<![CDATA[Vincent Touveneau : Dernier contenus]]>/account/vincent-touveneau-126028frFri, 25 Feb 2022 04:27:27 +0100Fri, 25 Feb 2022 04:27:27 +0100<![CDATA[Finary lève 8 millions d'euros pour commencer sa mue en banque privée]]>https://www.journaldunet.com/economie/finance/1509551-finary-leve-8-millions-d-euros-pour-commencer-sa-mue-en-banque-privee/La start-up française de suivi du patrimoine réunit ses investisseurs historiques Speedinvest et Y Combinator pour cette série A, et compte en sus faire appel à ses utilisateurs via du crowdfunding.]]>Un peu plus d'un an après sa création, Finary, plateforme française de suivi et gestion de patrimoine, annonce ce 24 février une seconde levée de fonds, après un premier tour de table de 2,2 millions d'euros en mai 2021. "Nous levons 8 millions d'euros auprès de nos investisseurs historiques, Speedinvest et Y Combinator. Participent également des business angels comme Steve Anavi et Alexandre Prot (Qonto) ou encore Eric Demuth (Bitpanda)", détaille le cofondateur de la start-up, Mounir Laggoune, qui assure que "parmi ces 8 millions d'euros, il n'y a pas de dette, seulement de l'equity".

"Nous espérons au moins 500 000 euros via le crowdfunding"

Originalité de cette levée de fonds, elle s'accompagne d'une opération de crowdfunding qui va permettre aux utilisateurs de la plateforme d'en devenir actionnaires, à partir de 10 euros seulement d'investissement. "Nous espérons au moins 500 000 euros pour confirmer l'intérêt du public", confie Mounir Laggoune.

À ce jour, la start-up compte plus de 30 000 membres actifs mais espère multiplier ce chiffre par 10 d'ici 2023. Ces 30 000 membres cumulent plus de 10 milliards d'euros de patrimoine. Comment Finary se rémunère-t-il ? Via une souscription premium à 15 euros par mois ou 120 euros par an. La start-up ne communique pas en revanche le nombre d'abonnements souscrits.

L'essentiel des fonds levés sera injecté dans l'innovation, selon trois axes de développement : l'internationalisation du marché chez les pays voisins (Allemagne, Royaume-Uni et Suisse), l'expansion du nombre d'employés (+50 fin 2022) et la transformation de Finary en banque privée.

Private equity, DeFi et NFT

Finary affichait déjà son ambition d'offrir des services de banque privée lors de sa création en décembre 2020. Désormais, le calendrier s'est affiné, en partie bâti à partir des avis de ses clients. Le service de banque privée s'installera progressivement à partir de fin 2022, avec, parmi les investissements proposés, du private equity, de la finance décentralisée et des NFT, "des produits plutôt récents et difficiles à comprendre", justifie Mounir Laggoune. Les produits comme les assurances vie et l'immobilier ne seront pas représentés.

L'intention de Finary étant d'ouvrir le secteur au plus grand nombre, la start-up ne demandera pas de capital de départ trop élevé. "Alors que les grandes banques privées offrent des tickets d'entrée à des prix astronomiques, nous souhaitons proposer des services pour les budgets plus modestes".

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Wed, 23 Feb 2022 23:00:03 +0100https://www.journaldunet.com/economie/finance/1509551-finary-leve-8-millions-d-euros-pour-commencer-sa-mue-en-banque-privee/Vincent TouveneauJDN
<![CDATA[Les fintechs françaises du paiement sous toutes les coutures]]>https://www.journaldunet.com/economie/finance/1509369-fintech-a-quoi-ressemblent-les-start-up-francaises/Le Village CA Paris et Deloitte se sont penchés sur les start-up hexagonale du paiement. Au menu : leur niveau de disruption, les activités qui séduisent le plus les investisseurs, et la typologie de service.]]>L'accélérateur de start-up Le Village CA Paris et la firme d'audit Deloitte ont passé au crible les fintech françaises du paiement.  Premiers enseignements de leur étude*, plus de 70% d'entre elles ont été créées après 2014  et elles sont 77% à se concentrer sur le BtoB. Parmi ces dernières: 

  • 38% visent les commerçants et entreprises pour leur permettre d'encaisser des paiement  (Fintecture, Lemonway et Dejamobile)
  • 28% concernent la gestion de paie, des réservations, ainsi que des services associés aux cartes professionnelles (PayFit, Zenchef ou Mooncard). 
  • 23% ont pour but de solutionner des problèmes de niche concrets pour les particuliers (partage de frais, épargne automatiques et micro-dons)
  • 11% portent sur les nouvelles infrastructures (agrégation de comptes, mise en place de réseaux de paiement et monnaies digitales)

Le Village CA Paris et Deloitte dressent également une typologie de ces innovations : celles de rupture qui créent de nouveaux usages et de nouveaux marchés, les innovations adjacentes qui créent un nouvel usage à un produit existant et les Innovations incrémentales qui optimisent un produit existant pour un marché existant.

Qui lève quoi ?

Le rapport identifie une concentration des financements les plus significatifs autour de plusieurs cas d'usages :

  • les levées de fonds comprises entre 300 et 500 millions d'euros pour la gestion de la paie, les paiements fractionnés et les services associés aux cartes bancaires pro
  • les levées entre 100 et 300 millions d'euros pour les paiements entre particuliers, et les solutions d'acceptations omnicanales et en ligne

*Le périmètre de recensement des acteurs a été défini selon deux critères : le marché français, et la non prise en compte des néo-banques (leur business model portant sur la fourniture de comptes bancaires en ligne et non pas de services spécifiques de paiements).

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Wed, 16 Feb 2022 18:13:16 +0100https://www.journaldunet.com/economie/finance/1509369-fintech-a-quoi-ressemblent-les-start-up-francaises/Vincent TouveneauJDN
<![CDATA[La start-up de paiement fractionné Alma lève 115 millions d'euros]]>https://www.journaldunet.com/economie/finance/1509201-la-start-up-de-paiement-fractionne-alma-leve-115-millions-d-euros/La fintech accueille trois nouveaux investisseurs, dont Tencent, et se concentrera en 2022 sur l'international en plus de nouveaux produits.]]>Alma n'a pas connu la crise avec sa solution de paiement fractionné pour les commerçants. Elle annonce ce 10 février une levée de fonds de 115 millions d'euros qui rassemble des investisseurs historiques (Cathay Innovations) et des nouveaux venus. "Cette levée de fonds de série C est la trajectoire habituelle d'une start-up qui grossit et investit de plus en plus", se félicite Louis Chatriot, président et fondateur d'Alma. En parallèle, Alma lève 95 millions d'euros pour financer les paiements.

"Cathay Innovations reste l'un de nos partenaires les plus actifs depuis la série B. D'ailleurs, nous avons noté un fort intérêt des investisseurs historiques. Parmi les nouveaux investisseurs, nous comptons Tencent en Chine. Ils possèdent des outils de paiement populaires comme Tenpay et nous considérons qu'ils savent gérer un grand nombre de problèmes dans le domaine." Deux autres nouveaux investisseurs arrivent : GR Capital et Roosh Ventures, le premier focalisé sur l'Europe, le second sur l'Europe et les Etats-Unis. Interrogé sur la valorisation globale de la start-up, Louis Chatriot répond qu'Alma n'a pas encore atteint le statut de licorne.

Un oeil sur l'Europe de l'Est

Côté business, "Alma enregistre un volume transactionnel d'un milliard d'euros par an, avec une commission de 3,8% pour le paiement en 3 fois et 4,2% pour le paiement en 4 fois." Alma compte aujourd'hui 6 000 marchands utilisateurs de sa solution. "Le paiement fractionné fait déjà partie de la boîte à outils du commerçant", résume Louis Chatriot, et la liste des clients retail prestigieux s'allonge de jour en jour, avec des références comme Alain Afflelou, Printemps et Ankorstore. Un pas de géant depuis la création de la société en 2018 alors qu'Alma possédait seulement une centaine de clients.

"Aujourd'hui, nous cherchons l'expansion, avec notamment des acteurs d'Europe de l'Est et de nouvelles implantations." À propos des effectifs de la start-up (plus de 200 aujourd'hui), Louis Chatriot assure que la levée de fonds permettra de créer des postes d'ingénieur, mais aussi dans le commercial et le marketing. "Nous prévoyons de compter 450 employés avant la fin 2022 et 650 en 2023. Nous opérons actuellement dans cinq pays, mais nous souhaitons ouvrir de nouveaux marchés dans des pays comme les Pays Bas, le Luxembourg, le Portugal, l'Irlande et l'Autriche."

Trois projets

Pour préparer l'avenir, Alma ne se limite pas à l'internationalisation. Trois gros projets sont dans les cartons : la possibilité pour les consommateurs de payer partout avec une application Alma, même si le magasin n'est pas équipé de la solution, du paiement BtoB, et du paiement fractionné non plus en 3 ou 4 fois mais en 12.

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Thu, 10 Feb 2022 14:00:03 +0100https://www.journaldunet.com/economie/finance/1509201-la-start-up-de-paiement-fractionne-alma-leve-115-millions-d-euros/Vincent TouveneauJDN
<![CDATA[Pierre Noizat (Paymium) : "Il faudra attendre deux ou trois ans pour voir des innovations sur l'écosystème bitcoin"]]>https://www.journaldunet.com/economie/finance/1509153-pierre-noizat-paymium/Pionnière du bitcoin en France, Paymium compte désormais 220 000 clients dans l'Hexagone et a obtenu le PSAN en 2021. Echange avec son fondateur, qui voit l'avenir du bitcoin d'un œil serein.]]>
Pierre Noizat, fondateur de Paymium. © Paymium

JDN. Quelles sont les perspectives de marché des cryptos en 2022, sachant que l'année démarre avec une chute des bourses traditionnelles ?

Pierre Noizat. Il est intéressant de voir que la chute du cours du bitcoin correspond souvent à des facteurs exogènes comme les variations de taux. Les quantitatives easing (rachats de dettes publiques par les banques, ndlr) commencent à ralentir et la crise du Covid diminue elle aussi. Nous entrons dans une zone de turbulences des marchés mais selon moi, tout devrait reprendre assez vite dans le courant de l'année. Pour un investisseur, le bitcoin reste un bon placement sur trois ans, car jusqu'à présent, même si vous aviez acheté au mauvais moment, vous n'avez rien perdu sur cette période et dans le meilleur des cas, vous avez fait une belle plus-value (+500% en trois ans). Depuis dix ans, le prix moyen du bitcoin augmente de 200% à 300% par an. 

Quoi de neuf avec la technologie bitcoin, avec notamment l'implantation de Taproot ?

Taproot est une avancée technologique importante, une mise à jour qui permet une plus grande confidentialité des transactions. Le langage de script est enrichi pour faire des smart contracts. Cela rend les transactions plus difficiles à retracer, ce qui nous rapproche du cash électronique, c'est -à -dire une valeur non confiscable. Il faudra attendre deux ou trois ans pour voir les innovations sur l'écosystème bitcoin. Les performances de la blockchain bitcoin sont aussi améliorées par Lightning, qui permet un nombre important de transactions par secondes, chose impossible avant.

"Si Paymium propose un jour des NFT, nous serons sélectifs dans nos listings"

En 2022, Paymium ne proposera pas de services de finance décentralisée, pourtant à la mode sur les plateformes d'exchange. Y a-t-il une chance que Paymium offre ce genre de services un jour ?

Chez Paymium, nous avons un focus grand public et notre mission est d'aider les gens à accéder aux cryptos, le bitcoin en particulier. Notre focus est de pouvoir offrir du bitcoin à un maximum de gens. Nous n'avons pas souhaité rentrer dans ces complications car le lending et le staking sont des opérations risquées, surtout si le cours d'une monnaie dévisse. Les NFT, par exemple, me semblent plus intéressants, même si aujourd'hui certains projets semblent encore farfelus, ce que nous avons constaté depuis le bull run de la fin de 2021. Si Paymium propose un jour des NFT, nous serons sélectifs dans nos listings, et nous restons attentifs aux nouveaux cas d'usages, notamment la propriété intellectuelle dans la musique avec les NFT. Les tokens suscitent aussi l'intérêt de Paymium et notamment les jetons ERC-20 de la blockchain Ethereum.

Les géants des exchanges cryptos comme Binance se heurtent à de gros problèmes de régulation et de compliance. 2022 sera-t-elle l'année de la régulation pour les crypto-monnaies ?

Plus les crypto-monnaies sont adoptées, plus on progresse et plus le domaine entre dans le radar du régulateur. L'intérêt des cryptos reste quand même qu'elles sont décentralisées, et elles doivent rester non confiscables. Pendant la crise de la Covid, nous avons pu observer que certaines administrations mondiales sont devenues hors de contrôle et que nos libertés, notamment monétaires, peuvent être confisquées à tout moment. Reste que la régulation des plateformes est inéluctable. Paymium, par exemple, dispose de la certification PSAN, un sésame indispensable pour être légitime sur le marché français depuis 2021.

Pensez-vous que la présidentielle française aura un impact sur le domaine des crypto-monnaies en France ?

Malheureusement, le domaine des crypto-monnaies n'est pas exploitable pour se faire élire, et c'est pourquoi les politiques n'évoquent pas du tout le sujet. Les candidats auraient pu comprendre que le financement de leur campagne aurait pu se faire par le biais de tokens mais ils restent dans un système de financement traditionnel, où l'on s'endette pour sa campagne en espérant faire plus de 5% des votes. Ce système de financement avantage grandement les grands partis et les élections ne se prêtent pas du tout au débat du pluralisme monétaire.

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Tue, 08 Feb 2022 16:07:20 +0100https://www.journaldunet.com/economie/finance/1509153-pierre-noizat-paymium/Vincent TouveneauJDN