<![CDATA[Célia Garcia-Montero : Dernier contenus]]>/account/celia-garcia-montero-28180frFri, 25 Feb 2022 04:28:23 +0100Fri, 25 Feb 2022 04:28:23 +0100<![CDATA[SCHC : le standard d'Acklio pour les réseaux IoT]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-de-l-iot/1490575-schc-le-standard-d-acklio-pour-donner-aux-reseaux-iot-un-langage-commun/[SCHC] La technologie développée à l'initiative de la start-up Acklio est devenue un standard mondial pour rendre interopérables les réseaux IoT avec l'IP.]]>
Sommaire

Qu'est-ce que SCHC ?

SCHC, pour Static Context Header Compression technology (SCHC), à prononcer "chic", est un système de compression et de fragmentation des en-têtes utilisées à la signalisation des messages envoyés par les objets connectés. Greffé à la fois à l'objet connecté et au cœur du réseau, SCHC assure la compatibilité des réseaux LPWAN (LoRaWAN, Sigfox, NB-IoT, et LTE-M) aux protocoles IP. Autre avantage au-delà de cette interopérabilité : en réduisant le volume de données transmises, SCHC a un impact direct sur la qualité de la communication (latence, perte de paquets), l'autonomie des objets connectés - donc la durée de vie de leur batterie - et la charge des réseaux.

Le système d'Acklio

Ce système de compression a été développé à l'initiative de la start-up française Acklio. Alexander Pelov et Laurent Toutain, les deux cofondateurs d'Acklio, ont commencé à travailler en laboratoire dès 2012 sur le sujet d'interopérabilité des réseaux IoT. "Nous nous sommes basés sur le fait qu'un objet connecté industriel a un comportement prévu lors de sa fabrication. Par exemple, un compteur d'électricité communicant ne servira qu'à faire remonter des données sur les consommations d'énergie. Il n'aura jamais une fonction de détecteur de présence prévu pour les parkings. Nous pouvons alors dresser la liste des types d'échanges pour n'envoyer que le minimum d'informations en quelques octets et économiser le trafic réseau, par exemple la consommation, au lieu du message complet indiquant qu'il s'agit de la consommation", explique Alexander Pelov. Les messages sont décompressés à leur arrivée sur le système d'information.

Après trois ans de travail, pour lequel ils ont bénéficié de l'expertise de l'IMT Atlantique, ils ont fondé Acklio en 2016 et ont passé les trois années suivantes sur la standardisation de la technologie. "Le plus compliqué a été de convaincre l'IETF de l'intérêt de la technologie sur le marché", confie Alexander Pelov, se félicitant notamment d'avoir réuni l'Alliance LoRa et Sigfox dans le projet. La start-up a levé deux millions d'euros en décembre 2019. 

La technologie a été reconnue le 16 avril 2020 comme standard international par l'organisme IETF. Pour la rendre accessible à tous, Acklio propose un kit de développement destiné aux développeurs souhaitant utiliser la technologie pour leur propre projet. 

SCHC over LoRaWAN

Le standard SCHC over LoRaWAN a été publié en 2020 (RFC 9011) par l'IETF. La première application de SCHC sur LoRaWAN concerne les compteurs d'électricité intelligents, un sujet sur lequel travaille Acklio depuis 2019, avec la LoRa Alliance et la DLMS User Association. Un nouveau standard est donc développé pour spécifier SCHC comme couche d'adaptation pour les déploiements de compteurs d'électricité DLMS sur LoRaWAN. Une première expérimentation a été réalisée avec des compteurs électriques en 2020.

Acklio a initié des déploiements sur le terrain, notamment avec deux fabricants de compteurs d'électricité chinois. "Il était impossible d'utiliser un réseau LoRaWAN pour cet usage sans procéder à des développements spécifiques nécessitant au moins un an de travail, en raison du fonctionnement en IP des compteurs d'électricité et de leurs échanges d'informations de manière bidirectionnelle. SCHC permet d'accélérer les mises sur le marché", souligne Alexander Pelov, PDG d'Acklio.

SCHC permettra aux fabricants de compteurs électriques d'ajouter LoRaWAN en complément du CPL dans les zones rurales, où  installer des relais pour le CPL est onéreux, mais surtout de déployer le smart metering de manière plus flexible dans les marchés émergents avec des prix compétitifs.

SCHC permet de garder l'environnement applicatif standard d'origine : la plateforme applicative voit le compteur LoRaWAN comme un compteur classique DLMS, et aussi comme un objet IP qu'il peut adresser classiquement. © Acklio

SCHC sur le NB-IoT

Acklio a réalisé les premières expérimentations de SCHC sur NB-IoT avec Nordic Semiconductor. © Acklio

La compression d'en-tête est également possible avec le réseau NB-IoT. Pour évaluer les gains, Acklio a collaboré avec Nordic Semiconductor. Le système, utilisé sur un Nordic nRF9160 SiP, avec le réseau de Deutsche Telekom IoT Creators, a abouti à une "optimisation du débit de l'ordre de 60%", ont indiqué les deux partenaires en février 2022. Selon eux, le résultat "renforce aussi la sécurité du réseau IoT cellulaire". SCHC rend par ailleurs la méthode de communication NIDD, optionnelle sur un nombre croissant de réseaux NB-IoT, compatible avec IPv6. L'expérimentation a permis d'obtenir une réduction de 74% du trafic lors de l'utilisation de SCHC avec NIDD par rapport aux communications NB-IoT conventionnelles.

SCHC for CoAP pour l'IPv6

Pour les réseaux cellulaires, SCHC vise une optimisation du trafic en réduisant le volume de données transmises. Acklio a travaillé à l'implémentation de son mécanisme sur CoAP, un protocole de transport des messages basé sur un écosystème d'applicatifs et lui aussi standardisé par l'IETF. "CoAP est un protocole flexible auquel on peut ajouter des options pouvant s'afficher avec des tailles d'entêtes différentes. Anticiper cette variabilités des en-têtes a représenté le challenge le plus important dans la compression", explique Marianne Laurent, CMO chez Acklio. Des tests ont été menés avec Orange : "Nous avons fait une expérimentation autour d'une application de suivi en IPv6. SCHC apporte des gains de 60% sur des communications IPv6 sécurisées de bout en bout et de 20% sur des messages CoAP/LwM2M us", s'est réjoui dans un communiqué Dominique Barthel, principal research engineer chez Orange Labs.

SCHC et les réseaux satellitaires

C'est par une étude commanditée en 2020 par le CNES qu'Acklio en est venu à tester la performance de SCHC avec les réseaux satellitaires. SCHC a été comparé avec le protocole utilisé initialement dans les réseaux satellitaire, le standard RoHC (Robust Header Compression, RFC 3095), dans des contextes différents. RoHC utilise un mécanisme de compression dynamique, optimisé en fonction des flux de données et de la qualité du lien radio. Il se révèle adapté pour les usages comprenant du streaming ou de la voix par IP.

Or, l'usage de l'IoT est moins adapté. Une affirmation confirmée par l'étude, qui souligne la pertinence de SCHC pour des échanges courts, du type IoT ou sessions brèves en TCP. Acklio poursuit ses travaux pour intégrer SCHC dans une suite logicielle dédiée au marché satellitaire et cherche des partenaires dans les domaines LEO et GEO pour appliquer ces optimisations à de nouveaux cas d'utilisation. 

Quel apport pour les entreprises ?

Acklio met en avant le fait que SCHC simplifie la fabrication des objets connectés. "L'applicatif d'un objet connecté est dépendant de la technologie utilisée. Rendre les réseaux interopérables permet de les développer d'une seule manière et d'éviter le recours à des passerelles", affirme Alexander Pelov. Autre avantage : en prévoyant le comportement des capteurs, la technologie en assure la sécurité, puisque tout trafic suspect est ainsi détecté.

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Thu, 24 Feb 2022 14:32:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-de-l-iot/1490575-schc-le-standard-d-acklio-pour-donner-aux-reseaux-iot-un-langage-commun/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Google Nest : à partir du 25 février, les appareils seront plus transparents]]>https://www.journaldunet.com/web-tech/dictionnaire-de-l-iot/1443031-google-nest-a-partir-du-25-fevrier-les-appareils-seront-plus-transparents/Google Nest change ses conditions d'utilisation à partir de ce 25 février 2022. Dans les usages, rien de nouveau. Mais la marque accepte de donner plus d'informations sur le fonctionnement de ses produits.]]>
Sommaire

[Mis à jour le 23 février à 15h15] Google Nest entend devenir plus transparente. La marque a décidé de modifier ses conditions d'utilisation à partir de ce 25 février 2022 dans un double objectif : indiquer de manière plus claire comment elle développe et met à jour ses appareils et services, et rendre plus lisible aux utilisateurs ses documents juridiques. Les utilisateurs pourront "mieux comprendre ce qu'ils peuvent attendre de Google lorsqu'ils utilisez ses appareils et services", fait savoir l'équipe Google Nest. Par exemple, la marque rappelle que "les appareils et services Nest peuvent être suspendus temporairement, sans préavis, pour des raisons de sécurité, de panne du système, de maintenance et de réparation, ou pour d'autres circonstances, sans remboursement pour ces suspensions temporaires.

Un mois avant ces changement de conditions d'utilisation, Google Nest a publié une page d'assistance pour donner davantage d'informations sur le fonctionnement de ses produits en fonction des conditions climatiques. Cette dernière indique "qu'à des températures inférieures à zéro, la batterie lithium-ion de votre caméra ou sonnette Google Nest ne pourra pas se recharger".  En janvier en Amérique du Nord, de nombreux propriétaires de caméras et de sonnettes Nest ont rencontré des problèmes avec leur produit : la batterie se déchargeait très rapidement. La marque a reconnu que "leur espérance de vie est potentiellement réduite de moitié lorsque le thermomètre plonge à -20°C".

Qu'est-ce que Google Nest ?

Google Nest est la marque regroupant l'ensemble des objets connectés de la maison intelligente de Google, un secteur dans lequel le géant américain cherche à s'imposer. Après avoir réuni les équipes de Google Home et Nest puis renommé ses produits, Google Nest perfectionne ses appareils domotiques. 

Google Nest mini

Rebaptisée Nest Home Mini, cette petite enceinte connectée destinée à étendre la portée de Google Assistant. Elle est équipée d'un haut-parleur plus imposant et d'un port jack pour la relier à un autre terminal et offrir une meilleure qualité du son. 

Google Nest Hub

Le Google Nest Hub est commercialisé en France depuis mai 2019. © Google Nest

En octobre 2018, Google a dévoilé son Google Home Hub, une enceinte intelligente dotée d'un écran et disponible en quatre couleurs. Produit phare de l'entreprise, le Google Home Hub est renommé Google Nest Hub en mai 2019, au moment où le groupe rebaptise Nest en Google Nest. Le produit est arrivé en France le 28 mai 2019, après une première commercialisation aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Australie. Vendu au prix de 129 euros, le Google Nest Hub vient concurrencer sur le marché le Smart Display de Lenovo, fonctionnant aussi avec Google Assistant, et l'Echo Show d'Amazon.

Concrètement, le Google Nest Hub est une enceinte connectée enrichie d'un écran tactile de 7 pouces dont la luminosité s'adapte à l'ambiance de la pièce. Il permet à l'utilisateur d'afficher une vidéo qui complète les informations fournies par Google Assistant pour répondre à sa requête. Par exemple, l'utilisateur peut lancer sur son Google Nest Hub une vidéo Youtube sur une recette de cuisine pour aller plus loin que la liste des ingrédients demandés à Google Assistant.

Quand il n'est pas utilisé, le Google Nest Hub peut servir de cadre numérique. Il diffuse alors les clichés tirés de l'application Google Photos. Au niveau de la sécurité, le Google Nest Hub peut se combiner avec la sonnette vidéo Hello et afficher la personne sonnant à la porte.

Une deuxième version, le Google Nest Hub Max, est commercialisée depuis le 9 septembre 2019, toujours aux Etats-Unis, en Angleterre et en Australie dans un premier temps. Cette enceinte, qui mesure 10 pouces (au lieu de 7 pouces), intègre une caméra pour des fonctions de reconnaissance faciale. Avec elle, Google Nest entend développer les appels vidéo et la surveillance de l'habitat à distance à partir de ses enceintes connectées.

Depuis octobre 2020, les enceintes connectées dotées d'écran Nest Hub et Nest Hub Max peuvent gérer un compte personnel et un compte professionnel. L'affichage a par ailleurs été modifiée pour permettre aux utilisateurs de visualiser la météo, des actualités ou leurs photos à côté de leur requêtes. Google continue à faire évoluer ses produits : depuis août 2021, tous les Google Nest Hub de première génération fonctionnent avec le nouveau système d'exploitation de Google, Fuchsia

Google Nest Audio

Lors de son événement annuel de présentation de ses nouveaux produits le 30 septembre 2020, Google a annoncé l'arrivée sur le marché d'une enceinte connectée remplaçant Google Home. Baptisée Nest Audio, cette enceinte se veut dédiée à la musique. Elle aurait une puissance 75% supérieure (30 Watts RMS annoncés) et des basses 50% plus riches que le modèle Google Home. Dépourvue de batterie, elle doit nécessairement être branchée sur une prise secteur pour fonctionner. Par rapport au Google Home qu'elle vient remplacer, l'enceinte Google Nest Audio s'avère un peu plus large (124 mm contre 96,4 mm) et plus haut (175 mm contre 142,8 mm). Commercialisée au prix de 99,99 euros, la Google Nest Audio est disponible en pré-commande jusqu'à sa mise sur le marché le 15 octobre 2020.

Google Nest Wifi

Le Google Nest Wifi est un routeur wifi reposant sur le principe du maillage et permettant d'étendre la portée du réseau sur 120 mètres carrés. Couplé à un ou plusieurs points d'accès, le Google Nest Wifi offre une couverture allant jusqu'à 210 mètres carrés. L'objectif : bénéficier d'une connexion identique dans toute la maison. Le point d'accès Nest Wifi intègre un haut-parleur et l'Assistant Google permettant différentes fonctionnalités, tout en gérant le réseau Wifi. Google indique que le routeur Nest Wifi avec un seul point d'accès suffit pour gérer jusqu'à 200 appareils connectés. 

Google Nest Cam

Google Nest propose quatre modèles de caméras pour l'intérieur et l'extérieur. La première, la Nest Cam Indoor, a été mise au point en juin 2015, un an après le rachat de la start-up Dropcam pour bénéficier de son savoir-faire. La version outdoor est achevée en juillet 2016. L'année suivante, en juin 2017, Nest lance sa Nest Cam IQ, un modèle haut de gamme de la Nest Cam Indoor, qui est doté de fonctions imperméables en septembre 2017 pour sa version outdoor et de Google Assistant en 2018. En août 2021, Google Nest a fait passer sa caméra extérieure au sans fil.

Pour garantir le respect de la vie privée, les caméras Google Nest maintiennent allumé un témoin lumineux quand elles filment. © Google Nest

Sur ce marché des caméras de surveillance grand public, Google Nest essaie de se démarquer en faisant valoir la qualité de sa prise de vue. Sa Nest Cam IQ est équipée d'un capteur de huit millions de pixels, d'un zoom et de fonctions de suivi intelligent. 

Seul bémol : une faille de sécurité a été détectée en février 2019, quand des hackers se sont adressés à des utilisateurs par l'intermédiaire de leur caméra de sécurité Nest. L'entreprise a recommandé à ses utilisateurs de changer leur mot de passe et d'activer l'identification à deux facteurs. 

Google Nest Doorbell

Avec ses caméras, Nest surveille de l'intérieur de l'habitat, mais sa Google Nest Doorbell lui permet aussi de garder un œil sur l'extérieur de la maison. L'entreprise a présenté en septembre 2017 un interphone connecté, disponible en France depuis juin 2018.

Compatible avec Google Assistant pour permettre à l'assistant vocal de prévenir l'habitant de la présence d'un visiteur, la sonnette Doorbell envoie également des notifications par mobile ou e-mail pour quatre types d'alerte : la présence d'un véhicule, d'un animal, d'un colis déposé devant la porte et bien sûr quand quelqu'un se présente devant la porte, même sans sonner. La caméra détecte en effet les variations sonores et les mouvements et reconnaît par ailleurs les visages. Les contacts enregistrés dans Google avec leur photo sont ainsi identifiés quand ils sonnent chez l'utilisateur. La caméra dispose par ailleurs d'un historique des événements permettant de revoir jusqu'à trois heures de vidéo, analysée par une intelligence avancée qui permet de vous montrer uniquement les activités qui vous intéressent, plutôt que de nombreuses alertes inutiles générées par la détection d'un mouvement.

Comment connecter sa maison avec Google Nest ?

Tous les produits Google Nest fonctionnent avec l'application Google Home, disponible sur Android mais aussi sur iOS. Il suffit à l'utilisateur d'ajouter des produits dans son compte. Par exemple, pour connecter l'enceinte Google Nest Audio, l'utilisateur doit sélectionne le "+" dans son application pour configurer un appareil et choisir les haut-parleurs. 

Thermostats Nest

Nest s'est lancé sur le marché en développant son savoir-faire autour du thermostat connecté. La première génération de ses Nest Learning a été commercialisée en octobre 2011, suivie d'une deuxième génération en octobre 2012 et d'une troisième en septembre 2015.

En août 2017, Nest lance le Thermostat E, une version en plastique qu'elle veut plus accessible à 219 euros (contre 249 euros pour le Nest Learning 3e génération). Ce nouveau modèle est vendu en France en octobre 2018 avec quelques ajustements pour le rendre compatible avec la plupart des systèmes de chauffage central grâce à son boîtier Heat Link E, à brancher sur les chaudières.

Ce Thermostat E est doté de multiples capteurs pour mesurer la température, le taux d'humidité de la pièce, la lumière ambiante afin d'adapter la luminosité de l'écran, et dispose d'un détecteur de présence pour éteindre le chauffage pendant l'absence des utilisateurs. Contrôlable à distance via son application, le thermostat est également réglable par commande vocale avec l'Assistant Google. Par contre, Google a supprimé l'application Nest de l'Apple Watch et de Wear OS. Il n'est donc plus possible de contrôler son thermostat depuis les montres connectées. La firme de Mountain View justifie ce choix par un nombre insuffisant d'utilisateurs.

Pour diffuser ses thermostats intelligents dans les habitations, Google Nest a annoncé le 23 juillet 2019 un partenariat avec la start-up Leap. Les clients Nest dotés de la climatisation centrale peuvent obtenir gratuitement une enceinte intelligente Google Nest Hub en échange de leur inscription au programme Nest Rush Hour Rewards, qui prodigue des conseils pour amener les clients à réduire leur consommation d'énergie en fonction des signaux de prix émis par Leap.

Google Nest Secure

Nest Secure était le système connecté de Nest dédié à la sécurité résidentielle. Cette solution, élaborée en septembre 2017, a cessé d'être commercialisée en octobre 2020.  Les produits ne sont plus disponibles sur le Google Store et un porte-parole du groupe a indiqué : "Google Nest ne produira plus Nest Secure, mais nous continuerons à soutenir nos utilisateurs de sécurité de la même manière3. Les utilisateurs possédant les dispositifs Nest Secure pourront donc continuer à s'en servir. 

La solution comprenait trois modules :

  • Le Nest Guard, une base qui centralise les informations envoyées au système et qui comprend une alarme
  • Les Nest Tag, les appareils qui permettent d'activer ou de désactiver l'alarme
  • Et les Nest Detect, les détecteurs de mouvements et d'ouverture et de fermeture de portes et fenêtres.

En février 2019, alors que les caméras étaient victimes de piratage, une mise à jour de la solution de sécurité résidentielle de Nest avait révélé la présence d'un microphone niché dans l'appareil Nest Guard. La révélation avait fait scandale auprès des utilisateurs car aucun élément de la fiche technique ne le mentionnait. Google s'était justifié en indiquant que le "Nest Guard dispose effectivement d'un micro qui n'était pas activé par défaut", un élément essentiel pour profiter d'une future intégration de l'Assistant Google.

Création de Google Nest

L'entreprise Nest est à l'origine de tous ces produits. Nest Labs, connue pour son thermostat connecté, a été créée en 2010 par deux anciens employés d'Apple. Ces derniers, après avoir participé à la création de l'iPod, décident de lancer leur entreprise à Palo Alto, en Californie, et de la spécialiser autour de deux objets connectés dédiés à la maison intelligente : un thermostat destiné à surveiller et contrôler la température du foyer depuis son smartphone et une alarme à incendie détectant la fumée et le taux de CO2 dans l'atmosphère.

Matt Rogers et Tony Fadell, les deux dirigeants, se lient dès 2011 avec Google, qui rachète la jeune entreprise en janvier 2014 pour 3,2 milliards de dollars, l'une de ses plus importantes acquisitions. La marque commune est renommée tout simplement Nest.

A peine devenue une filiale de Google, Nest acquiert en juin 2014 la start-up Dropcam pour intégrer sa technologie aux produits Nest. La caméra Nest Cam est ainsi élaborée par les deux équipes, en même temps que Nest s'implante sur le marché français. Mais le cofondateur de l'entreprise, Tony Fadell, s'attire les foudres de l'équipe nouvellement arrivée en déclarant que de "nombreux salariés de Dropcam n'étaient pas aussi performants qu'espéré". Les crispations entre les dirigeants des deux entreprises se font ressentir jusqu'à la démission de Tony Fadell en 2016. En 2015, passée sous le giron d'Alphabet (devenue la structure ombrelle du groupe), Nest réalise un chiffre d'affaires de 340 millions de dollars.

En 2018, l'entreprise connaît un revirement de situation en redevenant une filiale de Google. Elle est incorporée à Google Hardware, la division matérielle du groupe qui développe Google Home et ChromeCast, pour profiter des synergies, notamment dans l'intelligence artificielle. L'entreprise voit alors le départ de son deuxième cofondateur, Matt Rogers.

Lors de l'édition 2019 de sa keynote Google I/O, la firme de Mountain View annonce la création de Google Nest, pour réunir tous les produits Nest et Google Home. Le Google Store rassemble depuis cette date les clés Chromescast, la borne Google Wifi, les enceintes Google Home et les produits Nest donc (caméras de surveillance, thermostats connectés, détecteur de fumée, sonnette vidéo) et l'enceinte connectée Google Nest Hub, la dernière-née.

Works with Nest

La plateforme Works with Nest a vu le jour au CES de 2015, où Nest avait annoncé une quinzaine de partenariats pour rendre ses produits compatibles avec le plus d'objets connectés possibles, et contrer Apple et son outil HomeKit sur le marché de la maison connectée. Les lampes connectées Philips Hue ou le réveil Aura de Withings pouvaient ainsi communiquer avec les produits Nest pour permettre à l'utilisateur de régler un scénario. Par exemple, les lampes pouvaient devenir rouge lorsqu'un incendie était décelé par le détecteur de fumée de Nest.

Avec le rassemblement de Nest et Google Home sous la marque Google Nest, les produits Nest cessent d'interagir avec les solutions smart home d'autres marques. La plateforme Works with Nest a été arrêtée le 31 août 2019 pour laisser place au programme Works with Google Assistant. Cette dernière, centrée sur la voix et le toucher avec Google Home et Google Nest Hub, n'est pas focalisée sur l'écosystème des partenaires. Les services avec Philips Hue, IFTTT, Logitech Harmony, Lutron lights, August Home et Wemo switches sont ainsi interrompus. A noter également que les comptes Nest disparaîtront progressivement pour faire place aux comptes Google. IFTTT appelle ainsi les utilisateurs à ne pas déconnecter leurs produits Nest du programme IFTTT et de ne pas migrer leur compte vers Google pour continuer à utiliser son service après le 31 août. Cela suppose néanmoins que les utilisateurs ne pourront pas bénéficier des nouvelles fonctionnalités de Google. 

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Wed, 23 Feb 2022 15:56:00 +0100https://www.journaldunet.com/web-tech/dictionnaire-de-l-iot/1443031-google-nest-a-partir-du-25-fevrier-les-appareils-seront-plus-transparents/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Donna Moore (Alliance LoRa) : "Plus de 3 millions d'actifs sont connectés ou en cours de déploiement en LoRaWAN en France"]]>https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509477-donna-moore-alliance-lora/Pour l'Alliance LoRa, l'événement LoRaWAN World Expo organisé les 6 et 7 juillet prochain à Paris sera l'occasion d'annoncer les perspectives pour la technologie.]]>
Donna Moore, CEO et présidente de l'Alliance LoRa. © Alliance LoRa

JDN. Le salon LoRaWAN World Expo a lieu à Paris en juillet, après deux années d'annulation. Que représente la France dans l'Alliance LoRa ?

Donna Moore. De nombreux membres de l'Alliance LoRa sont originaires de France et sont très actifs dans l'essor du réseau. Des déploiements à grande échelle sont menés par Bouygues Construction, Engie, Michelin, Schneider Electric, SNCF… Il y a 1,5 million d'objets connectés au réseau LoRaWAN en France, et encore 1,5 million en cours de déploiement. Paris est par ailleurs une localisation parfaite pour organiser cette édition du LoRaWAN World Expo car c'est en France que tout a commencé (la technologie LoRa a été créée par la start-up française Cycleo en 2010. L'événement devait initialement se tenir en juin 2020 pour célébrer le 5e anniversaire de l'Alliance LoRa, mais a été décalé en raison de la crise sanitaire, ndlr).

L'année 2021 a marqué un tournant, LoRa s'est affirmée comme la technologie LPWAN prédominante, avec des déploiements à grande échelle de millions d'objets connectés par des centaines d'entreprises dans différents secteurs. L'événement sera l'occasion d'apprendre avec un panel d'experts comment on en est arrivé à ce stade et d'aborder le futur de LoRaWAN.

Quelle a été la principale clé de succès ?

La certification est cruciale pour passer à l'échelle. Développer un programme de certification robuste est le principal objectifs de l'Alliance, qui contribue à faire la force de LoRaWAN. La technologie LoRa est ainsi celle parmi les réseaux LPWAN qui compte le plus grand nombre d'objets connectés certifiés. En 2021, ces derniers ont connu une croissance de 33%. Leur certification permet d'assurer aux utilisateurs que les devices ont été testés et qu'ils fonctionnent correctement. Cela démontre par ailleurs que la technologie est capable de répondre à divers besoins dans des secteurs variés.

Et pour l'avenir, quels sont les atouts de LoRaWAN ?

Etre un standard ouvert permet à LoRaWAN de bénéficier d'une couverture mondiale, offrant des réseaux publics et privés, mais aussi une connectivité terrestre et satellitaire. Par l'utilisation de fréquences libres, LoRaWAN est accessible par n'importe qui dans le monde. Des réseaux LoRaWAN émergent, comme Helium (lire notre article Réseau IoT : Helium gonfle ses chiffres mais peine à convaincre en France), et l'on dénombre au total 166 réseaux publics dans le monde. Nous travaillons à rendre  LoRaWAN facile à être intégrée car c'est en développant la multiconnectivité et donc l'interconnexion entre réseaux que l'on aboutira à un réseau unifié. C'est pourquoi nous développons des partenariats avec le monde du cellulaire.

En 2021, nous nous sommes concentrés sur deux principaux sujets : l'ajout au réseau de la technologie LR-FHSS augmentant considérablement sa capacité et sa robustesse aux interférences, et la possibilité d'ajouter des QR-code facilitant le déploiement d'IoT massif sans contact. Cela a été payant : des leaders comme AWS témoignent leur confiance en LoRa en intégrant de nouvelles fonctionnalités et LoRaWAN a été homologuée par l'Union internationale des télécommunications (UIT) comme norme mondiale, ce qui en fait pleinement une technologie mature.

 Donna Moore est PDG et présidente de l'Alliance LoRa, créée en 2015. Dans ce rôle, elle supervise l'organisation, sa stratégie et sa direction pour favoriser l'adoption mondiale de la norme LoRaWAN. Auparavant, Donna Moore était PDG de SpireSpark International, une société qui fournit une expertise technique et opérationnelle pour concevoir et mettre en place des programmes de certification et de conformité. Elle a également occupé la fonction de directrice exécutive de la Digital Living Network Alliance (DLNA).

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Tue, 22 Feb 2022 14:49:19 +0100https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509477-donna-moore-alliance-lora/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Les bornes de recharge de véhicules, trois opportunités d'usage pour l'IoT]]>https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509457-les-bornes-de-recharge-de-vehicules-trois-opportunites-d-usage-pour-l-iot/Les enjeux autour de l'installation des bornes de recharge pour véhicules électriques permettent à la technologie IoT de prouver son utilité en matière de robotique, de smart grids et de maintenance.]]>Le marché des bornes de recharge pour les véhicules électriques est en pleine croissance : au 31 décembre 2021, la France comptait 53 667 points de recharge ouverts au public, un nombre en hausse de 64% par rapport à 2020, selon l'association professionnelle française Avere France, mais encore loin de l'objectif de 100 000 bornes fixé par le gouvernement. L'essor est similaire en Europe, notamment en Allemagne où 44 486 stations de recharge classique et près 8 000 bornes de charge rapide étaient installées au 1er janvier 2022. Répondre aux enjeux de ce marché n'est pas un sujet qu'en mobilité, mais aussi en IoT, pour lequel les bornes de recharge ouvrent la voie à de nouvelles opportunités.

En premier lieu en réponse aux problématiques d'installation. "Le manque de bornes de recharge est un frein aujourd'hui pour les acheteurs. Ainsi quand nous parlons de mobilité du futur et de bornes de recharges, cela concerne l'IoT et plus précisément la robotisation des bornes pour proposer des robots mobiles autonomes", témoigne Manon Lavergne, fondatrice de la marque française de scooter électrique Viluso. Et de citer en exemple pour les parkings Charles, le robot de recharge de la start-up lyonnaise Mob-energy, ou Mochi, le robot de l'entreprise Envision. C'est également le choix fait par Akeoplus, société française d'ingénierie spécialisée en services et solutions 4.0 pour l'industrie, acquise par l'équipementier automobile français EFI Automotive. "Nous développons notre savoir-faire dans l'IoT pour concevoir un prototype de robot chargeur pour véhicule électrique sans déperdition d'énergie. Les capteurs lui permettront de se repérer et d'optimiser ses trajectoires", explique Sébastien Verchère, directeur général d'Akeoplus.

Un moyen également d'optimiser les places de stationnement. "D'autant qu'avec la loi d'orientation des mobilités (LOM), le nombre de voitures et de places de parking sont limités dans les centres villes", rappelle Jad Tabet, country manager France chez Targa Telematics, fournisseur de technologies dans le secteur automobile.

L'IoT au cœur de la charge intelligente

Deuxième intérêt majeur des bornes de recharge pour le secteur de l'IoT : la charge intelligente. Il s'agit alors de récolter toutes les données de consommations d'énergie et celles sur les usages (heure d'arrivée et de départ des collaborateurs, capacités, etc.) afin d'éviter les pics de consommation. Pour Hanno Klausmeier, directeur du SAP Labs convaincu dès 2014 que l'électrique était le futur de sa flotte de véhicules, c'est dans cet usage que l'IoT prend toute sa valeur. "Nous voulions installer sur notre site de Mougins 54 bornes de recharge pour nos 280 véhicules électriques. Cela nous faisait multiplier par trois la capacité d'énergie contracté avec EDF, il nous fallait donc effectuer une charge intelligente couplée à la production de nos panneaux solaires et à la consommation des bâtiments, d'environ 80 kilowatt par jour. Sans IoT, ce ne serait pas possible." Les charges sont contrôlées de manière dynamique par logiciel. Si le projet a coûté au total 100 000 euros à SAP Labs, Hanno Klausmeier affirme que l'électrique est moins cher dans le temps, avec une baisse des coûts de maintenance.

L'IoT cellulaire contribue par ailleurs à transformer les véhicules en fournisseur d'énergie. Dans ce cadre, l'éditeur et intégrateur de plateforme IoT Synox collabore avec EDF en Occitanie pour rendre les bornes de recharge réversibles. "Les flux de données IoT sur les niveaux de charge serviront à la gestion du parc automobile et donc à anticiper les rotations", explique Emmanuel Mouton, CEO de Synox. Avec sa solution digitale, la start-up Wise Building entend pour sa part faire communiquer le bâtiment et la borne. L'objectif : que l'utilisateur puisse réserver une borne de recharge à son arrivée au travail, et, après la réception d'une notification quand son véhicule est rechargé, réserver une place de parking pour libérer la borne. Codéveloppée avec le constructeur ABB, la solution sera testée en POC à la fin du premier semestre.

Dans la même optique de faire communiquer les bornes chez les particuliers pour profiter des meilleurs tarifs entre les heures creuses et pleines, la filiale IoT de Bouygues Telecom Objenious s'est associée à l'opérateur français de bornes de recharge intelligentes Qovoltis. L'entreprise allemande tado°, qui conçoit des thermostats intelligents et des services liés à l'énergie domestique, a de son côté fait l'acquisition en janvier 2022 de l'entreprise aWATTar, qui fournit un transfert de charge électrique par le biais de tarifs énergétiques basés sur le temps d'utilisation. "Une bonne orchestration permet d'économiser dans les coûts d'énergie mais il est nécessaire d'avoir des compteurs communiquant et de connecter les systèmes de chauffage et de climatisation", prévient Toon Bouten, CEO de tado°.

La charge intelligente demande une interopérabilité entre plusieurs systèmes. © IoThinks Solutions

Autre domaine de développement pour l'IoT : la maintenance prédictive. "Les clients veulent être sûrs que leurs bornes fonctionnent correctement, à tout moment, et ils veulent pouvoir les monitorer à distance", rappelle Julien Dalmasso, CEO de l'éditeur IoT français IoThink Solutions qui a fourni la solution de monitoring énergétique permettant le smart charging sur le site de SAP Labs, qui peut ainsi gérer ses consommations énergétiques grâce à l'energy management system (EMS).

L'enjeu à venir pour les acteurs de l'IoT reste l'interopérabilité. "Est-ce que les acteurs de l'IoT vont réussir à s'entendre avec les fournisseurs des voitures électriques pour avoir des standards de rechargement universels ? Il existe trop de types de prises, de systèmes d'alimentation électrique, de logiciels, etc.", souligne Manon Lavergne. Un avis partagé par Julien Dalmasso, chez IoThink Solutions. A titre d'exemple, parmi ses 54 bornes installées sur site et 90 au domicile d'un tiers des salariés, le SAP Labs compte 25 marques différentes de bornes. "Nous avons veillé à ce qu'elles communiquent toutes avec le protocole OCPP", indique toutefois Hanno Klausmeier. Les acteurs anticipent cette prochaine étape. Synox a déjà commencé à travailler avec des constructeurs comme Stellantis et Daimler sur l'interopérabilité des données liées à l'écosystème.

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Mon, 21 Feb 2022 17:12:47 +0100https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509457-les-bornes-de-recharge-de-vehicules-trois-opportunites-d-usage-pour-l-iot/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Maurice Zembra (Vertical M2M) : "L'IoT Day France mettra en avant l'impact positif de l'IoT"]]>https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509425-maurice-zembra-vertical-m2m/Le PDG de Vertical M2M poursuit l'initiative créée en 2010 par l'IoT Council avec une journée en France dédiée à l'IoT, l'IoT Day France, le 8 avril prochain. Une série de conférences abordera les sujets mis en avant pendant la campagne présidentielle, sous le prisme de l'IoT.]]>
Maurice Zembra, cofondateur et CEO de Vertical M2M. © Vertical M2M

JDN. Vous lancez le 8 avril prochain l'événement IoT Day France. Qu'est-ce qui vous a poussé à organiser cette journée ?

Maurice Zembra. L'initiative IoTDAY (iotday.org, ndlr) a été lancée en 2010 par Rob Van Kranenburg pour faciliter l'accès à l'IoT aux citoyens et vulgariser les usages et technologies associés (lire notre interview "J'ai créé l'IoT Day pour que les citoyens s'impliquent dans l'essor de la technologie"). A un moment où Rob a décidé de passer le flambeau, il nous a semblé pertinent de relever le défi de cet engagement en organisant un évènement local, consacré spécifiquement au marché français, afin de contribuer à montrer l'impact positif de l'IoT pour l'ensemble des secteurs économiques français et leur compétitivité, en même temps que la responsabilité sociétale de l'IoT. C'est pourquoi nous avons décidé d'organiser le vendredi 8 avril 2022 l'IoT DAY France, un évènement destiné à enrichir les débats et les connaissances sur les technologies et applications concrètes de l'IoT.

Cette journée sera-t-elle thématique ?

Les salons orientent souvent les sujets traités autour de la technologie, nous trouvons intéressant pour notre part de prendre un thème en rapport avec l'actualité. En avril en 2022, l'actualité sera axée sur la campagne présidentielle. Nous allons donc traiter l'IoT sous le prisme des sujets mis en avant pendant cette campagne : l'IoT en réponse à l'urgence climatique, à la transition énergétique, à la sécurité, aux besoins sanitaires. L'IoT apporte en effet des solutions concrètes pour contribuer à traiter des enjeux de société, c'est précisément ce à quoi nous voulons sensibiliser, au travers de ces échanges et conférences. Il y aura aussi un volet technologique avec des intervenants experts sur l'IoT satellitaire ou les réseaux 5G/NB-IoT/LTE-M pour aider à comprendre comment les évolutions technologiques rendent possible de nouveaux usages. Si l'événement plaît, nous organiserons d'autre édition les années suivantes.

Quels en seront les moments forts ?

L'impact positif est un sujet que tout le monde a à cœur. Nous aborderons notamment le monitoring du bruit, du trafic et la détection d'encombrants ; le suivi et le traitement des eaux usées et pluviales ou encore le suivi de qualité de l'air intérieur dans les écoles et les bâtiments ainsi que la qualité de l'air extérieur.

A qui cette journée est-elle destinée ?

Cette journée sera gratuite et ouverte à tous. Nous l'organiserons dans Paris. Pour des raisons sanitaires, nous limiterons les présences à une centaine de personnes. Il y aura une inscription en ligne à effectuer. Les autres intéressés pourront suivre l'événement en ligne. Nous allons créer pour l'occasion un site web avec du contenu sur l'IoT, des webinars et le replay des conférences.

Quels sont les avantages pour les entreprises ?

Elles pourront à la fois bénéficier de notre écosystème, au travers des conférences, et partager leurs connaissances et leurs retours d'expérience. Il est important de mieux faire comprendre ce que peut apporter l'IoT car nous avons observé que les vertus de la technologie sont encore peu connues. On peut avoir l'impression que l'IoT est largement exploité, or les utilisateurs ne savent pas toujours quels choix faire, quels bénéfices la technologie peut apporter, comment mettre en œuvre des projets de façon efficace, comment tirer parti de l'impact positif de l'IoT…

Président et cofondateur de l'éditeur IoT Vertical M2M, Maurice Zembra a 25 ans d'expérience dans les télécoms et les services informatiques. Impliqué dans le développement de l'IoT et de son écosystème depuis plus de 14 ans, il a décidé d'apporter sa contribution à la promotion de l'Internet des objets en lançant l'IoT Day France, le 8 avril 2022.

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Fri, 18 Feb 2022 10:50:20 +0100https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509425-maurice-zembra-vertical-m2m/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Les Sigfox ambassadeurs soutiennent Unabiz dans la reprise de Sigfox]]>https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509315-les-sigfox-ambassadeurs-soutiennent-unabiz-dans-la-reprise-de-sigfox/Neuf ambassadeurs Sigfox ont signé une lettre pour appuyer le dossier du fournisseur de services IoT, détaillant ses atouts pour garantir le succès à venir de la technologie 0G.]]>Bien positionné pour reprendre Sigfox en redressement judiciaire, le dossier d'Unabiz bénéficie d'un appui supplémentaire : celui des ambassadeurs Sigfox. Ces derniers – une vingtaine de personnes – sont des experts indépendants dotés de compétences en technologie et convaincus par la technologie 0G, que Sigfox avait réunis au sein d'un programme international pour leur permettre de l'aider au développement de la 0G et de conseiller les industriels. Neuf d'entre eux (Paul Pinault, Marc Pous, José Marcelino, Adrien Chapelet, Mikael Falkvidd, Alexis Susset, Yann Douze, Maria Carlina Hernandez et Bassem Boshra, ceux étant membres d'Unabiz s'étant abstenus, ndlr) ont signé une lettre, remise au tribunal de commerce de Toulouse, visant à soutenir le dépôt de candidature d'Unabiz dans l'offre de reprise de Sigfox SA et de Sigfox France.

Plusieurs critères ont fait pencher la balance vers Unabiz, mettent-ils en avant dans leur courrier :

  • Sa culture internationale (Unabiz opère la 0G dans une vingtaine de pays en Asie et en Europe, ndlr)
  • Sa culture d'entreprise à même de contrebalancer le mouvement entamé il y a trois ans de fuite des talents de l'entreprise Sigfox
  • Sa capacité à s'adapter à l'évolution très rapide de l'écosystème et des technologies de l'IoT (Unabiz s'est associé en janvier à Kinéis et en février à Astrocast pour une solution IoT par satellite de bout en bout , ndlr)
  • Sa capacité à fédérer par son implication dans l'association 0G United Nation et à rassurer les opérateurs Sigfox et clients actuels
  • Sa capacité à lever des fonds (lire notre article Unabiz lève 25 millions de dollars pour faire passer l'IoT à l'échelle) et à monter le plan actuel en quelques semaines pour secourir Sigfox
  • Sa capacité à réaliser des déploiements de près d'un million de capteurs comme ils l'ont fait avec Nicigas

"Unabiz est dirigée conjointement par deux entrepreneurs français qui ont su démontrer depuis toujours leur capacité à fédérer l'écosystème des opérateurs Sigfox. Deux fondateurs qui ont démontré qu'être opérateur Sigfox pouvait être rentable et obtenir la confiance de leurs investisseurs. Nous pensons qu'Unabiz possède les atouts pour faire de Sigfox le succès de demain", ajoutent les neuf ambassadeurs dans leur lettre. "Nous ne disons pas qu'Unabiz est mieux qu'un autre repreneur mais il est, à nos yeux, celui qui nous semble à même de transformer Sigfox en succès économique", précise au JDN Paul Pinault, aka Disk91, ambassadeur Sigfox en France et auteur d'un blog référence dans le secteur de l'IoT.

La position d'Henri Bong, cofondateur et CEO d'Unabiz, en faveur d'une ouverture de Sigfox est également un argument de poids. "On ressent une évolution sur le marché des LPWAN. Avec l'arrivée d'Helium (lire notre article Réseau IoT : Helium gonfle ses chiffres mais peine à convaincre en France), un pivot s'opère : les opérateurs ne peuvent plus fonctionner dans un mode centralisé. Il est important que le repreneur de Sigfox en soit conscient", conclut Paul Pinault.

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Tue, 15 Feb 2022 17:57:09 +0100https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509315-les-sigfox-ambassadeurs-soutiennent-unabiz-dans-la-reprise-de-sigfox/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Réseau IoT : Helium gonfle ses chiffres mais peine à convaincre en France]]>https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509147-reseau-iot-helium-gonfle-ses-chiffres-mais-peine-encore-a-convaincre-en-france/Les hotspots LoRaWAN et mineurs de cryptos de l'américain se multiplient : 550 000 dans le monde, pratiquement tous installés en 2021… mais seulement 2 600 dans l'Hexagone. Pas assez pour les acteurs locaux.]]>L'envolée d'Helium est "impressionnante" dans l'IoT, reconnaît Ludovic de Nicolay, directeur général du groupe français de solutions numériques Zekat, très impliqué dans la multiconnectivité. L'américain, qui propose depuis juin 2019 un réseau IoT décentralisé et open-source basé sur des points d'accès publics LoRaWAN (lire notre article Pour créer son réseau IoT, Helium vend des hotspots… mineurs de cryptos), comptabilise plus de 551 400 hotspots dans le monde, avec une progression de près de 83 000 nouveaux rien qu'en janvier 2022. Après Los Angeles et ses 6 500 hotspots, Londres est la deuxième ville dans le monde recensant le plus de hotspots, avec 4 500 appareils, suivie de Toronto (3 500) et Berlin (3 000). Qu'en est-il en France ? Paris se positionne à la 81e place des villes les plus couvertes, avec 624 hotspots. Au total, la France compte en février 2022, un an après son lancement dans l'Hexagone, près de 2 600 hotspots répartis sur son territoire.

"Le réseau Helium est autant disponible aux Etats-Unis que le cellulaire"

Les avantages de ce réseau sont "indéniables" et il va aussi "rencontrer un vif succès en France", assurent les acteurs interrogés. En premier lieu grâce à sa couverture. "Le réseau Helium est autant disponible aux Etats-Unis que le cellulaire. En utilisant un mode participatif et l'attrait d'une rémunération (l'acquéreur d'un hotspot mine des cryptomonnaies à chaque fois que son device est utilisé, ndlr), Helium a trouvé la bonne recette pour se déployer à grande échelle", observe Cyril Florin, business development director aux Etats-Unis chez Actility, fournisseur français de services réseau IoT, partenaire d'Helium pour les solutions de roaming. En France, la couverture n'est pas encore très dense mais se construit progressivement. "Quand trop d'antennes sont disposées dans une même zone, les gains en crypto sont divisés pour inciter les acquéreurs de hotspots à les déplacer et à étendre la couverture", signale Vincent Delbeau, précurseur du réseau Helium en France, pour lequel il a créé la société Heeliot. "Helium représente une vraie option pour quand la 2G sera arrêtée", poursuit Cyril Florin. Y compris avec le coup de mou actuel des cryptomonnaies ? "Le 27 janvier dernier, 86 000 HNT ont été reversés à la blockchain, cela a représenté 1,7 million de dollars. La prochaine fois que le cours remonte, cela va devenir très intéressant. Le réseau n'est donc pas prêt de s'arrêter", répond Vincent Delbeau.

Helium ouvre le tracking à LoRa

Pour les acteurs de l'IoT, cette couverture mondiale est une opportunité d'accélération de la mise sur le marché à l'international. C'est ce qui a décidé l'entreprise française de traceurs GPS Invoxia. "Le réseau LoRa n'est pas aussi bien déployé aux Etats-Unis qu'en France et ne fonctionne pas sur les mêmes bandes de fréquence. Helium nous a permis d'y commercialiser rapidement notre traceur", explique Amélie Caudron, sa CEO, ravie de la réactivité des équipes d'Helium quant à ses questions.

Autre atout, avec son réseau, Helium ouvre aux utilisateurs de LoRa de nouvelles opportunités. "Certains usages, comme l'asset tracking de palettes, n'étaient jusqu'à présent pas possibles avec LoRa (à cause de la portée de 10 kilomètres des gateways, ndlr). Les industriels n'avaient pas d'autre option que le réseau de Sigfox avec un abonnement mensuel. Avec Helium, ces usages deviennent possibles en LoRa pour un usage éphémère et à coût moindre. Tout le monde est placé à la même échelle et paie selon le nombre d'objets et la fréquence de transmission", souligne l'ingénieur Paul Pinault, aka Disk91, auteur d'un blog référence dans le secteur de l'IoT. Une possibilité dont entend bien se saisir Actility : "Actility déploie des réseaux privés en LoRa sur des sites industriels bien définis. Avec Helium, nous allons proposer des solutions capables de traverser les pays, notamment en logistique", confirme Cyril Florin, qui annonce la sortie d'un traceur pour animaux sous la marque de sa filiale Abeeway.

Une redondance du réseau

Malgré ses atouts, Helium n'a pas encore remporté la partie en France, les entreprises ne sont pas toutes convaincues. Heeliot n'a sur le territoire français qu'une poignée de clients expérimentant le réseau Helium et le bon fonctionnement de capteurs associés, dont myDevices pour du relevé de températures. "Helium est utilisé aux Etats-Unis pour des usages BtoC, nous sommes encore sceptiques de l'utilisation de LoRa dans ce domaine mais l'initiative est très intéressante pour de la couverture indoor", indique Maurice Zembra, président et cofondateur de Vertical M2M, un éditeur français de logiciels IoT. "Il ne fait aucun doute que nos produits seront compatibles avec Helium mais nous ne l'avons pas encore déployé, nous étudions encore sa qualité de service", confie de son côté Ludovic de Nicolay chez Zekat, craignant que les gateway acquises par les particuliers ne tombent plus souvent en panne. "La qualité de service par hotspot est peut-être moindre mais le design est fait pour assurer une redondance. Les hotspots n'ont besoin d'offrir qu'une portée de 500 mètres, au lieu des 10 km classiques d'un réseau LoRa, évitant par là même les problèmes de scalabilité qui peuvent être évoquées", assure Paul Pinault, donnant l'exemple de Clermont-Ferrand, qui comptabilise 10 antennes d'opérateurs mais déjà près d'une centaine de hotspots Helium.

"La plateforme dédiée au réseau est différente de celle du minage de cryptomonnaie."

"Les Français peuvent être réticents face au fonctionnement par blockchain", ajoute-t-il. Heeliot a en effet beaucoup travaillé sur l'aspect réglementaire et légal. "Nous avons créé l'entreprise a cette fin, même si le taux d'imposition n'est pas facile à supporter, pour ne pas être dans l'illégalité. Mais la réglementation n'est pas claire", reconnaît Vincent Delbeau. Paul Pinault rassure de son côté sur cet aspect : "La plateforme dédiée au réseau est différente de celle du minage de cryptomonnaie. Il est possible d'adopter la connectivité sans faire de minage." Pour ce dernier, le principal point bloquant est la pénurie de composants. Il a en effet fallu plus de six mois à Invoxia pour recevoir sa gateway et la tester. "Il y a tant de demandes que les constructeurs n'arrivent pas à suivre le rythme. Certains distributeurs n'ont encore pas livré des commandes passées il y a un an", confirme Vincent Delbeau.

En dépit de ces obstacles, les perspectives de croissance d'Helium restent d'autant plus importantes que l'entreprise prévoit le déploiement de réseaux 5G à partir de ses hotspots. "Cette possibilité n'est cependant pas pour tout de suite en France, il faudra utiliser des fréquences libres ou avoir l'autorisation de l'Arcep", prévient Paul Pinault. Les perspectives sont prometteuses pour Vincent Delbeau chez Heeliot, qui conclut : "Helium suscite beaucoup d'attentes. Faire transiter des données sur la blockchain consomme des cryptomonnaies, son usage a un impact dans le monde réel, ce qui la rend avant-gardiste. D'ici cinq ans il pourrait devenir le réseau IoT le plus utilisé à l'échelle mondiale."

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Fri, 11 Feb 2022 14:20:53 +0100https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509147-reseau-iot-helium-gonfle-ses-chiffres-mais-peine-encore-a-convaincre-en-france/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Lidl smart home : quels produits pour la maison connectée ?]]>https://www.journaldunet.com/web-tech/dictionnaire-de-l-iot/1497967-lidl-smart-home-avec-son-bracelet-la-marque-se-met-au-sport/[LIDL SMART HOME] L'enseigne s'est lancée le 1er février 2021 dans la domotique avec des produits à prix cassés pour séduire les consommateurs et faire face à la concurrence dans le secteur. Après la maison, elle s'attaque au fitness.]]>
Sommaire

Qu'est-ce que Lidl Smart Home ?

Lidl Smart Home est le nom de l'offre domotique proposée par l'enseigne d'origine allemande. Son objectif : proposer des objets connectés à des prix défiant la concurrence dans ce domaine. Lidl a annoncé le 12 janvier 2021 sa volonté de se lancer dans la domotique en France et a mis sa gamme de produits sur le marché le 1er février 2021. Un espace smart home est désormais disponible dans ses quelque 1 550 magasins sur le territoire.

Un "cahier des charges a été établi et une équipe a été dédiée à ce projet afin de répondre aux différentes problématiques", indique Mehdi Houari, responsable du service Achats Non Food chez Lidl. Dans le secteur de la maison connectée, Lidl a une stratégie internationale. L'enseigne propose également ses produits en Allemagne, en Belgique, en Suisse, au Portugal et en Espagne.

"Depuis des années, chez Lidl, nous proposons des gammes de produits connectés (Monsieur Cuisine Connect, Health for you, montre connectée, écouteur Bluetooth, enceinte…). Ces articles ont connu un immense succès. C'est pour cela que naturellement nous avons emprunté le chemin de la domotique", explique Mehdi Houari.

Quels produits domotiques en France ?

En France, neuf produits domotiques sont proposés au total par Lidl, à savoir :

  • Une passerelle domotique à 19,99 euros
  • Une prise connectée à 9,99 euros
  • Un radiateur soufflant en céramique piloté via le Wifi à 39,99 euros 
  • Une ampoule à LED à 7,99 euros
  • Une ampoule LED RGB  à 9,99 euros
  • Un ruban lumineux en LED à fixer 17,99 euros 

A compter du 1er mars 2021, les consommateurs français peuvent également acquérir :

  • Une multiprise avec 4 ports USB à 19,99 euros
  • Des appliques murales LED pour l'extérieur à 29,99 euros
  • Un kit de démarrage à 47,99 euros comprenant la box, la télécommande et trois ampoules.
Lidl étend sa gamme le 1er mars. © Lidl

Pour piloter ces objets, l'utilisateur doit nécessairement acheter la box de Lidl connectée en Wifi, au prix de 19,99 euros. Celle-ci, servant de passerelle, a une portée de 70 mètres dans la maison pour prendre en charge les objets connectés. A titre de comparaison, la box Enki de Leroy Merlin est commercialisée à 119 euros. 

Il faut savoir que ces produits domotiques sont fabriqués en marque blanche en Chine, sous les marques Silvercrest et Livarno. Pour les concevoir, Lidl s'est appuyé sur la plateforme du chinois Tuya (lire notre article : Discret mais géant, le chinois Tuya règne sur 100 millions d'objets connectés).

Lidl n'en est pas à sa première expérience dans l'IoT : l'enseigne a déjà lancé une montre connectée, la Silvercrest SFW220, ou encore un robot de cuisine connecté, le Monsieur Cuisine Connect. "Le bilan est extrêmement positif, les ventes sont un véritable succès grâce à notre excellent rapport/prix", se réjouit-on chez Lidl.

Bracelet connecté Lidl

Lidl Smart Home sort également des frontières de la maison : l'enseigne commercialise depuis le 7 février 2022 un bracelet connecté dédié au fitness, au prix de 22,99 euros. Sa particularité : il s'adapte à n'importe quel smartphone de marque Apple ou sous exploitation Android. Fabriqué sous sa marque SilverCrest, ce bracelet permet de mesurer son pouls au poignet, de suivre la qualité et la durée de son sommeil ou encore d'afficher les appels, les SMS et les notifications de son smartphone. Garanti trois ans et disponible en deux coloris, ce bracelet se connecte en Bluetooth grâce à l'application Health For You.

Comment fonctionne Lidl Smart Home ?

L'utilisateur doit d'abord télécharger sur son smartphone l'application dédiée, appelée Lidl Home, pour synchroniser ses objets. Gratuite et disponible sous iOs et Android, celle-ci permet aux consommateurs de programmer des scénarii dans sa maison, comme la modification de la couleur des ampoules selon l'heure.

L'application se compose de trois onglets principaux : "Domicile", qui répertorie les objets connectés installés, "Contrôle", pour programmer des actions, et "Moi", où l'utilisateur peut retrouver son profil et déclencher la commande vocale. Les objets connectés Lidl peuvent en effet se contrôler par la voix.

Pour ceux qui ne veulent pas utiliser l'application, Lidl met à disposition avec la box une télécommande avec laquelle il est possible de modifier jusqu'à 25 éclairages différents. En résumé, pour faire fonctionner ses produits domotique, Lidl propose trois moyens de pilotage : l'application, la télécommande et la commande vocale.

Lidl Smart Home et Google Assistant

Pour assurer un contrôle par la voix, Lidl s'est associé avec Google. Ainsi, Google Assistant est l'assistant vocal des produits Lidl. Ce lien avec Google permettra également à Lidl d'avoir l'opportunité d'intégrer le protocole de communication CHIP quand il sortira.

Lidl Smart Home et Alexa

L'intégration d'Alexa, l'assistant vocal d'Amazon, n'est pour l'heure pas évoquée. L'enseigne s'est pour le moment focalisée sur son partenariat avec Google Assistant. 

Lidl Smart Home et Zigbee

Pour faire communiquer ses différents objets connectés, Lidl a choisi le protocole sans fil Zigbee 3.0. "Le protocole de connexion Zigbee 3.0 est un protocole simple qui fonctionne en réseau maillé. Le fait qu'il soit open source est un vrai plus car, en tant que fabricant, cela nous permet de diminuer les coûts de production et d'en faire bénéficier le client", souligne Mehdi Houari. Son avantage : rendre compatibles les objets domotiques Lidl avant d'autres produits sur le marché. Ainsi, Lidl Smart Home est compatible avec Philips Hue, Jeedom, eedomus, Osram Lightify ou encore Smart Life.

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Thu, 10 Feb 2022 15:00:00 +0100https://www.journaldunet.com/web-tech/dictionnaire-de-l-iot/1497967-lidl-smart-home-avec-son-bracelet-la-marque-se-met-au-sport/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Sigfox : abonnement, couverture, concurrents…]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-de-l-iot/1195953-sigfox-abonnement-couverture-concurrents-20220208/[SIGFOX] L'opérateur IoT a été placé en redressement judiciaire le 26 janvier. Il a six mois, durée de la période d'observation du tribunal de commerce de Toulouse, pour trouver un repreneur.]]>
Sommaire

Qu'est-ce que Sigfox ?

Sigfox est un opérateur IoT français. L'entreprise, créée en 2009 par Ludovic le Moan et Christophe Fourtet, est dirigée depuis février 2021 par Jeremy Prince. Elle a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse le 26 janvier 2022 (lire notre article Sigfox en redressement judiciaire : les partenaires confiants mais prudents). Une période d'observation de six mois doit permettre d'identifier de nouveaux acquéreurs ayant la capacité d'œuvrer pour le développement à long-terme de Sigfox et de proposer un maintien des emplois (lire notre article Rachat de Sigfox : qui sont les principaux intéressés ?). 

Sigfox opère son réseau, qu'il nomme la 0G, dans 75 pays, auxquels s'ajouteront 12 nouveaux pays grâce à son partenariat noué en juin 2021 avec l'opérateur émirati iWire. Température, vibrations, localisation… les objets connectés compatibles peuvent faire transiter sur ce réseau de petits paquets d'informations (le plafond est de 12 octets) 140 fois par jour au maximum, à faible coût. Les appareils reliés au réseau de Sigfox sont la quasi-totalité du temps en veille, ce qui leur permet de ne consommer qu'une faible quantité d'énergie. Pas besoin d'être branchés sur secteur, leur durée de vie peut atteindre une dizaine d'années avec une petite batterie. L'entreprise, qui a fêté en 2019 ses 10 ans, comptabilise plus de 30 millions d'objets contractés, dont 18,4 millions connectés au réseau et remontant 75 millions de messages par jours. Securitas représente le plus gros client de Sigfox, avec 2,8 millions alarmes connectées via le réseau 0G. En s'orientant vers le cloud, Sigfox entend affirmer sa stratégie dans le massive IoT.  

La 0G connecte plus de 19,5 millions d'objets connectés dans le monde. © Sigofx

Dernières actualités

Quelle est la couverture de Sigfox ?

Plus de 2 000 antennes ont été déployées par Sigfox en France, selon des chiffres fournis par l'opérateur. Le réseau IoT du groupe couvre 94% de la population tricolore, et 74 autres pays comme le montre la carte ci-dessous (mise à jour en temps réel sur le site de Sigfox). 21 de ces pays bénéficient d'une couverture nationale, comme l'Espagne, l'Irlande, le Danemark ou encore la Belgique. Plus d'1,3 milliard de personnes dans le monde peuvent aujourd'hui bénéficier d'un réseau IoT Sigfox, fait savoir l'entreprise.

En s'implantant notamment en Russie en mars 2020, c'est sur un marché de l'IoT dont la croissance est estimée à 7,6 milliards de dollars en 2022 que Sigfox entend s'affirmer. L'opérateur français a créé avec la société de capital-risque numérique Energo Capital l'entité Sigfox Russia, opérateur exclusif du réseau Sigfox en Russie. Pour l'entreprise tricolore, la Russie fait figure de pays clé, non seulement pour sa taille, mais aussi pour l'enjeu technologique. Sigfox prévoit en effet de connecter des zones géographiques jusqu'à présent non couvertes, comme la taïga ou la route maritime du Nord, grâce à sa future offre d'IoT satellitaire élaborée avec Eutelsat. "La Russie est également très importante pour la numérisation de milliers de kilomètres de couloirs ferroviaires, dans le cadre de l'initiative Belt and Road, tout au long des pays baltes et de la Pologne jusqu'en Europe occidentale. Sigfox est bien placé pour aider à relever ce défi", a indiqué dans un communiqué Bertrand Ramé, vice-président expansion et gestion des partenaires chez Sigfox. Le gouvernement russe a mis en place début 2019 un programme national qui prévoit l'utilisation de l'IoT dans différents secteurs, dont la logistique où Sigfox observe une forte demande et compte tirer son épingle du jeu.

Pour attirer des clients, l'entreprise tisse des partenariats avec des opérateurs télécoms traditionnels, comme SFR, avec qui la jeune pousse s'est associée en mars 2016. Le telco tricolore est devenu un distributeur clef du réseau IoT de Sigfox en France, mais aussi dans les autres pays où il est installé, comme les USA ou l'Israël. Sigfox a conclu le même type d'accords avec le géant des télécommunications espagnol Telefonica. 

En septembre 2020, Sigfox a annoncé une alliance stratégique avec Cube Infrastructure Managers, à travers la vente de Sigfox Germany. Le gestionnaire de fonds d'infrastructure européen a désormais la charge du réseau bas débit de Sigfox en Allemagne, en Autriche, en Suisse et au Liechtenstein, grâce à ce rachat et à une prise de participation majoritaire dans l'opérateur Heliot Europe. "Le partage de l'infrastructure est un premier pas vers un coût total de possession (TCO) plus bas, une plus grande fiabilité et une meilleure interopérabilité", avait indiqué Ludovic Le Moan, cofondateur de Sigfox dans un communiqué. 

Le système de communication bas débit déployé par le groupe tricolore utilise des bandes de fréquences libres de droit pour faire transiter les données des objets connectés (en Europe, c'est la bande industrielle, scientifique et médicale à 868 méga hertz). Il est bidirectionnel : les appareils qui y sont rattachés envoient vers le cloud des informations collectées sur le terrain, comme la température ou les vibrations émises à un instant T, mais reçoivent également des données diffusées par l'entreprise qui les pilote (8 octets maximum). Cela permet aux pros de réaliser de petites mises à jour logicielles sans avoir à se déplacer.  

Comment fonctionne le réseau Sigfox ?

Le réseau 0G de Sigfox est un réseau bas débit longue portée (LPWAN). Créée sur le principe des technologies radio militaires, la 0G utilise la modulation à bande ultra étroite (UNB, Ultra Narrow Band), et fonctionne dans les 200 kHz de la bande libre de droit pour échanger des messages radio par voie hertzienne. Chaque message a une largeur de 100 Hz et est transféré à 100 ou 600 bits par seconde à un débit de données, selon la région. Par conséquent, de longues distances peuvent être atteintes tout en étant très robuste contre le bruit. Un appareil n'est pas attaché à une station de base spécifique, contrairement aux protocoles cellulaires. Le message diffusé est reçu par n'importe quelle station de base présente dans sa portée en deux secondes. Sigfox rappelle sur son site qu'un protocole léger pour l'envoi des données a été développé pour économiser la batterie. Le réseau est dit bidirectionnel, c'est-à-dire que les objets connectés envoient et reçoivent des données provenant de leur plateforme IoT. 

Quelle est la portée de la 0G ?

La 0G de Sigfox est un réseau longue portée. En ville, il a une portée qui peut être supérieure à 10 kilomètres, celle-ci peut atteindre les 30 voire les 50 kilomètres à la campagne. L'entreprise indique qu'un "faible débit binaire et une simple modulation radio permettent une liaison à budget de 163,3 dB pour les communications à longue portée".

Comment souscrire un abonnement Sigfox ?

Sigfox reste assez discret sur ses tarifs, qui varient en fonction du nombre d'appareils que ses clients souhaitent connecter sur son réseau et de la quantité de données qu'ils y font transiter. En moyenne, s'abonner à ce réseau IoT coûterait trois euros par an et par objet selon Sigfox. Mais les prix peuvent varier entre un et neuf euros par an et par capteur, selon des forums spécialisés. Les modems sont commercialisés entre cinq et quinze euros et les modules de connexion radio valent deux dollars en Europe et trois en Asie ainsi qu'aux USA.

La plateforme Buy a été expérimentée en France, en Allemagne et en Australie. © Sigfox

Sigfox permet par ailleurs de souscrire un abonnement en ligne, par simple paiement par carte bleue en fonction du nombre d'objets connectés voulus. "Les clients nous réclamaient cette possibilité depuis quatre ans. Nous avons travaillé sur le modèle d'affaires et nous nous sommes appuyés sur la technologie de la société de paiement américaine Stripe, qui a la même culture d'entreprise que Sigfox, pour offrir ce moyen de paiement, alors qu'auparavant il fallait passer par les services commerciaux", raconte Nicolas Poussier, product manager chez Sigfox. Les clients n'ont qu'à se rendre sur la plateforme Buy et l'abonnement souscrit est valable à l'échelle mondiale. "Cet accès complémentaire à celui des opérateurs est un véritable accélérateur pour les petites entreprises, les équipes de R&D ou les universités qui veulent tester la 0G sans effectuer de démarche auprès d'un opérateur", constate Nicolas Poussier. Quelques milliers de clients utilisent déjà ce mode de paiement dans le monde, principalement en France, au Japon, en Espagne et en Afrique du Sud. 

Pour Sigfox, ces faibles prix sont la condition sine qua non du décollage de l'IoT. Pour tirer plus encore les tarifs vers le bas, le laboratoire R&D de l'entreprise essaie de résoudre l'une des principales problématiques du secteur : le changement de batterie qui, même s'il n'a lieu qu'une fois tous les dix ans en moyenne pour les appareils fonctionnant avec le réseau Sigfox, reste coûteux. Les chercheurs de l'entreprise travaillent sur des technologies d'energie harvesting. Les appareils dotés de ce type d'équipements sont capables de capter de l'énergie dans leur environnement immédiat et donc (si les recherches aboutissent) de devenir 100% autonomes. Sigfox a par ailleurs annoncé des modules de connectivité radio commercialisés à 0,2 dollar, puis, à termes, à 0.02 dollar. 

Sigfox en France

Sigfox est une entreprise basée dans la banlieue de Toulouse, à Labège. Elle s'est installée dans ce qui était alors la TIC Valley, au milieu de nombreuses entreprises du monde des nouvelles technologies. Le succès de la jeune pousse a entraîné l'installation dans le quartier de nombreuses entreprises IoT. La TIC Valley a même changé de nom en mai 2015 pour devenir l'IoT Valley. Ludovic Le Moan, alors PDG de Sigfox, a pris la tête de l'association du même nom. L'IoT Valley et Sigfox se sont associés en octobre 2018 pour proposer un parcours e-learning consacré au déploiement d'un projet IoT. L'entreprise, qui s'internationalise, a également ouvert des bureaux à Boston, San Francisco, Munich, Madrid, Dubaï, Singapour Rio de Janeiro et Lund (Suède), pour renforcer son déploiement sur le marché américain, européen et asiatique. Au total, les effectifs de Sigfox comprennent plus de 450 personnes.

Le siège social de Sigfox est situé dans la banlieue de Toulouse, à Labège. © Sigfox

Sigfox vs LoRa

Sigfox a beau être le plus ancien opérateur IoT tricolore, il est désormais cerné par de nombreux concurrents, au premier rang desquels les entreprises membres de l'alliance LoRa, qui travaillent elles aussi à déployer un réseau LPWAN (low power wide area network, pour réseau bas débit longue portée). En France, Sigfox a tissé un partenariat avec l'opérateur SFR, qui va proposer à ses clients de connecter leurs appareils communicants sur le réseau déployé par la pépite toulousaine. Ses deux compétiteurs Orange et Bouygues ont décidé de déployer eux-mêmes un réseau LoRaWAN. Les Français Actiility et Qowisio déploient eux aussi leurs réseaux IoT LPWAN. (Voir aussi : IoT, quel protocole de communication choisir pour ses objets connectés ?)

Sigfox a une ambition internationale. Les multinationales qui raccordent leurs objets connectés à ce réseau n'ont pas à se soucier des frontières, elles ne traitent qu'avec un seul acteur. Pratique pour un bagagiste qui tracke des valises de passagers pendant leur voyage en avion par exemple. Les réseaux LoRa sont déployés par des opérateurs nationaux, qui signent entre eux des accords de roaming lorsqu'un de leurs clients a des objets connectés dans plusieurs pays. Ledit client doit vérifier auprès de son opérateur que cette option ne fait pas exploser le coût de la connexion de ses appareils.

Sigfox a également d'autres concurrents. Nombre d'opérateurs, comme Orange, misent également sur le LTE-M et le NB-IoT, deux évolutions du réseau cellulaire classique 4G adaptées aux objets connectés. Ces nouveaux modes de communication permettent de faire transiter nettement plus d'informations que Sigfox (photos, vidéos…) et ne s'adressent donc pas forcément à la même cible. La 5G à venir succédera à ces concurrents indirects de Sigfox.

Recrutement chez Sigfox

Avec l'essor de l'IoT, la question des compétences devient essentielle pour les entreprises. Sigfox a créé une page répertoriant les offres d'emploi quant aux profils recherchés, selon ses périodes de recrutement. 

Hacking House à Paris

L'opérateur IoT toulousain a des locaux à Paris, dans le 17e arrondissement. Il y a inauguré en juin 2019 une Hacking House, permettant à des étudiants et entrepreneurs de tester la technologie Sigfox et d'élaborer des capteurs IoT viables répondant aux demandes de PME et de grands groupes. Pendant 80 jours, une quinzaine de participants développent – sous la direction de Maxime Schacht, responsable de la Hacking House Paris – des solutions sur six thématiques, dont la surveillance des équipements du réseau, l'autonomie des compteurs d'eau, la détection d'inondation et la prévention de la pollution de l'eau. En mars 2020, un programme identique a été lancé à Taipei où les 24 participants ont planché sur la communication des objets quand le Wi-Fi ne fonctionne pas ou la détection d'une contamination des palmiers à huiles.

Backend Sigfox

Sigfox met à la disposition des développeurs et des fabricants d'appareils intelligents un kit de développement qui leur permet de créer des applications IoT liées à des objets connectés sur son réseau. Avec cette infrastructure backend accessible en ligne, ils peuvent mettre en place, configurer et gérer la maintenance de leurs serveurs, des données qu'ils collectent et de leurs applis. L'opérateur prévoit de réaliser 50% de son chiffre d'affaires dans la vente de services d'ici fin 2020, contre 20% aujourd'hui.

Géolocalisation Sigfox

Le tracking d'assets et le back-up de connectivité sont les deux cas d'usage les plus répandus parmi les clients de Sigfox. En juillet 2019, lndigo weel s'est notamment associée à Sigfox pour équiper sa flotte de vélos en libre-service de capteurs et d'améliorer leur géolocalisation. En février 2020, An Post, expert dans la logistique du courrier, des colis et du e-commerce en Irlande, a choisi le réseau IoT proposé par l'opérateur français pour optimiser sa chaîne d'approvisionnement. Son objectif est de garantir la disponibilité de ses chariots roulants et de ses conteneurs pour transporter les colis chaque jour en quantité suffisante dans les centres postaux de la société à travers le pays.

Sigfox a par ailleurs présenté début 2017 une offre de géolocalisation baptisée Spot'it, qui fonctionne sans le très gourmand en énergie GPS. Ce système localise les objets connectés grâce à la triangulation, une règle géométrique qui permet de déterminer la position d'un point donné en mesurant ses angles avec ceux de trois autres points (les antennes relais de Sigfox en l'occurrence) dont la localisation est connue. Ce nouveau service, qui a demandé au groupe deux ans de R&D, est notamment utile aux entreprises de logistique, qui veulent savoir si un colis est arrivé à destination.

Sigfox et Google

Sigfox a migré en février 2021 son infrastructure informatique vers Google Cloud afin de pouvoir traiter des milliards de messages chaque mois et développer de nouveaux services à valeur ajoutée. L'opérateur a en effet enregistré une croissance des messages reçus sur son réseau de l'ordre de 145% en 2020. Ce partenariat l'aidera ainsi à atteindre plus rapidement ses objectifs en termes de "massive IoT". "Google Cloud a été choisi comme pilier informatique du réseau 0G de Sigfox pour apporter une envergure, une fiabilité accrue ainsi qu'une conformité et une sécurité de premier ordre à la plateforme de Sigfox", justifie l'opérateur dans le communiqué de presse. Ce virage de Sigfox vers le cloud avait été annoncé par la société lors de son événement annuel Sigfox Connect en novembre 2020. "Avec ce partenariat, la technologie Google Cloud nous soutient dans notre stratégie pour devenir le leader mondial des solutions de suivi et de gestion des actifs très peu énergivores et à très faible coût", déclare Franck Siegel, directeur général adjoint de Sigfox.

En octobre 2021, Sigfox a signé un nouveau partenariat de taille dans l'asset tracking : le distributeur d'énergie SHV Energy (la maison-mère de Primagaz en France) déploie à l'échelle mondiale  avec Sigfox une solution de gestion du niveau des cuves de gaz de pétrole liquéfié (GPL). Des capteurs ont été mis en place sur des cuves en France, en Belgique et en Allemagne pour effectuer des relevés quotidiens de leur niveau de remplissage. Le grand avantage de l'IoT pour SHV Energy : pouvoir optimiser les itinéraires et les horaires de livraison, ce qui permet de réduire son empreinte carbone tout en améliorant la satisfaction de ses clients. "Le réseau 0G mondial de Sigfox a une fois de plus fait ses preuves en fournissant des solutions de connectivité avec un impact environnemental direct. Notre solution pour SHV Energy contribue à réduire les émissions de CO2, car la gestion à distance du niveau des cuves permet de diminuer le nombre de visites sur site pour ne conserver que celles qui sont essentielles", confirme dans un communiqué Ian Terblanche, senior vice president of global sales chez Sigfox. Au cours des trois prochaines années, 50 000 unités seront déployées dans le monde entier.

Sigfox et La Parisienne Assurance (Wakam)

La Parisienne Assurances (devenu Wakam en septembre 2020) a annoncé fin juin 2019, au Digital Insurance Agenda à Amsterdam, son partenariat avec Sigfox pour développer une offre axée sur la mobilité et s'appuyant sur les objets connectés. "Nous passons aujourd'hui à une nouvelle étape en générant nos propres triggers issus des capteurs IoT connectés à Sigfox, ce qui devrait nous ouvrir un marché potentiel de plusieurs milliards d'euros sur la mobilité, rien qu'en Europe", a affirmé Olivier Jaillon, chief enablement officer.

Les clients – les particuliers ou petites flottes d'entreprises – souscrivant à cette offre recevront un capteur à installer sur leur véhicule, auto, moto, trottinette électrique, etc. Cet objet connecté au réseau 0G de Sigfox sera équipé d'un accéléromètre pour permettre la détection des mouvements. Les données seront transmises à la plateforme de Wakam, inscrivant une transaction sécurisée dans sa blockchain privée. Le calcul de l'assurance sera ainsi basé sur un usage à la minute, à l'heure ou au kilomètre.

Fondation Sigfox

Sigfox a créé sa fondation en 2016 afin de mettre l'Internet des objets au service de l'humanitaire. Dirigée par Marion Moreau, ancienne rédactrice en chef de FrenchWeb, la fondation Sigfox s'engage notamment pour la préservation des rhinocéros en Afrique du Sud, où les capteurs Sigfox servent à localiser les animaux, mais aussi dans la détection des tremblements de terre au Mexique. 

Ludovic Le Moan

Ludovic Le Moan a cofondé Sigfox en 2009 avec la volonté d'accrocher le S de Sigfox à l'acronyme Gafa, qui désigne les quatre géants du net américain, Google, Apple, Facebook et Amazon. Pour faire de son entreprise une licorne, ce titulaire d'un CAP de tourneur-fraiseur essaye de déployer son réseau aussi vite que possible dans le monde. Epaulé par ses équipes, l'entrepreneur est parvenu à lever 150 millions d'euros lors de son dernier tour de table bouclé en novembre 2016. 

Mais Ludovic Le Moan n'est pas le seul artisan du succès de Sigfox. En 2009, il a cofondé ce qui n'était à l'époque qu'une start-up avec l'ingénieur Christophe Fourtet. Ce dernier a eu l'idée de créer un réseau ultra-bas débit pour les objets connectés en s'inspirant des systèmes ultra-narrow band utilisés pendant la Première guerre mondiale pour communiquer dans les sous-marins. Ludovic Le Moan a également convaincu Anne Lauvergeon, ex-patronne du géant du nucléaire Areva, de siéger à la tête du conseil d'administration de son groupe.

Le mercredi 17 février 2021, le conseil d'administration de Sigfox a annoncé la nomination à l'unanimité de Jeremy Prince en qualité de président-directeur général de Sigfox, à la place de Ludovic le Moan, qui quitte ses fonctions. Jeremy Prince occupait le poste de président de Sigfox USA depuis mars 2019 et fait partie du comité exécutif de Sigfox depuis qu'il a rejoint la société en tant que directeur de la stratégie en 2018. 

Ludovic Le Moan (photo) a cofondé Sigfox avec l'ingénieur Christophe Fourtet. © Sigfox
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Tue, 08 Feb 2022 18:28:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-de-l-iot/1195953-sigfox-abonnement-couverture-concurrents-20220208/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Reprise de Sigfox : au moins trois entreprises sur les rangs]]>https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509159-reprise-de-sigfox-au-moins-trois-candidats-sur-les-rangs/En redressement judiciaire, l'opérateur IoT français dispose de six mois pour trouver un acquéreur. Actility, Unabiz et Zekat ont confirmé au JDN s'intéresser au dossier. Les deux derniers tentent de fédérer plusieurs acteurs.]]>Qui va reprendre l'opérateur IoT français Sigfox ? Déjà trois candidats potentiels ont étudié le dossier depuis l'annonce, le 26 janvier dernier, pour avoir en mains toutes les informations financières et élaborer leurs stratégies pour se positionner. Car fin 2020, la dette de Sigfox dépassait les 150 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de près de 25 millions d'euros. D'autres entreprises suivent les évolutions.

Zekat veut relocaliser Sigfox

Le premier des trois candidats identifiés par le JDN est le groupe français Zekat, qui conçoit et produit des solutions de hautes technologies. "Le groupe Zekat est convaincu que ce dossier est majeur pour la souveraineté nationale autour des données. Le groupe est intéressé pour suivre ce dossier et participer au rebond de Sigfox et ainsi maintenir l'avance technologique et la dynamique de l'écosystème", nous explique l'entreprise.

Les trois entreprises appellent les acteurs français de l'IoT à participer, pour maintenir Sigfox dans la French Tech

Zekat, qui axe sa stratégie sur la multi-connectivité (l'une de ses dernières actualités est son partenariat avec Kinéis, ndlr), s'appuie sur la 0G pour faire communiquer plus de 50 000 devices en France. Il a par ailleurs annoncé en novembre dernier la création d'IoL (pour Internet of Logistics), sa nouvelle branche dédiée au secteur de la logistique, un segment sur lequel Sigfox a aussi mis l'accent. Zekat maîtrise la technologie 0G : il a présenté au CES 2022 sa stack réseau LPWAN permettant de façon dynamique de basculer d'un réseau LoRaWAN à Sigfox sur un même module.

Le groupe a commencé à réunir autour de lui d'autres acteurs souhaitant le suivre. "Nous cherchons d'autres acteurs pour travailler ensemble sur l'ouverture de la technologie et une évolution du positionnement de Sigfox", indique Ludovic de Nicolay, son directeur général, qui a déjà défini sa stratégie : en se reposant sur sa capacité industrielle, Sigfox pourra relocaliser en France et travailler sur les prochaines versions des antennes pour améliorer la qualité de service et la sécurité des transmissions radio.

Actility se fait discret

Zekat n'est pas le seul à s'être positionné sur le dossier. Le fournisseur français de services réseau IoT Actility a également confirmé au JDN s'être manifesté mais ne souhaite pas s'exprimer. Les candidats sont liés par un NDA. Actility, opérateur de réseaux privés LoRa, est familier des technologies LPWAN.

Unabiz cherche des partenaires

Unabiz, opérateur Sigfox en Asie, a également confirmé au JDN être partie prenante. Tout comme le Zekat, Unabiz cherche des partenaires pour avancer sur cette affaire. "Le dossier est sensible car il est question de brevets technologiques et de stratégie à l'international", confie Henri Bong, son cofondateur et PDG. L'avantage d'Unabiz est de maîtriser l'industrialisation des solutions Sigfox et d'opérer le réseau depuis 2016 (lire notre interview d'Henri Bong : "Sigfox ne disparaîtra pas").

Ces trois acteurs échangent également entre eux et appellent les acteurs français de l'IoT à participer, avec l'objectif de maintenir Sigfox dans l'écosystème de la French Tech.

Des grands groupes rassurent

D'après une partie-prenante à la procédure, plusieurs grands groupes suivent également le dossier. "Savoir qu'il y a des repreneurs potentiels est une excellente nouvelle. Cela rassure l'écosystème car nous n'avons pas de communication de la part de Sigfox, il y a pourtant une attente d'informations sur le sujet pour que l'on ait une visibilité", confie Maurice Zembra, président et cofondateur de Vertical M2M, un éditeur français de logiciel IoT.

Les potentiels candidats ont jusqu'à la fin du mois pour se manifester. Les administrateurs judiciaires ont initié un processus d'appel d'offres de reprise de l'entreprise, avec une date limite de dépôt des offres fixée au 25 février prochain, à 16 heures.

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Tue, 08 Feb 2022 18:07:18 +0100https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509159-reprise-de-sigfox-au-moins-trois-candidats-sur-les-rangs/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[En 2022, Leroy Merlin met un coup de projecteur sur l'éclairage connecté]]>https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509103-en-2022-leroy-merlin-met-un-coup-de-projecteur-sur-l-eclairage-connecte/L'enseigne française lance une gamme conséquentes d'ampoules connectées en marque propre Lexman pour son écosystème domotique Enki.]]>Leroy Merlin fait la lumière sur sa stratégie 2022 en matière d'objets connectés : l'éclairage connecté sera sa priorité. "Les retours que nous avons eu confirment que l'éclairage est le premier usage par lequel l'IoT pénètre dans l'habitat", justifie Laurent Glaser, directeur stratégie et prospective maison connectée chez Leroy Merlin. L'enseigne française annonce ainsi ce mardi 8 février la commercialisation dans ses magasins et sur son site de 14 nouvelles références d'ampoules connectées en Zigbee 3.0 et en Bluetooth au prix de 10,90 euros pièce, sous sa marque propre Lexman.

"Un client sur deux d'Enki a acheté une ampoule connectée"

Une "première phase de découverte" a été menée à partir d'octobre 2020, date à laquelle une première gamme de six ampoules connectées avait été commercialisée (lire notre article Leroy Merlin se lance dans la vente d'objets connectés sous sa marque). Le bilan en est concluant : "Un client sur deux d'Enki a acheté une ampoule connectée, nous n'avons aucun doute que l'éclairage connecté se développera massivement", assure Laurent Glaser. La raison : "La principale préoccupation des clients en magasin est de savoir s'ils doivent opter pour une lumière chaude ou froide selon les pièces. L'IoT répond à cette question puisque toutes les intensités peuvent être réglées, cela offre l'opportunité aux ampoules connectées d'être installées dans toutes les pièces", poursuit-il.

Un pilotage par zone ou groupe

Leroy Merlin avait engagé cette stratégie dès décembre 2021 en proposant sa box Enki Connect dédiée à l'éclairage. "Nous entrons avec la commercialisation de ces nouvelles ampoules dans une deuxième phase qui donnera de l'ampleur à la box Enki Connect", affirme Laurent Glaser, qui mise sur la diversité des formes et du design de ces nouvelles ampoules (rondes, allongées, en flammes, en verre ambré…) pour séduire les particuliers de tout âge. Les fonctions connectées procureront ensuite "un plus". Les développeurs d'Enki ont apporté un changement à l'application, la possibilité de piloter l'ensemble des lumières d'une pièce (par la fonctionnalité "zone") ou d'un "groupe" (plusieurs ampoules dans différentes pièces) en même temps, c'est-à-dire changer par exemple l'intensité ou le type de blanc en même temps.

La roadmap pour l'année sera d'élargir l'expérience utilisateur à divers usages. "Pour parvenir à une adoption en masse, il faut comprendre l'usage qui est fait de l'IoT, les fonctionnalités attendues", reconnaît Laurent Glaser. Leroy Merlin ira au-delà des ampoules, en développant d'autres offres concernant les systèmes d'éclairage. "Ce sera une prochaine étape pour les années futures", précise Laurent Glaser, sans en dire plus. On peut néanmoins imaginer de futurs interrupteurs connectés.. En attendant, Leroy Merlin prévoit courant 2022 l'internationalisation de ses ampoules connectées, en particulier dans les pays latins (Espagne, Portugal, Italie), où l'implantation des magasins est importante.

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Tue, 08 Feb 2022 08:30:03 +0100https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1509103-en-2022-leroy-merlin-met-un-coup-de-projecteur-sur-l-eclairage-connecte/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Marché de l'IoT en France : tous les chiffres]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-de-l-iot/1498593-marche-de-l-iot-tous-les-chiffres-en-france/Si la croissance du marché n'a pas été aussi importante qu'espérée ces dernières années, l'IoT est appelé à se développer dans tous les secteurs d'activité.]]>
Sommaire

Quel est le nombre d'objets connectés en France ?

A l'échelle mondiale, il y avait 12,3 milliards d'objets connectés fin 2021, selon le cabinet d'études de marché américain IoT Analytics. En connaître la part en France n'est pas une mince affaire. "Il n'y a pas de chiffre pour la France pour la simple raison que personne ne s'accorde sur la définition exacte d'objet connecté", analyse Aymeric Buthion, en charge du marketing et de l'animation territoriale au sein du groupe Caisse des Dépôts, qui a travaillé sur un rapport portant sur les réseaux IoT en zone peu dense.

L'IoT se pense davantage par segment d'activité. L'industrie, les utilities et la smart home sont les trois principaux marchés en France. Pour le JDN, Statista a synthétisé l'état du marché de l'IoT dans le BtoC.

 

Dans l'industrie, les compteurs communicants sont considérés comme l'objet connecté le plus déployé, puisque près de 60 millions d'appareils sont installés en France en 2021. L'électricité se digitalise le plus vite avec 33 553 736 compteurs Linky posés au 12 octobre 2021. "Sur les 25 millions de branchements de compteurs d'eau individuels en France, 60% sont communicants. Il s'en pose 1,5 million par an sur le marché français", précise Arnaud Heteau, directeur de publication du site monreseaudeau.fr.

La maintenance prédictive et l'asset tracking sont les deux applications les plus importantes dans l'IoT en France. Selon une étude OnePoll réalisée en février 2021 pour le fabricant allemand reichelt elektronik, 75% des décideurs français interrogés dans la tech ont recours à de la maintenance prédictive pour leur production et 44% de ceux qui n'utilisent pas la technologie prévoient de l'implémenter à partir de l'année prochaine.

Quels sont les réseaux les plus utilisés ?

Le choix du réseau IoT dépend de l'usage voulu. Ainsi, "il n'est pas nécessaire de connecter une VMC en Wifi, qui offre une large bande-passante, quand son usage basse consommation peut se faire en Zigbee", souligne Patrizio Piasentin, sales manager chez Silicon Labs (lire notre fiche Réseau IoT : quel protocole choisir pour ses objets connectés ?). Selon l'étude IoT Radar Market du cabinet de conseil BearingPoint, les réseaux LPWAN sont les plus utilisés en France en 2021, ils sont partie prenante de 60% des projets, suivis à 28% par les réseaux cellulaires. Mais la tendance est à la multi-connectivité, qui gagne deux points en 2021 par rapport à 2020, passant à 47% des projets. 

Pour la majorité des acteurs interrogés, le NB-IoT et la 5G vont développer davantage les applications IoT. "Il y a une attente de structuration du marché avec la 5G", assure Aymeric Buthion, de la Caisse des Dépôts. Selon les résultats de l'Arcep en février, le parc M2M (machine to machine) s'accroît en France, avec 22,4 millions d'unités au premier trimestre 2021, même si le taux de croissance est en chute libre en raison de la baisse d'activité liée à la crise sanitaire.

Comment se répartissent les plateformes IoT ?

Pour stocker et analyser les données remontées par les objets connectés, il est nécessaire de se doter d'une plateforme IoT. Plus de 620 plateformes existeraient dans le secteur selon IoT Report. Quelles sont les plus populaires sur le marché français ? "La réponse à cette question est très compliquée car la pénétration varie en fonction des couches logicielles. Une plateforme est un agrégat de plusieurs couches. Ainsi, sur la partie PaaS, Microsoft Azur et AWS dominent tandis que sur la sécurité, Thalès fournit la plateforme la plus répandue. Au final, les plateformes ne sont pas comparables entre elles car elles apportent des fonctions différentes, du device management à la sécurité, en passant par les applications analytiques", explique Ouassim Driouchi, senior manager chez Bearing Point. Selon l'IoT Market Radar de BearingPoint de 2020, quatre secteurs dominent dans le monde des plateformes : l'industrie, la smart city, l'énergie et les transports.

Quelle est la répartition des acteurs dans l'IoT ?

Selon le rapport de la Banque des territoires, la France comptait en 2019 près de 400 acteurs dans l'IoT. En Occitanie, ils sont près de 150 en 2021 (lire notre article : L'Occitanie, fer de lance de l'IoT en France). Là encore, leur nombre total varie en fonction de la définition retenue. BearingPoint en a repéré en 2021 plus de 450 dédiés à l'IoT et n'a retenu que les 200 les plus puissants sur leur  marché respectif pour établir leur positionnement.

Quelles formations pour l'IoT ?

Que ce soit auprès d'éditeurs comme Cartesiam, d'institutions comme la Caisse des dépôts ou de cabinets de recrutement comme Silkhom, le constat est le même : les entreprises manquent de compétences dans l'IoT. "Les entreprises recherchent des profils spécialisés data et web service car un certain nombre d'entre elles développent des plateformes Saas. Les candidats doivent également avoir des compétences en radio fréquence et en électronique. Mais le sujet qui gagne en importance est celui de la sécurité", commente Thibaut Kowalski, spécialiste IoT au sein du cabinet de recrutement Easy Partner. De plus en plus de formations voient ainsi le jour. Voici la liste des formations repérées par le JDN :

Où en sont les industriels dans leur projet IoT ?

Media dell'Arte a réalisé une étude sur les projets IoT en France, présentée au salon IoT World en octobre 2021, révélant que la plupart des initiatives en sont encore au stade du POC, malgré une volonté de passer à l'échelle.

La crise sanitaire du coronavirus puis la pénurie de composants ont marqué un frein aux déploiements des projets, de nombreuses entreprises choisissant de recentrer leurs investissements sur leurs priorités, mais elle a démontré la nécessité d'effectuer des actions à distance, notamment grâce aux actionneurs

Conséquence : la France accuse un retard dans l'adoption de l'IoT, selon les données d'Eurostat, présentées par Statista. Avec 22% des entreprises utilisant des objets connectés en 2021, la France fait moins bien que la moyenne de l'UE (29%).

Focus sur la sécurité

La sécurité est l'un des sujets phares de l'IoT. Elle concerne deux volets : 

  • Le marché de la sécurité : les professionnels tout comme le grand public sont friands de caméras connectées pour surveiller leurs biens. En France, selon Statista, le revenu du marché de la sécurité est passé de 92 à 156 millions d'euros entre 2017 en 2020 et devrait atteindre 378 millions d'euros en 2025.
  • La sécurisation des équipements : l'objet connecté le plus piraté est la caméra. Digital Security, le CERT dédié à la sécurité des objets connectés, rappelle que lors de sa toute première attaque en 2016, le botnet Mirai a affecté plus de 168 118 caméras connectées en France.

En cause, les caméras connectées les plus répandues sont généralement peu chères, avec des mots de passe par défaut non mis à jour et donc peu sécurisés. "Ce sont des équipements avec une bonne bande passante, ce qui les rend intéressants pour les attaques par déni de service", explique thomas, Gayet, directeur de Digital Security. "Les caméras ne sont plus des appareils avec seulement un flux d'images sortant mais comprennent aussi des commandes entrantes. Il faut les considérer comme des ordinateurs", ajoute de son côté Stéphane Reytan, directeur général de BlueTrusty, l'entité cybersécurité d'ITS Group.  

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Fri, 04 Feb 2022 15:11:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-de-l-iot/1498593-marche-de-l-iot-tous-les-chiffres-en-france/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Withings rachète l'application allemande 8Fit et s'oriente vers l'offre de services]]>https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1508573-withings-rachete-l-application-allemande-8fit-et-s-oriente-vers-l-offre-de-services/Pour le fabricant français de produits connectés de santé, cette acquisition marque le point d'entrée vers un accompagnement personnalisé des utilisateurs.]]>2022 marque pour Withings une nouvelle étape dans son développement. Le fabricant français d'objets connectés de santé annonce ce mercredi 2 février l'acquisition de l'application allemande 8Fit, qui propose des programmes sur le bien-être et la nutrition, pour un montant non dévoilé. L'objectif : développer auprès de ses utilisateurs un accompagnement personnalisé en santé. "Cette acquisition est la première brique pour bâtir les dix prochaines années", assure Mathieu Letombe, CEO de Withings. Une offre de service étoffée, commercialisée sous la forme de programmes sur abonnement, c'est la promesse de revenus récurrents pour le Français.

Les équipes vont travailler dès à présent sur le contenu de ces services, pour que les utilisateurs bénéficient d'une boucle complète d'analyse de leur santé : ces derniers obtiennent par les objets connectés des données sur leur état de santé. Avec 8Fit, ils auront accès à des conseils et des programmes et pourront suivre le fruit de leurs efforts via leurs appareils, par de nouvelles mesures. Par exemple, en fonction de leur poids mesuré par la balance connectée de Withings, les utilisateurs se verront proposer un programme nutritionnel et sportif dans le temps dont ils pourront observer les résultats. "Cette synergie est la plus évidente, nous prévoyons de renforcer le suivi de l'hypertension", indique Mathieu Letombe, qui fait également des maladies chroniques un axe fort.

Un bureau en Allemagne

L'atout de 8Fit pour la marque française ? Sa capacité à produire du contenu médical adapté aux objets connectés de Withings. "Nous avions identifié l'application en octobre 2021, nous avons une même vision et une couverture internationale qui nous rendent complémentaires", explique Mathieu Letombe. L'application 8Fit, créée en 2014, compte plus de 40 millions d'utilisateurs dans six pays.

Withings maintiendra les effectifs de 25 salariés de 8Fit dans leur site à Berlin. Un moyen d'avoir son premier bureau en Allemagne. Ce rachat intervient un mois après celui d'Impeto Medical, avec qui Withings a mis au point une nouvelle version de sa balance connectée, la Body Scan, dotée d'une poignée avec quatre électrodes pour réaliser un électrocardiogramme.

Withings dispose de cinq familles d'objets connectés – les montres, les balances, les tensiomètres, les thermomètres et le capteur de sommeil. L'entreprise française de 325 salariés prévoit de recruter en 2022 et d'investir plus de 30 millions d'euros au cours des trois prochaines années dans les services.

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Wed, 02 Feb 2022 09:00:04 +0100https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1508573-withings-rachete-l-application-allemande-8fit-et-s-oriente-vers-l-offre-de-services/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[2022, l'année des montres connectées pour MicroEJ]]>https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1508505-2022-l-annee-des-montres-connectees-pour-microej/Le fournisseur français de containers applicatifs va se développer dans différentes verticales, avec l'objectif de commercialiser sa solution à un milliard d'exemplaires en 2026.]]>Si vous pouvez régler différentes options sur votre thermostat connecté ou sur votre compteur communicant, c'est grâce au container d'applications, dont MicroEJ s'est fait spécialiste. L'entreprise nantaise, fournisseur de containers logiciels pour l'IoT, a déclaré à l'occasion du CES, début janvier, avoir dépassé les cent millions de containers applicatifs commercialisés. Et la croissance de l'entreprise n'est pas prête de s'arrêter : MicroEJ a annoncé plusieurs partenariats, avec le groupe SEB, l'éditeur français Bodet Software, l'opérateur Iridium, le fabricant de compteurs Landis+Gyr. Mais aussi avec Baracoda pour prendre en charge le protocole Bconnect dédié aux objets communicants de la salle de bain et accélérer son adoption par les fabricants. Maintenant que son produit MicroEJ Vee a fait ses preuves, MicroEJ prévoit d'axer en 2022 sa stratégie sur différentes verticales métier, à commencer par les montres connectées.

Et pour cause : le marché des montres connectées continue sa forte progression. Selon le cabinet Strategy Analytics, les expéditions mondiales de smartwatchs ont bondi de 47% en un an, pour atteindre 18 millions d'unités écoulées au deuxième trimestre 2021. L'Apple Watch est en tête, en détenant 52% de part de marché, suivie par les modèles de Samsung et Garmin, avec des parts de marché respectives de 11% et 8%. Les ventes des montres connectées d'entrée de gamme (Xiaomi, Realme, Oppo, etc.) ont pour leur part progressé de 547% en une année. Ce succès s'explique en partie par les usages proposés : certaines montres sont consacrées au sport, au fitness, d'autres à la santé et à la télésurveillance, ou encore aux enfants. Google et Facebook pourraient de leur côté lancer leur modèle dans l'année.

"Je ne peux pas encore dévoiler avec qui nous travaillons dans ce secteur mais une marque sur deux sera Powered by MicroEJ début 2023", affirme Fred Rivard, président de MicroEJ. Le cycle de production des montres connectées permet au dirigeant d'être aussi affirmatif : "Il faut beaucoup de temps pour commander les puces, construire les montres, etc. On sait à l'avance ce qui arrive sur le marché et MicroEJ est bien parti pour être le container applicatif dominant à court ou moyen terme dans ce secteur."

Ce qui séduit ces marques : la focalisation de MicroEJ sur la vitesse de mise en œuvre. "Notre mission est d'aider les ingénieurs à faire leurs applications logiciels métiers rapidement en utilisant au mieux le matériel." De nouveaux produits ou de nouvelles fonctionnalités peuvent être conçus "trois fois plus vite". Pour se renforcer dans le secteur des montres connectées, MicroEJ a développé des librairies dédiées.

L'IoT cellulaire pris en charge

Une puce dédiée a été conçue avec NXP pour garantir l'autonomie de la montre connectée. © MicroEJ

L'interface homme-machine a représenté le principal challenge auquel a dû faire face l'entreprise de 65 salariés. "Sur une montre, il a fallu adapter l'interface à un écran rond. Cela signifie qu'il faut permettre à l'ingénieur d'écrire en courbe et d'ajuster la police car le HTML ne fonctionne pas en courbe. Nos clients travaillent d'abord sur des simulateurs d'appareils, ce qui aide les designers à visualiser leurs projets", raconte Fred Rivard. Deuxième challenge à relever : le low power. MicroEJ a collaboré avec le fabricant NXP pour concevoir une puce dédiée aux montres connectées offrant 40 jours d'autonomie. Après un an et demi d'efforts, les deux partenaires prévoient d'en écouler plusieurs dizaines de millions d'unités.

Autre atout de la solution, la sécurité. Le container applicatif a le qualificatif d'environnement d'exécution de confiance (Trusted execution environment), qui garantit que le code et les données développés à l'intérieur sont protégés. Sa sémantique a été certifiée et plus de 35 000 tests de sécurité ont été effectués. "Si vous voulez rendre un objet connecté fiable et sécurisé, il faut y insérer un container d'applications pour que le coût de la sécurité soit économiquement viable", affirme Fred Rivard.

Après les montres connectées, MicroEJ se concentrera sur d'autres verticales, les thermostats et les gateway notamment. L'entreprise se développe par ailleurs dans l'IoT cellulaire. L'entreprise a signé avec tous les fabricants de puce cellulaire pour fonctionner dans les objets dotés de modules 4G/NB-IoT/LTE-M/5G. Autre évolution à venir : sa solution sera optimisée pour le silicium sur un processeur en 2023. Un moyen d'accentuer son aspect low power, puisque cette version divisera par cinq la quantité d'énergie nécessaire pour faire tourner les applications. Et d'adresser de nouveaux marchés, comme les FPGA. Le nouvel objectif de MicroEJ : atteindre le milliard de MicroEj Vee vendus en 2026.

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Mon, 31 Jan 2022 19:11:45 +0100https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1508505-2022-l-annee-des-montres-connectees-pour-microej/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Rachat de Sigfox : qui sont les principaux intéressés ?]]>https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1508457-rachat-de-sigfox-qui-sont-les-principaux-interesses/Les potentiels acquéreurs ont six mois pour se manifester et présenter un plan de reprise. Plusieurs profils d'entreprise sont possibles.]]>Placé en redressement judiciaire depuis le 26 janvier, le sort de Sigfox est suspendu à son potentiel rachat. Mais l'opérateur IoT ne devrait pas avoir de mal à recevoir des propositions. Sigfox est considéré comme un pionnier de l'IoT en France et les réseaux LPWAN, dont fait partie la 0G –la technologie de Sigfox, sont les plus utilisés en France en 2021, d'après l'étude IoT Radar Market du cabinet de conseil BearingPoint. Sans oublier que le redressement judiciaire est de nature à susciter les convoitises : "La procédure permet d'acquérir une entreprise généralement à un dixième de sa valeur", souligne Alexandre Diehl, avocat au sein du cabinet Lawint.

Un opérateur télécom

Différents profils d'acheteur pourraient se manifester. En premier lieu un opérateur télécom concurrent, qui bénéficierait d'une manière supplémentaire de fournir de la connectivité. "L'enjeu pour eux est triple : cela leur permettrait de récupérer les parts de marché de Sigfox, d'étendre leur connectivité mais aussi de s'ouvrir à l'international, puisque Sigfox a réussi à construire un réseau unique dans 75 pays", met en avant Mohamed Najihi, consultant chez le cabinet de conseil Wavestone. Un avis partagé par Ouassim Driouchi, son homologue chez BearingPoint, qui nuance néanmoins : "Les opérateurs ont déjà beaucoup investi sur LoRa, la 5G et la fibre optique. Racheter Sigfox n'est certainement pas leur priorité première, étant donné les capex déjà investis sur les autres réseaux."

Un opérateur Sigfox

Autres candidats possibles au rachat : les opérateurs Sigfox. L'opération leur permettrait de conserver la mainmise sur la technologie. Ces derniers ont investi sur leur propre réseau Sigfox et ont des clauses de continuité de service. Unabiz par exemple, opérateur Sigfox en Asie, a indiqué au JDN suivre de près l'évolution de la procédure (lire notre interview "Sigfox ne disparaîtra pas").

Un opérateur réseau spécialisé

Les opérateurs de réseau spécialisés (dans les réseaux privés ou le satellitaire) représentent également des profils probables. "Leur forte croissance et les rachats qu'ils ont l'habitude d'effectuer les positionnent car plus ils seront conséquents, plus ils pourront faire des économies d'échelle. Sigfox représente un actif réseau dont ils peuvent profiter", analyse Ouassim Driouchi, chez BearingPoint. Eutelsat a travaillé avec Sigfox pour coupler les réseaux IoT terrestres et satellitaires.

Un industriel

De son côté, Mohamed Najihi, chez Wavestone, avance la possibilité d'industriels qui ont déployé des services autour de la 0G. Un rachat les conduirait à sécuriser leurs projets tout en pouvant récupérer de la donnée pour de prochaines offres. Pour rappel, Michelin par exemple avait créé une joint-venture avec Sigfox, Safecube, sur la logistique (lire notre article Sigfox et Michelin créent une joint-venture dédiée au transport intermodal).

Une ESN

Dernière hypothèse avancée : dans le cas où l'activité de Sigfox serait partagée entre le réseau et les services, de grosses ESN ayant des services IoT pourraient y voir le moyen de proposer une brique supplémentaire de services. On pourrait citer par exemple HubOne, qui a noué des partenariats avec Objenious et Editag pour profiter dans ses projets des réseaux LoRaWAN et RFID. Sigfox serait une corde de plus à son arc. "Le modèle économique ne peut pas perdurer, s'il y a un repreneur, ce sera parce qu'il y trouve un intérêt autrement", estime Alain Staron, fondateur d'Artifeel, une start-up française positionnée dans le domaine de l'alarme avec un dispositif connecté à base d'IA, qui a fait le choix du cellulaire plutôt que de la 0G.

Quel que soit le candidat, pour se manifester, "il lui faudra les fonds nécessaires sur le long-terme, et un réseau lui donnant accès à l'approvisionnement de semi-conducteurs dans le contexte de pénurie, deux éléments qui ont fait défaut chez Sigfox", précise Mohamed Najihi. L'étape suivante : préparer dans le cadre de la reprise un plan de trésorerie sur trois ans et une garantie de maintien de l'emploi. "L'intéressé devra payer les charges sociales et s'engager à garder le plus de salariés possibles, ce sera un critère essentiel du juge", indique Alexandre Diehl. Sigfox emploie 250 salariés, dont 175 en France. En attendant le verdict, l'activité se poursuit pour eux sans changement, sous la tutelle du juge du tribunal de commerce de Toulouse.

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Fri, 28 Jan 2022 17:53:09 +0100https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1508457-rachat-de-sigfox-qui-sont-les-principaux-interesses/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Henri Bong (Unabiz) : "Sigfox ne disparaîtra pas"]]>https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1508403-henri-bong-unabiz/Opérateur Sigfox en Asie, Unabiz rassure les clients : son entreprise ne laissera pas tomber Sigfox et la technologie, qui pourra toujours être opérée en France et dans le monde.]]>
Henri Bong, CEO d'Unabiz. © Unabiz

JDN. Comment avez-vous réagi en apprenant le redressement judiciaire de Sigfox ?

Henri Bong. Nous étions au courant des problèmes financiers de Sigfox depuis un moment, ce n'est pas nouveau pour nous. On s'y attendait en quelque sorte, cela ne nous choque pas. Le contexte – entre la crise sanitaire et la pénurie de composants – n'a pas aidé. Nous avons averti nos clients, au Japon, en Australie et dans une vingtaine d'autres pays que Sigfox était en redressement et cherche un acquéreur car Unabiz est le premier ou deuxième client de Sigfox en termes de volume.

"Même si le réseau est propriétaire, il ne s'agit pas d'une seule entreprise"

Quel est votre message auprès des clients finaux de la 0G ?

Il n'y a pas d'inquiétude à avoir. La technologie est de très bonne qualité, les services sont maintenus, il y aura une continuité de l'activité pendant les six mois d'observation. Ce qu'il faut garder à l'esprit, c'est que Sigfox ne peut pas disparaître. Même si le réseau est propriétaire, il ne s'agit pas d'une seule entreprise. Le business modèle a été créé dès le départ de manière décentralisée. Sigfox gère le protocole radio et le back-end, c'est-à-dire le service cloud derrière, mais le réseau est divisé dans les 75 pays couverts par les Sigfox opérateurs, dont fait partie Unabiz. Chaque opérateur est indépendant, propriétaire de son réseau. On a investi dedans, le réseau 0G continuera de fonctionner, on ne compte pas le laisser tomber. On parle beaucoup dans les médias des quelque 300 millions d'euros investis par Sigfox, mais les opérateurs ont aussi investi dans l'infrastructure. Et dans le cas où Sigfox France s'arrêterait, les Sigfox opérateurs ont la possibilité technique de reprendre le réseau français. Nous avons des clauses de continuité de services avec Sigfox qui nous permettent de récupérer les messages du réseau et de les envoyer à n'importe quel back-end si Sigfox décidait de ne plus proposer ce service. Nous et nos clients sommes donc protégés. Nous attendons juste de savoir qui va être le repreneur.

"Nous avons des clauses de continuité de services avec Sigfox"

Qui peut racheter Sigfox ?

Il est encore trop tôt pour répondre à cette question, la reprise dépendra des observations pendant ces six prochains mois. Mais cela représente une opportunité, Sigfox est très attractif et a une position de pionnier. Les concurrents vont aussi être intéressés car les brevets de Sigfox sont dans la bande étroite UNB. Tous les Sigfox opérateurs suivent le dossier. Unabiz suit aussi les évolutions de très près pour aider autant qu'elle le pourra Sigfox.

"Sigfox avait atteint une certaine limite et cette annonce permet de repartir à zéro"

Comment envisagez-vous la suite ?

Je vois cette annonce comme une opportunité de rebondir. Sigfox avait atteint une certaine limite et cette annonce permet de repartir à zéro avec la technologie la plus optimisée dans le monde du LPWAN et un réseau déployé. Nous sommes organisés pour discuter de manière unie avec Sigfox, des acquéreurs et une trentaine de membres dans le cadre d'une association, les Nations Unies de la 0G (OGUN) depuis près de trois ans pour se mettre d'accord sur la continuité et optimiser nos services. Je pense par ailleurs que tous les réseaux LPWAN doivent s'unifier. Sigfox, LoRa, et tous les autres réseaux en basse fréquence devraient travailler ensemble car nous utilisons les mêmes antennes et bandes de fréquence. Peut-être que le redressement judiciaire de Sigfox accélèrera cette convergence. 

Henri Bong est PDG d'UnaBiz, le premier fournisseur de services IoT massif dont le siège est à Singapour. Il dirige une équipe de 90 employés de Singapour, de Taïwan, de France et du Japon pour apporter des solutions IoT abordables et optimisées afin d'accélérer la transformation numérique de l'entreprise. Avant de fonder UnaBiz, Henri Bong était directeur du développement commercial et des ventes chez Sigfox en Asie. Avec plus de dix ans d'expérience en tant que conseiller commercial senior dans le commerce français. Commissionné en Chine et à Singapour, il a joué un rôle clé dans l'exportation des technologies françaises en Asie - il a été l'inaugurateur des premiers French Singapore Innovation Days en 2010.

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Thu, 27 Jan 2022 14:23:55 +0100https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1508403-henri-bong-unabiz/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Sigfox en redressement judiciaire : les partenaires confiants mais prudents]]>https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1508391-sigfox-place-en-redressement-judiciaire-un-choc-pour-ses-partenaires/L'opérateur IoT a six mois pour trouver de nouveaux acquéreurs. Ce dont l'écosystème dit ne pas douter... tout en déconseillant de se lancer avec sa technologie.]]>[Mis à jour le 27 janvier à 12h43] L'annonce du redressement judiciaire le 26 janvier de Sigfox a représenté un coup de massue dans le secteur de l'IoT. "C'était prévisible depuis un moment mais l'annonce reste un choc car Sigfox est la société qui a ouvert les portes à l'IoT en France, c'est une boîte qui faisait rêver et tous les clients en étaient satisfaits", témoigne Vincent Bulot, CEO du distributeur français EBDS Wireless & Antennas. 

"Sigfox a ouvert les portes à l'IoT en France, c'est une boîte qui faisait rêver"

Au-delà des raisons évoquées ci-dessous par Sigfox, justifiant la procédure de redressement judiciaire, beaucoup d'acteurs regrettent de "mauvais choix stratégiques". Les problèmes de management avaient déjà été mis en avant lors du départ du CEO de Sigfox, Ludovic le Moan, il y a un an (lire notre article 2021, un nouveau tournant dans l'histoire de Sigfox). Vincent Bulot cite pour sa part le manque de commerciaux : "Vu de l'extérieur, il n'y avait pas d'équipe opérationnelle sur le terrain pour conquérir davantage de part de marché." 

"Nous ne pouvons pas conseiller aux nouveaux clients de parier sur la technologie"

Le risque pour les clients est que le réseau s'arrête si aucun repreneur ne se manifeste dans les six mois. Une situation qui s'avèrerait catastrophique pour les millions de capteurs et compteurs communicants équipés, qui seraient alors inopérants. "Nous gardons espoir mais, ces six prochains mois, nous ne pouvons pas conseiller aux nouveaux clients de parier sur la technologie", regrette Yannis Cottard, PDG du fabricant Altyor. Pour la création de son bijou connecté, la fondatrice de MyEli avait de son côté déjà été mise en garde contre l'usage du réseau Sigfox.

"Les projets au stade du passage à l'échelle risquent pour leur part de rester à l'état de POC, le temps de valider le choix d'une connectivité de substitution. Ce qui ajouterait au mieux des semaines  de travail supplémentaires, et au pire de la reconception de produit", analyse Philippe Grange, fondateur du think tank GR-IoT et de l'étude Révélation IoT 360, qui met en avant la multi-connectivité pour offrir un surcroit de couverture en cas de défaillance d'un opérateur.

"Nous sommes confiants dans le fait qu'il y aura un repreneur"

Si les acteurs contactés s'interrogent sur ce qui va se passer, tous restent optimistes. "Nous sommes confiants dans le fait qu'il y aura un repreneur", assure Yannis Cottard. "Des solutions vont sans doute être mises en œuvre par Sigfox et ses partenaires pour éviter tout désagréments aux clients. Le marché de l'IoT reste prometteur", conclut Philippe Grange. 

Rappel des faits : A la demande de son directeur général, Sigfox et sa filiale Sigfox France, opérateur du réseau IoT en France, sont placés en redressement judiciaire. Le tribunal de commerce de Toulouse a ouvert ce mercredi 26 janvier une procédure. Une période d'observation de six mois doit permettre d'identifier, grâce à la mise en œuvre d'un plan de cession, de nouveaux acquéreurs ayant la capacité d'œuvrer pour le développement à long-terme de Sigfox et de proposer un maintien des emplois. 

"La décision de placer Sigfox sous la protection de la Justice s'est imposée, malgré le soutien efficace des actionnaires, en raison d'un cycle d'adoption moins rapide que prévu de sa technologie, fait savoir l'entreprise dans un communiqué. En outre, le secteur de l'IoT a été marqué par la crise de la Covid-19 qui a ralenti l'activité sur les deux dernières années, et un marché des composants électroniques en pénurie depuis plusieurs mois. Ces facteurs ont lourdement pesé sur la situation financière de l'entreprise et en particulier sur son niveau d'endettement, qui rend aujourd'hui difficile l'accélération du développement de Sigfox et de sa technologie mondialement reconnue dans un marché de plus en plus compétitif."

Cette procédure permettra au groupe Sigfox de poursuivre ses activités commerciales et de continuer à répondre aux besoins de ses clients. Sigfox traite quotidiennement près de 80 millions de messages générés par 20 millions d'objets enregistrés. 5 000 clients se sont d'ores et déjà engagés sur le déploiement de près de 50 millions d'objets connectés. L'opérateur avait annoncé début janvier se lancer dans le développement de son premier module d'energy harvesting en partenariat avec HT Micron, un fournisseur de solutions de semi-conducteurs avancées, et Nowi, une société de semi-conducteurs basée aux Pays-Bas.

Sollicité par le JDN, le PDG Jeremy Prince n'a pas souhaité répondre à nos questions dans l'immédiat. Nous l'avions interrogé en juin dernier sur ses priorités.

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Thu, 27 Jan 2022 12:43:00 +0100https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1508391-sigfox-place-en-redressement-judiciaire-un-choc-pour-ses-partenaires/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Starlink : zoom sur l'alternative à l'ADSL d'Elon Musk]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-du-webmastering/1498265-starlink-zoom-sur-l-alternative-a-l-adsl-d-elon-musk-20220127/[STARLINK] Avec son offre d'Internet spatial, SpaceX veut offrir dans les zones blanches une connexion avec un débit allant jusqu'à 150 mégabits par seconde. La couverture en France reste néanmoins compromise.]]>
Sommaire

Starlink est le projet d'Internet spatial de l'entrepreneur milliardaire Elon Musk. Géré par son entreprise aérospatiale commerciale SpaceX, Starlink vise à fournir une connexion Internet haut débit à travers le monde grâce à une constellation de 42 000 satellites placés en orbite basse d'ici 2027. Les lancements s'effectuent graduellement. En février 2018, deux prototypes de satellites ont été lancés et, depuis, les satellites sont mis en orbite par lots de soixante. 26 lancements ont été effectués au total entre le début du projet et mai 2021, soit 1 500 satellites déployés à 550 kilomètres au-dessus de la Terre. Avec ce projet annoncé en 2015, Elon Musk entend mailler le ciel afin d'offrir un accès à Internet rapide (jusqu'à 1Gb/s) à faible latence (moins de 20m/s), en particulier aux déserts numériques. Sur l'offre d'Internet satellitaire, Starlink va devoir faire face à la concurrence de Kuiper, le projet à venir de Jeff Bezos, et ses 3 200 satellites. Le fondateur d'Amazon n'est pas le seul concurrent : le projet anglais OneWeb a déjà été lancé et Facebook a aussi annoncé son ambition dans ce domaine. 

L'offre Starlink est disponible en France en version bêta depuis mai 2021. Pour y accéder, les intéressés doivent s'inscrire au service sur le site de Starlink, indiquer leur adresse (qui ne pourra pas être modifiée) et commander une petite parabole avec trépied à installer à leur domicile dans une zone dégagée.

La qualité de réception dépend de stations relais. Une seule installation a pour l'heure été autorisée en France à Villenave d'Ornon, en Gironde. En France, trois sites devaient à l'origine accueillir les stations du service d'accès Internet à haut débit par satellite. Le projet d'Elon Musk prévoyait l'installation de neuf antennes à Saint-Senier-de-Beuvron (Manche), ainsi qu'à Gravelines (Nord), pour fournir sa connectivité spatiale. L'Arcep a confirmé leur abandon.

Le 18 février 2021, l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) a attribué des autorisations de fréquences au service. Pour fournir une connectivité directe aux utilisateurs sur leurs terminaux, Starlink doit utiliser les fréquences des bandes 10,95-12,70 GHz pour transmettre un signal de l'espace vers la Terre et la bande 14-14,5 GHz pour faire le chemin inverse. Vers ses passerelles Starlink pour une connectivité par relais, les bandes de fréquence 17,8 à 19,3 GHz (sens espace vers Terre) et 27,5 à 30 GHz (sens Terre vers espace) sont utilisées.

Pour se connecter au réseau Starlink, l'utilisateur doit acquérir le kit. Les Français doivent dans un premier temps verser un acompte de 99 euros sur le site, correspondant à l'abonnement. Le matériel est quant à lui facturé à 499 euros, et son expédition à 71 euros.

SpaceX promet un débit compris entre 50 et 150 mégabits par seconde, bien au-delà du seuil de 30 Mbits/s nécessaire pour basculer dans la catégorie du très haut débit en France.

En France, le média Les Numériques a réalisé "19 tests sur trois jours à différents moments de la journée qui ont abouti à un débit de 184 Mb/s environ en débit descendant".

Il y a plus de 1 800 satellites Starlink déployés à 550 kilomètres en orbite au-dessus de la Terre. SpaceX a déclaré le 6 janvier 2022 que son service Internet par satellite Starlink totalise plus de 145 000 clients à travers 25 pays dans le monde.  L'entreprise d'Elon Musk a déclaré que la croissance des utilisateurs de Starlink avait ralenti à cause de pénuries de silicium qui avaient retardé la production et impacté les commandes.

Chaque satellite du Starlink ne pèse que 260 kilogrammes. Leur forme plate permet d'en placer 60 à l'intérieur d'une des fusées Falcon 9 de SpaceX pour les mettre en orbite. Chaque satellite comprend un panneau solaire pour son alimentation, quatre antennes pour les transmissions Internet, des lasers qui les relient à quatre autres satellites en orbite et des propulseurs ioniques qui utilisent du gaz krypton pour les maintenir en orbite.

Pour se connecter au réseau terrestre, le réseau Starlink a besoin de stations relais au sol. Equipées de dômes électriques et de grandes antennes, ces dernières s'appuieront en France sur des bandes de fréquence de 10,95-12,70 GHz pour transmettre un signal de l'espace vers la Terre et de 14-14,5 GHz pour faire le chemin inverse depuis les terminaux des utilisateurs.

Les utilisateurs doivent de leur côté disposer d'un kit comprenant une parabole, un trépied pour fixer cette dernière et un routeur pour le traitement des données et le partage de la connexion. Ce kit Starlink est commercialisé au prix de 499 euros.

Avis aux astronomes amateurs, les satellites sont visibles à l'œil nu dans le ciel à certains horaires. Le site Find Starlink permet de consulter les moments de visibilité des satellites en fonction de sa position. Lors des lancements, il est également possible de voir une succession de petits points lumineux formant une longue traînée blanche.

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Thu, 27 Jan 2022 10:09:00 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-du-webmastering/1498265-starlink-zoom-sur-l-alternative-a-l-adsl-d-elon-musk-20220127/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Antoine Maisonneuve (OBS) : "Orange vise des déploiements nationaux pour son projet blockchain"]]>https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1508329-orange-vise-des-deploiements-nationaux-pour-son-projet-blockchain/La fin d'un projet pilote en Pologne permet à OBS d'étudier comment associer à grande échelle la technologie IoT à une blockchain. Entretien avec son responsable du programme.]]>
Antoine Maisonneuve, responsable du programme Blockchain d’Orange Business Services. © OBS

JDN. Vous terminez le pilote de votre projet de carte SIM blockchain IoT en Pologne. Pouvez-vous en rappeler le concept, ses résultats et son intérêt ?

Antoine Maisonneuve. L'objectif du projet est d'utiliser la blockchain pour authentifier des personnes via leur objet connecté et de leur autoriser des accès avec des clés virtuelles. L'usage le plus pertinent est, dans la smart city, l'ouverture à distance de portes d'immeubles ou de parkings pour accéder à des zones sécurisées – comme des aéroports – en utilisant une authentification par la carte SIM. Par exemple, des véhicules de secours pourront intervenir plus rapidement à l'aide de cette carte SIM, qui ouvrira les barrières de sécurité au moment où ils approcheront.

Dans le mécanisme, on ne va pas seulement vérifier la clé ouvrant la porte, mais aussi l'identité de la personne, si elle a les bonnes autorisations, etc. La rencontre du directeur de l'Orange Lab en Pologne avec le fondateur de la start-up Smartkey a mené au lancement du pilote dans ce pays en avril 2021. Le projet prévoit un déploiement de deux millions de cartes SIM à travers 80 villes. Les résultats du pilote sont pour l'heure très concluants, nous étudions désormais comment coupler cette expérimentation avec nos offres IoT, en France et en Europe.

Qu'est-ce qui vous a poussé à travailler sur ce sujet ?

Nous explorons avec des start-up en innovation et recherche différents projets autour de la blockchain depuis quatre à cinq ans. Avec un but : trouver où OBS peut se positionner sur la blockchain et où cela fait sens pour nos clients. La blockchain représente un réseau d'échange de preuves. Couplée à de l'IoT, elle permet d'identifier les objets connectés de façon sécurisée, de résoudre les problématiques d'accès à ces objets et de certifier que les données transmises proviennent bien de l'objet en question.

Peu de projets ont encore été développés. Quelles sont les difficultés qui l'expliquent ?

Quand on recourt à la blockchain, il faut stocker les clés privées d'accès à la blockchain qui identifie son compte. Pour les personnes physiques, on peut le faire avec un dongle. Quand on parle d'objets connectés, il faut travailler sur la notion d'identité des objets. Il est très important de développer ce concept dans le futur car aujourd'hui, c'est très compliqué de leur donner une importance légale. Dans tout projet blockchain, on a besoin d'identifier et de rattacher un objet à une personne morale qui a une identité sur la blockchain pour s'inscrire dans un cadre de transactions entre deux personnes morales. Orange associe un objet connecté à son porteur et utilise une carte SIM et un secure element pour stocker ces clés privées d'accès afin d'authentifier les objets.

Avez-vous dû faire face à d'autres challenges ?

L'enjeu est de bien choisir le réseau blockchain que l'on utilise. Celles créées pour gérer les cryptomonnaies comme le Bitcoin ou l'Ether sont mises en avant. Cela masque la diversité des autres blockchains. Orange vise avec ce projet des déploiements nationaux, il nous faut donc une blockchain nationale, conçues avec des partenariats public-privé pour être capable de manipuler de vraies identités de personnes morales reconnues légalement. Les Espagnols et les Allemands ont leur blockchain nationale. A l'international, huit blockchains nationales sont en cours de déploiement. En France, nous commençons juste à travailler avec une vingtaine d'industriels sur un projet capable d'interconnecter des centaines d'entreprises et d'administration pour s'échanger des informations, dont des preuves d'identité. Il nous faut ces réseaux en place pour déployer des offres IoT. Cela va prendre encore du temps mais à partir de là, on pourra envisager des projets à grande échelle en France. Nous travaillons en parallèle sur la future blockchain européenne, l'EBSI (European Blockchain System Infrastructure, ndlr) capable de s'interconnecter avec les blockchains nationales déployées dans les années à venir.

Quels sont les éléments indispensables à la mise en place d'un projet de blockchain IoT ?

Il faut une carte SIM dédiée pour communiquer en temps réel. Celle-ci doit contenir un secure element physique et non logiciel, permettant de stocker les clés d'accès à la blockchain associées à l'identité de l'objet et de son propriétaire. La carte SIM développée par Orange fonctionne sur tous les réseaux IoT cellulaires et LoRa. Elle ne coûte que quelques euros de plus qu'une carte SIM traditionnelle. Il faut ensuite que l'IoT soit capable d'interagir avec la blockchain, cela suppose des développements sur la plateforme IoT. Pour le moment, seuls des travaux ont été menés par Orange en recherche, ces modifications ne sont pas encore en production sur notre plateforme LiveObjects mais font partie de nos futures roadmaps. A la GSMA, il y a des ateliers de certification travaillant sur l'implémentation de ces fonctionnalités sur les cartes eSIM.

Au-delà de l'expérimentation en Pologne, avez-vous d'autres projets en cours ?

Nous travaillons en France avec des acteurs du transport pour déterminer si on peut déployer des objets connectés sur notre plateforme IoT LiveObjects en blockchain. De même, les industriels de l'énergie ont besoin de donner accès à des sous-traitants à une éolienne ou à un chantier de déploiement de la fibre par exemple. Or, ils rencontrent souvent des problèmes de casse dans les armoires de raccordement. La blockchain couplée à l'IoT permettrait de n'envoyer une clé virtuelle qu'à la personne qui doit intervenir et de tracer son intervention. Cela induit une notion de responsabilité sur qui est intervenu dans le bâtiment. Dernier exemple, nous étudions un projet dans l'agriculture dont le but est de gérer le flux de données des équipements connectés et de leur donner un titre de propriété.

Qu'en est-il des applications grand public ?

Nous en avons étudié la faisabilité mais cela demanderait de renouveler tout le parc de carte SIM. Les usages actuels ne justifient pas un déploiement massif auprès du grand public. Les usages développés demeurent pour le moment axés sur le BtoB.

Ingénieur, avec une carrière débutée dans la digitalisation puis l'intrapreneuriat, Antoine Maisonneuve est depuis 2 ans en charge d'identifier et de développer les usages pertinents de la blockchain pour les clients d'OBS, notamment les sujets identité, supply chain, IOT et micro-contractualisation.

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Tue, 25 Jan 2022 15:24:54 +0100https://www.journaldunet.com/ebusiness/internet-mobile/1508329-orange-vise-des-deploiements-nationaux-pour-son-projet-blockchain/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN
<![CDATA[Casque VR/AR d'Apple : que peut-on attendre ?]]>https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-de-l-iot/1508323-casque-vr-ar-d-apple-que-peut-on-attendre-de-ce-nouveau-produit/La marque à la pomme lancerait en 2023 son premier casque de réalité mixte. Son défi : intégrer toute la puissance d'un Mac dans un wearable sans fil.]]>
Sommaire

Qu'est-ce que le casque VR/AR d'Apple ?

Apple préparerait son premier un casque de réalité mixte (mêlant réalité virtuelle et augmentée) pour le grand public. Différentes rumeurs circulent sur Internet à son égard mais la marque, dont les équipes travailleraient sur ce projet depuis 2015, n'a encore rien dévoilé. Ce nouveau produit servirait à trois principaux usages : la communication, les jeux vidéo et la consultation de médias.

Ses fonctionnalités de réalité mixte sont encore inconnues. "La tendance avec la réalité mixte est de permettre à l'utilisateur, quand il est immergé dans un environnement virtuel, d'ouvrir une fenêtre pour voir son environnement réel, comme dans l'Oculus Quest de Meta. Mais rien n'indique que c'est une fonctionnalité développée par Apple", analyse Eric Chevallet, head of immersive lab chez le cabinet de conseil BearingPoint.

Quel prix pour le nouveau casque VR/AR ?

Selon Eric Chevallet, il ne fait aucun doute que ce casque sera un produit haut de gamme. Son prix ne serait pas inférieur à 2 000 dollars, selon l'analyste Ming-Chi Kuo, spécialiste d'Apple. Dans son coût, le produit d'Apple se rapproche ainsi davantage d'un casque HoloLens de Microsoft que d'un Oculus Quest 2 de Meta, au tarif de 349 euros. "Apple mise sur sa communauté pour parvenir à commercialiser ce produit. Le marché s'attend à ce que le casque soit un produit Apple, différents des offres concurrentes", souligne Eric Chevallet.

Quelle date de sortie pour le casque d'Apple ?

Il ne faut pas s'attendre à une sortie du produit sur le marché avant 2023. Apple rencontrerait plusieurs problèmes de conception, notamment lié à la surchauffe de l'appareil. "La réalité virtuelle est très consommatrice de carte graphique. Sur un PC, on se rend bien compte pendant un jeu que le système chauffe et que les ventilateurs fonctionnent. Or, dans le cas d'un casque, il faut éviter la surchauffe, car cela se passe sur la tête de l'utilisateur", souligne Eric Chevallet. La pénurie de composants fait peser une autre inconnue dans la balance.

Quel poids pour le casque VR/AR ?

Toujours selon les informations de l'analyste Ming-Chi Kuo, le premier casque de réalité virtuelle d'Apple serait bien plus léger que ses principaux concurrents, avec un poids compris entre 300 et 400 grammes contre 503 grammes pour l'Oculus Quest 2 et 600 grammes pour le PlayStation VR. "Ce critère est essentiel pour le confort et éviter la fatigue. Apple va devoir trouver des compromis entre la légèreté et l'installation des équipements (batteries, cartes graphiques, caméras)", met en avant Eric Chevallet. Le casque VR/AR d'Apple compterait au moins 15 caméras. "La réalité mixte est rendue possible par les caméras : il en faut au moins cinq pour réaliser le jumeau numérique de la main de l'utilisateur, permettant les interactions à mains nues avec les hologrammes. Ces interactions sont un facteur essentiel d'adoption", a expliqué lors d'un événement organisé par PTC Othman Chiheb, product marketing lead chez Microsoft pour la réalité mixte HoloLens.

Quelle innovation représente le casque d'Apple ?

L'innovation d'Apple serait de parvenir à miniaturiser ces fonctions nécessitant la puissance d'un Mac dans un casque sans fil. Le casque supportera deux processeurs, dont "l'un d'eux serait équivalent au très performant M1 Pro qui se trouvent dans les MacBook Pro 14", d'après Ming-Chi Kuo.

Quel impact pour les consommateurs ?

Chez BearingPoint, la conviction est que la réalité virtuelle et le concept de métaverse va mener à une transformation des habitudes, au travail, dans les modes de consommation et dans les interactions. "Dans le retail, il ne sera plus nécessaire d'aller en magasin et d'attendre qu'un vendeur soit disponible pour avoir des informations avant de passer commande. De chez soi, on pourra voir via réalité virtuelle les produits, en comparer les informations sur Internet dans son casque, se connecter à un vendeur pour échanger et commander en ligne", raconte Eric Chevallet, persuadé que cela va changer l'expérience client quand les Français seront équipés. Un mouvement qui ne prendrait selon lui que deux à trois ans. "La technologie est mature et Meta, par le prix de ses Oculus, démocratise le marché. L'utilisateur de casques de réalité virtuelle peut rapidement entrer dans les mœurs."

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Mon, 24 Jan 2022 16:49:36 +0100https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-de-l-iot/1508323-casque-vr-ar-d-apple-que-peut-on-attendre-de-ce-nouveau-produit/C&eacute;lia Garcia-MonteroJDN