présentait pour la première fois l'orchestrateur open source Kubernetes. Depuis, cette technologie Docker n'a cessé de s'imposer dans l'univers des containers logiciels.]]>
    Sommaire

    Kubernetes, c'est quoi ?

    Kubernetes (également appelé KS8) est un orchestrateur de containers logiciels open source. Comme son nom l'indique, il est conçu pour orchestrer des architectures de grappe(s) ou cluster(s) de containers logiciels de manière extrêmement agile, en donnant la possibilité de gérer l'allocation des ressources machine sous-jacentes à la volée. 

    Développé par Google, Kubernetes est la réécriture en Go de Borg, un système de clustering fait maison utilisé par le géant américain depuis des années. Google Search, Maps, Gmail, Youtube, etc. Tous ses services reposent sur des grappes de centaines de containers pilotées par Borg. Via cette brique, Google arrête et redémarre pas moins de 2 milliards de containers chaque semaine.

    Pourquoi utiliser Kubernetes ?

    Kubernetes permet de se soustraire d'un cloud unique en ouvrant la possibilité de répliquer et orchestrer des applications quelle que soit la plateforme ou le cloud provider. Dans sa version 1.6, Kubernetes supporte des clusters allant jusqu'à 50 000 machines.

    Quel est le lien entre Docker et Kubernetes ?

    Les containers logiciels gérés par Kubernetes reposent sur la technologie Docker qui, elle-aussi, est portable d'un cloud à l'autre. Kubernetes apporte la couche d'orchestration permettant de manager des architectures applicatives fédérant plusieurs containers ou clusters (ou grappes) de containers Docker (certains supportant les serveurs web frontaux par exemple, d'autres contenant les services de l'application, d'autres encore la base de données sous-jacentes...). L'idée est de répliquer les composantes de l'application pour mieux gérer les ressources machines nécessaires à chacun en vue d'encaisser le trafic.

    Quelle est l'architecture de Kubernetes ?

    Le projet open source Kubernetes prône la vision d'un système d'information consolidé sur un seul meta-cluster piloté via un orchestrateur de containers unique. Une infrastructure pouvant être, dans le même temps, découpée en sous-clusters géographiques distribués sur plusieurs clouds, privés et/ou publics. Le tout dans une logique de ressources informatiques partagées.

    Architecture de Kubernetes. © Capture JDN / Kubernetes

    Comment utiliser Kubernetes ?

    Kubernetes déploie des clusters de pods Docker (ou nœuds Docker). Après avoir été installé sur un serveur maître, Kubernetes va pouvoir coordonner les composantes de l'application à gérer (serveurs frontaux, couche applicative, base de données) en les distribuant sur plusieurs pods.

    Dédié à un traitement donné, un micro-service par exemple, un pod est la plus petite unité d'un cluster Kubernetes. Un pod peut embarqué un ou plusieurs containers étroitement couplés. La fonction "Déploiement" de Kubernetes contrôle l'état de santé du pod et son redémarre le cas échéant. On utilise la commande kubectl create pour créer un Déploiement orchestrant un pod.

    Derniers articles sur Kubernetes

    Quelle est l'histoire de Kubernetes ?

    C'est le 7 juin 2014 que le projet Kubernetes sort officiellement du bois. Ce jour-là est publié par Google le tout premier commit du projet open source sur GitHub. Il est mis en ligne par Joe Beda, alors senior staff software engineer chez Google. Il s'agit d'un des trois développeurs du groupe, avec Brendan Burns et Craig McLuckie, à l'origine de la première mouture de Kubernetes. En interne, Kubernetes est baptisé Project Seven en référence à un personnage de Star Trek : un borg devenu proche des humains qui apparaît dans la série Star Trek: Voyager. Les sept rayons de la barre à roue du polygone formant le logo de Kubernetes font référence à ce nom de code.

    Google livre la version 1.0 de Kubernetes le 21 juillet 2015. Il signe en parallèle un partenariat avec la fondation Linux. L'accord donne naissance à la Cloud Native Foundation qui aura pour vocation de fournir une structure de financement et une gouvernance communautaire au projet open source. Depuis, les contributeurs au code de Kubernetes se pressent au portillon. Aux côtés de Google qui demeure parmi les plus impliqués, on relève également la présence de Red Hat, Microsoft ou encore VMware.

    Quels sont les offres Kubernetes en mode cloud ?

    Sans surprise, Google est le premier, dès 2015, à lancer un service Kubernetes managé en mode cloud : Google Kubernetes Engine (GKE). Principal avantage de ce modèle : il évite d'avoir à installer et mettre à jour l'orchestrateur en le proposant sous la forme d'un environnement de production informatique prêt à l'emploi. En 2017, Amazon et Microsoft lui emboîtent le pas en annonçant tous deux des offres équivalentes : Amazon Elastic Container Service for Kubernetes (EKS) pour le premier et Azure Kubernetes Service (AKS) pour le second. En France, OVH lance en 2019 son propre service Kubernetes : Managed Kubernetes Service. Il est suivi en 2020 par son concitoyen Scaleway qui sort Kapsule.

    En parallèle de ces offres cloud, des éditeurs commercialisent des distributions Kubernetes déployables en local. Les trois plus populaires sont signées Mirantis, Red Had (OpenShift) et Rancher.

    Kubeflow pour l'IA, Knative pour l'automatisation

    En 2018, Kubernetes s'est enrichi de deux briques incontournables. La première, baptisée Kubeflow, est centrée sur l'IA. Avec cette solution, Kubernetes gère l'entrainement de modèles de machine learning de manière optimisée puis assure leur portabilité vers des serveurs de production, avec à la clé la garantie d'un résultat équivalent de bout en bout.

    Seconde brique : Knative. Adjoignant à Kubernetes une couche de platform as a service, elle rend transparent le déploiement d'applications. Avec Knative, les développeurs s'affranchissent des couches basses de Kubernetes en bénéficiant d'un management automatisé. Ils peuvent ainsi se concentrer sur le code (lire l'article : Avec Knative, Google fait de Kubernetes une plateforme).

    Qu'en est-il du taux de pénétration de Kubernetes ?

    D'après l'éditeur américain Datadog, l'orchestrateur était implémenté fin 2018 par environ 33% des organisations équipées d'environnements containérisés sous Docker, contre 23% un an auparavant. Selon une étude de Portworx (groupe Pure) publiée en mai 2021, l'adoption de Kubernetes s'est intensifié avec la crise du Covid (voir infographie ci-dessous). Datadog constate que l'adoption de Kubernetes se fait désormais majoritairement au profit des offres de Kubernetes as a service. D'après le baromètre annuel de l'éditeur publié en 2021, 90% des déploiements Kubernetes sont désormais réalisés en s'adossant à ce type de service.  

    © Portworx (groupe Pure)
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    Mon, 21 Feb 2022 11:53:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-entreprise-digitale/1440612-kubernetes-definition-architecture-conseil/Antoine Crochet-DamaisJDN
    <![CDATA[No code / low code : c'est quoi ? Définition, outils gratuits...]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-entreprise-digitale/1498785-no-code/[NO CODE OPEN SOURCE] En plein essor, le développement no code promet une programmation sans saisir une ligne de code grâce à des outils graphiques gommant la complexité des langages de programmation.]]>
    Sommaire

    Le no code, c'est quoi ?

    Le concept de no code renvoie à un mode de développement logiciel qui masque la complexité du code source de l'application. Les outils de développement sans code combinent différentes techniques :

    • Des modèles graphiques et des widgets prépackagés pour assembler les interfaces utilisateurs,
    • La possibilité de glisser-déposer des composants applicatifs pour créer le synoptique de l'application, et pour combiner les différentes étapes des processus : tunnel de conversion, suivi de commande...
    • Le workflow automation pour déclencher des actions en fonction d'événements, telle la génération d'alertes ou de contremesures en deçà d'un certain seuil de chiffre d'affaires ou de trafic sur un site web.

    Orienté dans son travail par un environnement de développement 100% graphique dans la logique du WYSIWYG (What You See Is What You Get), l'utilisateur pourra réaliser des tests et procéder à plusieurs intégrations jusqu’à ce que l'application fonctionne comme souhaité. Présenté autrement, le no code définit la capacité à créer un logiciel sans avoir à renseigner la moindre ligne de code. 

    Quelle différence entre No code et Low-code

    Globalement, les applications listées dans cet article s'inscrivent dans une logique qui se veut au maximum sans code. Le concept de low-code (qui signifie littéralement "peu de code") consiste à compléter un environnement no code de possibilités d'éditer en parallèle le code source de l'application. 

    Au final, plus les outils de développement no code sont simples à prendre en main, plus ils se révèlent limités. A l'inverse, plus ils sont complexes et orientés low-code, plus ils sont riches et laissent la porte ouverte à des développements, dits spécifiques, sortant des sentiers battus, voire innovants, et nécessitant du codage. Des développements spécifiques qui impliqueront évidemment l'intervention de programmeurs. Parmi les principales plateformes de développement low-code figurent Appian, Mendix, Microsoft (avec sa Power Platform), OutSystems, Salesforce ou encore ServiceNow. 

    Bubble est considérée comme l'une des plateformes de développement web sans code parmi les plus complètes. © bubble

    Pourquoi le no code ?

    Le no code présente de multiples intérêts. Il permet d'abord aux équipes business de créer elles-mêmes leurs applications sans avoir à recourir à des développeurs. Une pratique qui se révèle réaliste pour les projets no code les plus simples, par exemple créer un sondage en ligne avec Google Forms ou encore des processus automatisés avec Zapier et IFTTT. Deux outils qui capitalisent sur une logique équivalente : déclencher des actions en réponse à des évènements, par exemple générer une alerte suite à la mise à jour d'un logiciel ou d'un contenu web.  

    Ciblant TPE et indépendants, les plateformes no code Strikingly, Weebly et Wix permettent, elles, de créer des sites web. Même si elles vont jusqu'à la création de boutiques en ligne, elles n'en restent pas moins limitées à des fonctionnalités très standardisées. Impossible par exemple avec ce type d'outil de créer des tunnels de conversion complexes impliquant l'intégration de logiciels tiers doublée de règles de gestion particulières.  

    Comment faire du no code ?

    Les outils de développement no code permettent de créer des applications sans avoir à toucher au code sous-jacent. Nul besoin d'être développeur pour les utiliser. Il sera néanmoins nécessaire de disposer de compétences basiques en navigation, en ergonomie et en graphisme. 

    L'avantage du no code ? Il donne la possibilité aux experts business d'automatiser des routines, par exemple générer une réponse à certain type de mail ou encore intégrer des données d'un logiciel à l'autre. Il leur permettra aussi de créer rapidement des maquettes applicatives (ou preuves de concept) en vue de valider le développement d'un projet plus conséquent que le no code, compte tenu de ses limitations, ne permettra pas d'adresser à 100%. Un projet qui impliquera ensuite l'intervention de programmeurs.

    Derniers articles

    Quels outils no code ?

    Il existe de très nombreux outils de développement sans code. Ils peuvent se classer dans plusieurs catégories : 

    • Formulaire no code : Google Forms, Microsoft Forms...
    • Gestion de productivité no code : ClickUp, Monday, Notion...
    • Développement d'application d'entreprise no code : Appy Pie, ksaar, Quixy...
    • Développement de site web no code : Bubble,  Sitalacarte (français), Strikingly, Weebly, Wix...
    • Base de données no code : Airtable, Smartsheet...
    • Workflow automation no code : IFTTT, Microsoft Flow, Zapier... 
    • Plateforme d'IA : Alteryx, C3.ai, Google Vertex, H2O.ai...

    Chroniques

    Quels sont les outils no code open source ?

    Face aux plateformes et logiciels no code propriétaires et payants, il existe toute une série d'outils développement open source no code utilisables gratuitement. De la même manière que les offres propriétaires, ils permettent de créer des applications sans avoir à mettre les mains dans le code source du logiciel. La logique est équivalente.

    Les solutions de développement no code open source s'articulent autour d'environnements graphiques permettant de modéliser visuellement les interfaces, la navigation, intégrer des fonctionnalités pré paramétrées, et assembler les processus associés. 

    Nom de l'outilType d'outilLicence open source
    ConvertigoOutil open source français de développement  no code / low code d'applications d'entreprise.Affereo GPL
    n8nOutil de workflow automation no codeApache 2.0 with Commons Clause
    RintagiOutil de développement et de maintenance d'application no code GNU Affero General Public License
    SaltcornOutil de développement de base de donnée no codeMIT License
    SilexEditeur de site web no code disponible en ligne ou téléchargeableGNU General Public License
    ToolJet Framework de développement d'application d'entreprise no codeGNU Affero General Public License

    Quels sont les outils low code ?

    Sur le marché des "low code application platform" (LCAP) on compte notamment Mendix, Microsoft (avec sa Power Platform), OutSystems, Salesforce et ServiceNow. Les cinq technologies se hissent dans le carré des leaders du dernier quadrant magique du Gartner dans ce domaine. 

    De son côté, le cabinet Forrester place aussi Mendix, Microsoft, OutSystems et Salesforce parmi les leaders du segment de la plateforme de développement low code. 

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    Mon, 21 Feb 2022 08:36:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-entreprise-digitale/1498785-no-code/Antoine Crochet-DamaisJDN
    <![CDATA[Data science : définition, disciplines et compétences]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1501341-data-science-definition/[DATASCIENCE] La data science présente de nombreuses possibilités d'applications, notamment dans l'analyse statistique et décisionnelle, et dans le machine learning et l'intelligence artificielle.]]>
    Sommaire

    La data science, c’est quoi ?

    La data science, ou science de la donnée en français, renvoie à l’exploitation d’ensembles de données pour en tirer de la valeur. Elle passe par l'utilisation d’algorithmes et autres techniques scientifiques d'analyse et de traitement, mais aussi par le recours à des outils pour les mettre œuvre au premier rang desquels les studios de data science.

    Pourquoi la data science ?

    La data science permet de générer des connaissances à partir de l'exploration et l'analyse d'ensembles de données. Historiquement, elle est utilisée dans l'analyse décisionnelle ou business intelligence. Plus récemment, elle est aussi utilisée dans le big data pour traiter des volumes massifs de données, mais aussi en IA pour créer des modèles d'apprentissage (ou machine learning).

    Quels sont les principaux domaines de la data science ?

    La data science est une approche pluridisciplinaire visant à exploiter des données. Elle implique de nombreux domaines d’expertise. Par exemple, les mathématiques appliquées, les statistiques, l’informatique, la data engineering, ainsi que le machine learning et plus largement l'intelligence artificielle. Elle emploie ainsi différentes méthodes liées aux technologies de l’information :

    • Le stockage de données,
    • La visualisation de données,
    • Les modèles statistiques et de probabilité,
    • L'apprentissage automatique,
    • La programmation de logiciels et d’utilitaires…

    Les domaines d’application de la data science sont innombrables. Néanmoins, elle est surtout utilisée dans les secteurs suivants : l’aéronautique, l’économétrie, les télécommunications, l’e-commerce, les médias et la santé publique. Il s’agit là d’une liste non exhaustive.

    Qu'est-ce que le métier de data scientist ?

    Le data scientist a pour mission de faire parler les données dans le but d'améliorer l'efficacité de l'organisation. Ses principales missions sont les suivantes : 

    • Identifier les solutions d'analyse,
    • Recueillir et analyser les données pertinentes pour l'entreprise,
    • Créer des tableaux de bord de pilotage,
    • Bâtir des algorithmes pour créer des modèles de prédiction ou pour automatiser des processus opérationnels.

    En tant qu'expert et responsable de la data science au sein d'une entreprise, on peut lui confier de nombreux projets :

    • L’analyse des tendances de marché,
    • La prévision des ventes,
    • Le ciblage de campagne publicitaire,
    • La maintenance prédictive industrielle…

    On peut aussi évoquer l’amélioration des systèmes de transport urbain, la maintenance préventive dans l'industrie, la fidélisation client...

    Quel est le profil de compétences attendu d’un data scientist ?

    Un data scientist maîtrise de nombreux domaines d’expertises liés à la data science, au premier rang desquels les mathématiques appliquées, les statistiques, le machine learning ou encore la gestion des risques.

    Un data scientist doit faire preuve de polyvalence et d’adaptabilité. Il doit aussi faire montre d'une aisance relationnelle pour collaborer avec différents acteurs de l’entreprise, des chefs de projets aux directeurs métier.

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    Fri, 18 Feb 2022 17:37:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1501341-data-science-definition/Antoine Crochet-DamaisJDN
    <![CDATA[Comptes Lydia bloqués : 101 clients forment un recours collectif]]>https://www.journaldunet.com/economie/finance/1509437-comptes-lydia-bloques-101-clients-forment-un-recours-collectif/Lydia bloque les comptes de dizaines de clients, avec à la clé des montants allant jusqu'à 100 000 euros. Raison invoquée : des doutes sur la provenance des fonds échangés.]]>Le ciel s'assombrit pour Lydia. Depuis quelques mois, les critiques contre la fintech française pleuvent sur Twitter. Les clients reprochent à la start-up de bloquer leur compte. Dernier chapitre en date : une centaine d'entre eux agacés par cette pratique (101 exactement) ont rejoint un recours collectif contre la société. Déjà à la manœuvre dans la class action contre OVH, c'est le cabinet Ziegler & Associés qui porte cette action.

    Des comptes qui ne se débloquent pas ?

    Spécialisée à l'origine dans les transferts d'argent instantanés entre particuliers, la licorne parisienne est désormais présente sur le marché des comptes courants, de l'épargne, des cartes de débit, du trading ou encore des cagnottes en ligne. En décembre 2021, elle annonçait avoir bouclé un tour de table de 103 millions de dollars portant à 200 millions le total des fonds levés depuis sa création en 2013.

    "Nous intervenons à partir de montants de 100 à 150 euros jusqu'à plusieurs milliers d'euros"

    Lydia bloque les comptes de ses clients avec des montant allant jusqu'à 100 000 euros. Elle indique mener une enquête sur la provenance des fonds échangés suite à des soupçons de blanchiment ou de financement du terrorisme. "La société affirme qu'il est possible de récupérer son argent en envoyant des justificatifs et un RIB par mail. Mais nos clients ayant fait la démarche ont reçu en retour un message d'adresse invalide ou pas réponse du tout", indique un porte-parole du cabinet Ziegler & Associés au JDN.

    6 millions d'utilisateurs en Europe

    "Nous intervenons à partir de montants de 100 à 150 euros jusqu'à plusieurs milliers d'euros", précise Maître Alexandre  Dakos, avocat chez Ziegler et Associés sur BFM Business. Une lettre de mise en demeure sera envoyée par le cabinet à la plateforme d'ici fin mars le temps de constituer le dossier.

    Contactée par nos confrères de BFM Business, Lydia se défend. "Lors de la réception des justificatifs, si nous n'avons pas tous les éléments pour lever le doute sur des soupçons de financement de terrorisme ou de blanchiment d'argent, nous transmettons le dossier aux autorités compétentes. Tant que nous n'avons pas de réponse, et les délais peuvent être de plusieurs semaines, nous ne pouvons pas débloquer la situation", précise-t-elle.

    Et la plateforme d'ajouter : "Nous serons bien entendu ravis de nous entretenir avec les clients concernés pour discuter de la situation." Lydia compte 6 millions d'utilisateurs en Europe.

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    Fri, 18 Feb 2022 16:28:50 +0100https://www.journaldunet.com/economie/finance/1509437-comptes-lydia-bloques-101-clients-forment-un-recours-collectif/Antoine Crochet-DamaisJDN
    <![CDATA[Stéphane Huet (Dell) : "Dell est passé du poste de travail à un espace digital hybride de productivité"]]>https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1509363-podcast-de-stephane-huet-dell/Le senior vice president et general manager France revient sur les tendances en matière de terminaux et dévoile la stratégie du groupe de Michael Dell pour 2022.]]>
    Journal du Net Tech Attitude - 23 - Stéphane Huet, Dell
    Stéphane Huet est président de Dell France. © JDN

    Diplômé de Télécom Paris Tech, Stéphane Huet a 26 ans d'expérience dans l'industrie IT et les télécoms. Il a occupé différents postes de direction générale et direction des ventes en France et en Europe. Il est entré chez Dell Technologies il y a 15 ans.

    Au sein de Dell, Stéphane Huet a notamment développé la stratégie de commercialisation du portefeuille produits en tant que vice president et general manager Europe du Sud et Europe centrale du groupe . Après avoir été promu general manager commercial de Dell France, il est nommé senior vice president et general manager pour la France en février 2020.

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    Fri, 18 Feb 2022 09:46:12 +0100https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1509363-podcast-de-stephane-huet-dell/Antoine Crochet-DamaisJDN
    <![CDATA[Patrick Cohen (Axa France) : "Axa investit le métavers"]]>https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1509423-axa-investit-le-metaverse/Le directeur général d'Axa France annonce en exclusivité dans la JDN le développement du premier assureur français dans le métavers. Il détaille ses motivation et ses projets sur ce terrain.]]>JDN. Pourquoi vous engager dans le métavers ?
    Patrick Cohen est directeur général d'Axa France. © Olivier Merzoug

    Patrick Cohen. L'innovation est dans l'ADN d'Axa France, nous avons d'ailleurs été les premiers à lancer la téléconsultation médicale dès 2015, et nous aimons être pionnier des tendances émergentes. Pour moi, il était important à ce titre d'ouvrir la voie, et nous sommes fiers aujourd'hui d'être le premier assureur français à investir dans le métavers, et j'imagine que beaucoup de nos confrères nous suivront dans les prochaines semaines.

    Aujourd'hui, l'important pour nous est de se familiariser, de comprendre ce nouveau monde et d'en appréhender ses usages. Nous avons aussi une responsabilité liée à notre métier d'assureur et de position de leader, celle d'anticiper les risques du futur et d'apporter des solutions pour nos clients.

    Cela étant dit, il faut faire preuve de réserve et d'humilité. Nous savons à quel point ces choses-là évoluent vite, et nous sommes très loin de connaître la version finale de ce que sera le métavers. Nous allons donc tâcher d'être attentifs sur ces évolutions, et d'adapter les usages aux technologies ; aussi je souhaite que nous prenions position tôt.

    La Covid nous a également beaucoup marqué, et le virtuel a pris une part importante dans la vie de tous, que cela soit chez nous ou dans l'entreprise. Sans le digital, comment aurions-nous fait ? A nous de rendre les expériences virtuelles plus agréables, plus ludiques et moins contraignantes. Le métavers apportera-t-il de nouvelles solutions en ce sens demain ?

    Quels sont plus précisément vos projets sur ce terrain ?

    Les équipes d'Axa travaillent étroitement avec The Sandbox (une plateforme de métavers qui sera utilisée pour créer environnement et avatars, ndlr), Excelsior (un cabinet de conseil français en métavers, ndlr) et Metaverse Studio (un studio de production orienté métavers, ndlr) pour imaginer à quoi va ressembler notre présence dans le monde virtuel.

    "Les équipes d'Axa travaillent étroitement avec The Sandbox, Excelsior et Metaverse Studio"

    A nouveau, nous sommes humbles car tout est à imaginer. Parmi la liste de nos idées, au même titre que notre présence, attendue par les clients, sur les réseaux sociaux où nous leur répondons, celle dans le métavers pourrait avoir un objectif similaire.

    Le métavers est aussi une réelle opportunité de rencontres et d'interactions pour animer notre communauté de talents Tech qui compte aujourd'hui plus de 2 000 personnes. Cette année encore, nous allons recruter plusieurs centaines de nouveaux talents qui vont rejoindre nos tribus, pour notamment inventer l'assurance de demain. Y aura-t-il besoin d'agences virtuelles dans le métavers ? c'est une autre question que nous allons nous poser.

    J'ai appris qu'il y avait une tradition dans le métavers qui est l'Opening Party. Etant musicien moi-même et passionné de musique, j'espère par exemple que nous pourrons y organiser un concert comme nous avons pu le faire avec les équipes lors d'un événement avec tous nos collaborateurs.

    Sur quels bénéfices tablez-vous à l'issue de ces projets ?

    Nous sommes un groupe d'assurance définitivement tourné vers l'humain et le progrès humain. Cette impulsion forte que donne Thomas Buberl anime toutes nos équipes au quotidien dans tous les pays où nous sommes présents. Ça peut paraître paradoxal au moment où l'on parle d'avatars et de jumeaux numériques, mais quelles que soient les évolutions technologiques en ce sens, nous devons toujours rester proches des femmes et des hommes qui sont nos clients, où qu'ils soient, si nous souhaitons continuer à bénéficier de leur confiance et toujours mieux les servir. C'est avant tout pour cette raison que nous rentrons dans le métavers.

    Patrick Cohen est nommé directeur général d'Axa France en mars 2021. Titulaire d'un master of science en marketing de l'ESCP, il débute sa carrière dans l'industrie des biens de consommation en 1996 comme chef de marque chez PepsiCo France, puis rejoint Henkel France en tant que responsable marketing en 2001. Il est recruté par McKinsey en 2004 où il travaille pour de grandes institutions d'assurance. En 2007, il passe chez General Electric où il occupe successivement les postes de responsable marketing en Europe occidentale et de responsable marketing & stratégie Global Banking. Il rejoint Zurich Insurance en 2012 où il devient responsable mondial de la clientèle, de la distribution et du marketing, puis directeur général assurance des particuliers au Royaume-Uni. De 2016 à 2021, il est directeur général d'Axa Italie.

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    Fri, 18 Feb 2022 08:50:23 +0100https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1509423-axa-investit-le-metaverse/Antoine Crochet-DamaisJDN
    <![CDATA[Data préparation en machine learning : définition et fonctionnement]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1501329-data-preparation-en-machine-learning-definition/[DATAPREP] La préparation des données en machine learning consiste à collecter, nettoyer et organiser les data d'apprentissage en vue de les utiliser pour entrainer les modèles d'intelligence artificielle]]>
    Sommaire

    Qu’est-ce que la data préparation en machine learning ?

    Dans une optique de machine learning, la data préparation ou dataprep prépare les données d'entrainement en vue de leur ingestion par le modèle d'apprentissage. Il s’agit d’une étape préliminaire clés qui regroupe un ensemble de phases préparatoires, de la collecte jusqu’aux processus de validation des données. L'une des étapes centrale du processus consiste à formater les données, rectifier les éventuelles erreurs qu'elles peuvent comporter, et éventuellement les enrichir. 

    Concrètement, la data préparation en machine learning améliore la qualité des données avant leur traitement. La détection d’anomalies permet de corriger les biais qui pourraient avoir un impact négatif sur les résultats du modèle. En parallèle du machine learning, il est possible d’entreprendre une data préparation pour la visualisation de données et autres opérations d’analyse.

    Quelles sont les différentes étapes de la data préparation ?

    Comme évoqué précédemment, la data préparation en machine learning s’effectue en plusieurs étapes d’exécution :

    • la collecte des données ;
    • l’évaluation des données ;
    • le nettoyage, l'ajout ou la suppression de valeurs ;
    • la transformation et le formatage des données ;
    • la validation des données ;
    • le stockage ou le routage des données.

    A noter que le temps de prétraitement dépend du volume et de la complexité des données. Ensuite, leur traitement et analyse sera plus facile sur un délai réduit. Le gain de temps observé se confirme aussi lors d’opérations analytiques répétitives qui génèrent des flux d’entrée et de sortie constants.

    Quelle est la différence entre data préparation et data exploration ?

    La data préparation renvoie à la phase de transformation des données brutes en données exploitables. Lors de cette phase, elles sont collectées, nettoyées et formatées en fonction du processus de traitement à réaliser dans un second temps. L'exploration des données est l'épate suivante.

    L'exploration des données consiste à naviguer au sein du data set qui a été assemblé pour mieux l'appréhender. C'est une étape qui précède la création de tableaux de bord d'analyse décisionnel en business intelligence ou l'utilisation du data set pour entrainer un modèle de machine learning en IA.

    Quels sont les rôles des data sets d’entraînement, de validation et de test ?

    Le data set d’entraînement est utilisé en amont du processus de machine learning. C'est une base d'apprentissage (par exemple une série de photos de chat dans la reconnaissance d'image) utilisée pour entrainer le modèle et lui permettre ensuite de réaliser des prédictions sur la base de nouvelles données (soit reconnaitre des photos de chat qu'il n'a encore pas ingérées dans notre exemple).

    Comme son nom l'indique, le data set de validation a pour but d'aboutir à la validation du modèle qui a été entrainé. Il s'appuie sur des exemples (toujours d'images de chat pour poursuivre notre exemple) qui n'étaient pos présents dans le data set d'entraînement. Cette étape va permettre d'ajuster les paramètres du modèle. Quant au data set de test, il contrôle la performances du modèle final. Une démarche essentielle pour estimer sa précision et sa capacité à ne pas dériver (c'est-à-dire sa robustesse).

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    Thu, 17 Feb 2022 12:51:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1501329-data-preparation-en-machine-learning-definition/Antoine Crochet-DamaisJDN
    <![CDATA[Connexionnisme : définition et lien avec l'intelligence artificielle]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1501327-connexionnisme-definition/Dans une démarche de deep learning, le connexionnisme prône le recours aux réseaux de neurones artificiels, dont l'organisation se calque sur les réseaux neuronaux physiologiques, pour simuler l'apprentissage humain.]]>
    Sommaire

    Le connexionnisme, c'est quoi ?

    La théorie du connexionnisme sous-tend qu’il est possible de retranscrire les phénomènes mentaux par le biais de réseaux de neurones formels. Des modèles qui s’appuient sur un réseau d’ensembles d'unités d'exécution d'information (représentant les synapses) superposées en couches. Partant de-là, ils traitent l’information à travers des modèles de propagation d’activations de ces unités, s'actionnant au-delà d'un certain seuil. Le connexionnisme a aussi bien pour but de mieux appréhender le fonctionnement du cerveau que de créer des réseaux neuronaux artificiels en IA.

    Le principe du connexionnisme est employé dans de nombreux domaines d’expertise :

    • les sciences cognitives ;
    • les neurosciences ;
    • la psychologie expérimentale ;
    • la philosophie de l’esprit…

    Les champs d’études sont particulièrement vastes. Les études visent, entre autres, à une meilleure compréhension entre les réactions physiologiques et les réponses de l’esprit.

    En quoi le connexionnisme a-t-il inspiré l’IA ?

    Le connexionnisme a donné naissance aux réseaux de neurones formels utilisés en intelligence artificielle et deep learning. Ils se composent d'unités de traitement (neurones) liées entre elles par le biais de connecteurs (les synapses). Chaque unité reçoit et émet des données. Un réseau de neurones sera généralement composé de plusieurs couches, chacune composée à leur tour de plusieurs neurones connectés entre eux de couche en couche. 

    Après avoir été préalablement entraîné sur une base d'exemples, un réseau de neurones artificiel pourra typiquement être utilisé dans la reconnaissance d'images, pour reconnaître un chat par exemple. Chaque couche du réseau sera dédié à l'identification d'une caractéristique de l'animal : la silhouette, la tête, les deux oreilles, les quatre pattes, le pelage, etc. Les réseaux de neurones artificiels sont également très utilisés dans le traitement automatique du langage ou natural language processing (NLP).

    Connexionniste vs cognitivisme : quelles différences ?

    A l'instar du connexionniste, le cognitivisme est un courant de recherche scientifique issu des sciences cognitives et des neurosciences. Sa naissance remonte aux années 1950. Cette période est aussi marquée par l’émergence de l’informatique et des premiers travaux sur l’intelligence artificielle (IA). Le cognitivisme a eu une influence notable sur l’IA, car son principe repose sur l’expression de valeurs et de symboles à partir d’un ensemble de règles. Il part du principe que la manifestation d’un comportement intelligent (d’origine biologique ou artificielle) dépend de la capacité à traiter l’information en s’appuyant sur un langage formel. Pour l’informatique, on songe évidemment au langage binaire ainsi qu'au moteur de règles en IA.

    Par opposition au cognitivisme, le connexionnisme part de la notion de réseau de neurones. Un modèle qui se traduit tout d’abord par des valeurs d’activation comme vu plus haut. Le système doit ensuite être en mesure d’évoluer et de modifier ses variables d'activation en fonction des données d'entrée. A la différence du cognitivisme, il introduit ainsi une fonction d’apprentissage automatique. A noter que le moyen d’activation est susceptible de changer d’un cas d'usage à l’autre, l'apprentissage pouvant être par exemple supervisé ou non supervisé.

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    Thu, 17 Feb 2022 11:08:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/guide-de-l-intelligence-artificielle/1501327-connexionnisme-definition/Antoine Crochet-DamaisJDN
    <![CDATA[Scott White (Airtable) : "Airtable est utilisé par plus de 300 000 organisations"]]>https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1509295-scott-white-airtable/Le product leader détaille la stratégie de la plateforme de développement sans code pour 2022, quelques semaines après l'annonce d'une levée de 735 millions de dollars.]]>
    Scott White est product leader chez Airtable. © Airtable

    Comptant plus de 700 salariés, Airtable a levé 1,4 milliard de dollars depuis sa création en 2012. Lors de sa dernière levée de fonds en décembre 2021, à hauteur de 735 millions de dollars, sa valorisation se hissait à 11 milliards de dollars.

    JDN. Quelles sont les principales tendances que vous observez sur le front du développement no code et low code ?

    Scott White. De plus en plus de professionnels créent des applications métier en utilisant ces techniques. Cela s'explique notamment par un accroissement du nombre d'API donnant accès aux données des applications. Du coup, le marché a construit des plateformes no code tirant partie de ces API pour orchestrer des processus métier recourant à des informations de multiples sources. Le nombre de ces plateformes a explosé. Le no code permet aux professionnels qui n'étaient pas capables historiquement de développer des applications business de pouvoir le faire en toute autonomie pour résoudre des problèmes spécifiques au sein des grandes entreprises.

    La multiplication de ces API et outils no code a néanmoins contribué à créer des silos de données. Les salariés utilisent différentes plateformes qui ne sont pas intégrées entre elles. Dans ce contexte qui a été accéléré avec la crise du Covid et le travail à distance, les équipes ne disposent pas des mêmes données selon les équipes : marketing, produit, ingénierie… Face à cette problématique, les entreprises cherchent à créer une source universelle de vérité pour l'ensemble des contenus business. Et ce, en démocratisant l'accès à cette source et en permettant aux salariés de créer eux-mêmes des applications en se basant sur elle.

    Airtable a pour objectif de devenir cette source universelle de vérité...

    Airtable a effectivement pour vocation d'être un référentiel de données central. Un référentiel qui permette à l'entreprise de construire sans code des applications connectées par-dessus. Prenons l'exemple d'une feuille de route produit. Il s'agit d'un set de données fondamental pour planifier les travaux des équipes produit et d'ingénierie, séquencer les ressources, établir des délais... Ce cas d'usage orienté roadmap est aussi valable pour le marketing qui doit établir des dates de lancement commercial, des campagnes de promotion, de relation presse, etc. Un data set qui est valable pour une équipe l'est ainsi pour de nombreuses autres. Il peut être réutilisé à l'infini.

    "80% du Fortune 100 recourent à notre plateforme"

    Au-delà de la feuille de route, nous proposons des modèles applicatifs pour d'autres cas d'usage : calendrier, catalogue de produits, base de données client... Plus important, Airtable permet de les personnaliser, notamment en vue d'orchestrer et d'automatiser les processus métier associés. Historiquement, les données étaient fédérées dans des bases de données SQL auxquelles les non-informaticiens n'avaient pas accès. Airtable change complément la donne. Il donne la possibilité de fluidifier, à la volée, la collaboration entre les équipes

    Combien comptez-vous de clients ?

    Plus de 300 000 organisations utilisent Airtable à travers le monde, dont 80% du Fortune 100 (plus de 15 millions de bases de données ont été créées sur la plateforme, ndlr). En France, Louis Vuitton figure parmi nos principaux clients.

    Comment se structure Airtable ?

    La plateforme combine trois fondamentaux. Il y a d'abord la couche de données. Elle permet de créer une base relationnelle en combinant plusieurs tableaux (par exemple relatifs aux clients, aux produits, etc., ndlr) qu'il est possible d'associer entre eux. Au sein de ces tableaux, on définit des colonnes pouvant contenir des données textuelles, des images, des fichiers, ou encore des cases à cocher. Le second niveau est la logique applicative qui se traduit par des automatisations. Par exemple si un formulaire est soumis via Airtable, on pourra paramétrer un trigger pour automatiser l'envoi d'un mail ou d'un message Slack, ou encore générer une nouvelle entrée dans une autre base de données. Troisième et dernière brique : l'interface utilisateur. Sur ce terrain, nous avons récemment lancé ce que nous appelons l'Interface Designer. Cet outil permet de manipuler la donnée, non pas sous la forme de feuille de calcul, mais d'application. Un site web ou un logiciel SaaS par exemple.

    "Nous allons continuer à développer nos fondamentaux avec une orientation qui restera résolument no code"

    Pour résumé, Airtable est une plateforme applicative reposant sur des bases de données relationnelles. Il absorbe les données et exécute la logique logicielle définie par l'utilisateur pour générer des applications sans code. Cette structure peut répondre à de nombreuses problématiques métier, de la planification de fabrication à la gestion comptable en passant par la gestion de projet ou la gestion de la relation client.

    Quel est le principal cas d'usage d'Airtable ?

    Sur les deux dernières années, nous avons observé une explosion de l'utilisation d'Airtable sur le terrain du développement de produits digitaux et du marketing digital. Le périmètre de ces cas d'usage recouvrait souvent l'ensemble de l'entreprise. Avec à la clé des process variés : collecte des feedbacks des clients, priorisation de feuille de route, gestion de projet numérique, gestion des lancements, du reporting de résultat, orchestration des ressources humaines en fonction des tâches à réaliser...

    Quelle est votre propre feuille de route en matière de R&D ?

    Nous allons continuer à développer nos fondamentaux avec une orientation qui restera résolument no code. Au niveau de la couche data, nous comptons accroître le nombre de types de champ et de relations possibles entre les données, mais aussi fournir une vision de haut niveau pour identifier et gérer ces relations. Côté logique applicative, nous allons intégrer Airtable avec un nombre plus grand d'outils tiers conçus pour orchestrer les processus métier. Des produits orientés par exemple génération de documents ou de rapports, qui pourraient reprendre les données d'Airtable. Enfin, nous continuerons à améliorer l'interface utilisateur pour permettre de créer et propulser de véritables logiciels SaaS propriétaires (en marque blanche, ndlr).

    En même temps, nous nous concentrons sur la création d'expériences verticales de premier plan, notamment pour le développement de produits digitaux et le marketing digital. Ce qui passe par de nouvelles fonctionnalités, mais aussi de nouvelles intégrations avec des applications tierces dans ces domaines. Les grandes entreprises étant notre segment de marché avec la croissance la plus rapide, nous renforçons également la capacité de la plateforme à passer à l'échelle sur de forts volumes de trafic, y compris sur des périmètres de grands groupes internationaux, avec toutes les problématiques de sécurité que cela comporte.

    Diplômé de Stanford, Scott White a précédemment travaillé chez Dropbox, mais aussi pour la fintech Wealthfront et pour la société de livraison alimentaire Instacart. En janvier 2019, il fonde Walrus.ai, un service SaaS de DevTestOps no code, qui sera acquis par Airtable en décembre 2021. Scott White rejoint alors la société San Francisco comme product leader.

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    Wed, 16 Feb 2022 19:33:00 +0100https://www.journaldunet.com/solutions/dsi/1509295-scott-white-airtable/Antoine Crochet-DamaisJDN